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ActualitéETOUDI (1) : LE REVE DU 14 JUILLET S’ELOIGNE-T-IL DEFINITIVEMENT POUR PAUL BIYA…Selon des informations confidentielles, non infirmées par des sources diplomatiques françaises, le rêve du président de la République du Cameroun d’effectuer, très prochainement, une visite officielle en France, aux fins d’assister notamment aux festivités marquant la célébration de la Fête nationale française, le 14 juillet 2009, en qualité “ d’invité spécial ” du président français, s’amenuiserait au jour le jour. La Nouvelle Expression/ Mercredi 10 juin 2009 Visiblement, Nicolas Paul Stéphane Sarkozy, qui a “ promis d’inaugurer une nouvelle ère des relations franco-africaines ”, ne souhaiterait pas toujours “ associer ” en première ligne les présidents non membres de l’Union européenne à ce type de manifestation. Toutefois, tant que le chef de l’exécutif camerounais ne serait pas encore notifié de la date exacte de cette visite, le lobbying va se poursuivre. C’est la raison pour laquelle l’on continue d’affirmer, dans son entourage, qu’il est possible que le locataire d’Etoudi vive en direct la parade militaire depuis les champs Elysées. Dans tous les cas, relève un proche du président de la République, Paul Biya n’en ferait pas une fixation, encore qu’une telle présence pourrait plutôt occulter d’autres éléments, y compris protocolaires, tente-t-on de se montrer convaincant. Pendant que l’on semble se perdre en conjectures, des sources introduites, proches du Quai d’Orsay, le ministère français des Affaires étrangères, situeraient la prochaine visite de Paul Biya en France entre le 20 et le 25 juin, une date qui reste à confirmer, surtout avec le décès du président du Gabon, Albert-Bernard Omar Bongo Odimba. C’est dire que le futur ex-ambassadeur de France au Cameroun, Georges Serre, qui pourrait être reçu d’ici la mi-juin en audience au Palais de l’unité, devrait permettre de clarifier la situation, et ce, au moment même où une source proche de Bernard Kouchner, le chef de la diplomatie française, révèle que le dossier lié à la nomination du futur ambassadeur de France au Cameroun est quasiment terminé, son officialisation n’étant qu’une question de temps… ETOUDI (2) : LE DECES DE BONGO POURRAIT MODIFIER L’AGENDA DU CHEF DE L’ETAT… Cela ne fait certes pas encore l’objet d’une déclaration officielle, mais des informations recueillies à bonne source, émanant de l’entourage immédiat du chef de l’Etat, soutiennent avec force que le décès, lundi, à Barcelone, en Espagne, du doyen des chefs d’Etat africains en fonctions, le Gabonais Albert-Bernard Omar Bongo Ondimba, pourrait amener le président de la République à modifier son agenda, y compris le calendrier international ponctué notamment par la visite officielle, courant juin, en France. Selon des sources introduites, dès la confirmation officielle du décès de son “ frère et ami ”, Paul Biya aurait eu du mal à cacher sa tristesse et son amertume, observant un long moment de silence, mieux de méditation. Après s’être longuement tendues pour un problème de leadership dans la sous région, les relations entre les deux hommes d’Etat s’étaient nettement améliorées ces dernières années ; au point où le président Bongo n’avait d’ailleurs pas manqué de déclarer, avec une certaine fierté, que la présence de Paul Biya à Libreville, en août 2007, aux festivités marquant la célébration du 47è anniversaire de l’indépendance du Gabon, était “ un événement dans l’événement ”. Ce qui fut salué du reste par les Gabonais qui “ n’avaient pas depuis longtemps vu Paul Biya de près ”. Selon des sources concordantes, le “ doyen ” aurait d’ailleurs nettement œuvré pour un rapprochement entre le président français, Nicolas Sarkozy, alors nouvellement élu à la tête de la République française, et le chef de l’Etat camerounais. Dans tous les cas, en attendant la publication du programme des obsèques de celui que d’aucuns dans les palais présidentiels appelaient le “ sage ”, le président camerounais pourrait modifier son agenda. Encore que Paul et Chantal Biya, alors retenus au pays par la visite apostolique et officielle du pape Benoît VXI au Cameroun, du 17 au 20 mars derniers, n’avaient pu assister aux funérailles de la première dame du Gabon, Edith-Lucie Bongo, décédée début mars 2009 dans un centre hospitalier, à Casablanca, au Maroc. Laurent Esso fut précipitamment dépêché à Libreville, pour déposer la gerbe de fleurs du couple présidentiel camerounais devant la dépouille de la défunte. Par “ devoir de mémoire ”, le président camerounais devrait être présent au Gabon pour les adieux définitifs à un frère considéré comme un poids lourd de la politique africaine. ETOUDI (3) : QUAND LE POUVOIR SOIGNE SON IMAGE… Selon une source exclusive de La Nouvelle Expression, le nouvel ouvrage sous titré “ Le Code Biya ”, dont l’auteur n’est autre que l’ancien éditorialiste français François Mattei, serait loin d’être une “ simple inspiration personnelle ” du journaliste. Non pas forcément parce que l’auteur n’a pas mené une “ démarche journalistique ” appropriée, qui consistait à rencontrer le chef de l’Etat, mais sans doute parce qu’il s’agit d’un ouvrage essentiellement laudateur au profit du promoteur du Renouveau national, où l’on s’attarde sur une apologie d’homme d’Etat Paul Biya. Dans certains milieux de la présidence, où la publication de cet ouvrage était connue depuis quelque temps, on indique que des personnalités bien connues auraient activement participé à son élaboration, en y répondant notamment par exemple au questionnaire que l’auteur aurait adressé au président de la République. Même si, formellement, ces noms ne sont pas cités, d’aucuns, dans les milieux du pouvoir, affirment sans détours qu’il ne s’agit ni plus, ni moins que d’une commande des apparatchiks du régime, bien que l’on soit difficilement d’accord sur les auteurs de cette “ idée lumineuse ”. Quoi qu’il en soit, certaines personnalités, à l’instar du ministre de l’Enseignement supérieur, Jacques Fame Ndongo, du ministre de la Communication, Jean-Pierre Biyiti bi Essam, ou encore du directeur adjoint du cabinet civil de la présidence de la République, Joseph Anderson Le – tous des journalistes de formation - à moins de participer à la rédaction du livre proprement dit, auraient pris part au moins au “ comité de réflexion ”. Pendant que certains chefs d’Etat africains sont criblés de critiques dans les médias occidentaux, le fait que Paul Biya soit épargné tiendrait-il d’une stratégie de communication bien huilée ? Difficile de répondre avec exactitude à cette interrogation. Dans tous les cas, le pouvoir, qui multiplie des actions visant à soigner l’image du pays et de son principal dirigeant, ne saurait le faire ex nihilo. Il n’en fallait pas plus pour que des esprits particulièrement vifs y voient une volonté du sommet de l’Etat de “ vouloir apporter des changements notables au calendrier politique ”. Aux dernières nouvelles, la dédicace du “ Le Code Biya ”, qui devrait se tenir incessamment, dit-on, en présence de la Première dame, Chantal Pulchérie Biya, aurait été renvoyée sine die, sans qu’on sache la raison de ce renvoi. Quoi qu’il en soit, l’auteur serait assuré de réaliser une très bonne affaire, puisqu’une note en préparation devrait amener des responsables occupant au moins le poste de directeur de l’administration centrale à se procurer ce livre. ETOUDI (4) : POURQUI PAUL BIYA NE DEMISSIONNERA PAS DE LA TETE DU RDPC… Bien que des informations contradictoires continuent de circuler au sujet de la tenue du prochain congrès ordinaire du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), La Nouvelle Expression est en mesure d’affirmer que les préparatifs liés à cette grand’messe sont pratiquement bouclés. Le dossier y afférent n’attendrait que le quitus du chef de l’Etat, par ailleurs président national du Rdpc. Pour l’instant, Paul Biya n’aurait encore rien dit quant à la période où se tiendra le congrès. Toutefois, des informations proches du dossier laissent croire que la date de juin, préalablement proposée ( ?), aurait peu de chance de prospérer, non seulement parce que se tient actuellement la deuxième session parlementaire, mais aussi parce que l’agenda international du chef de l’Etat comporterait quelques zones d’ombre, en l’occurrence la visite officielle qu’il doit effectuer en France, sur invitation de son homologue Nicolas Sarkozy. Du coup, d’aucuns pensent que le très attendu congrès ordinaire du Rdpc pourrait intervenir entre juillet et août, c’est-à-dire, à une période pendant laquelle pourrait également intervenir le remaniement ministériel. Pour ce qui est du congrès du parti présidentiel, le secrétaire général du Comité central, René Emmanuel Sadi, chargé par le président national des préparatifs desdites assises, aurait notamment travaillé avec des chargés de missions, en l’occurrence, celui qui se présente au jour le jour comme son homme de confiance, l’ex-parlementaire Paul Célestin Ndembiyembe Bakoume. Ce dernier, comme on le sait, avait été dépêché par la hiérarchie du parti des flammes pour tenter de concilier les camarades de Paul Biya à Wouri-Est, alors qu’une partie des responsables du parti et des militants ne voulait plus que Françoise Foning soit reconduite à la tête de la commune urbaine de Douala Vè. Sauf coup de théâtre, Paul Biya devrait être reconduit à la tête du parti pour les cinq prochaines années, ce qui en fait, statutairement, le candidat naturel de cette formation politique pour l’élection présidentielle. Vu sous cet angle, on peut d’ores et déjà affirmer que l’actuel président de la République serait bien parti pour rempiler à la tête du pays. Pour cela, il a besoin d’un appareil politique opérationnel pour s’assurer la victoire. D’ailleurs, il n’est pas exclu que, fort de cette légitimité, l’on assiste à un chamboulement dans le calendrier politique, y compris la tenue d’une élection présidentielle anticipée… ` ETOUDI (5) : QUAND LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE MINIMISE LA PORTEE DU “ MEMORANDUM ” DES BETIS… Décidément, le Cameroun est bien installé dans la logique des memoranda, au point où, chaque jour carrément, atterrit sur la table du chef de l’Etat des revendications aussi diverses les unes que les autres. Sauf que le dernier “ mémorandum ” en date, celui des “ Bétis du grand Centre ”, semble ni plus ni moins amuser Paul Biya. La raison, rapporte-t-on dans l’entourage du président de la République, repose sur le caractère officieux de ce document, un vrai tract, car non signé. Du coup, l’on minimise la portée de ce “ prétendu mémorandum ”, le palais ayant ironiquement argué que des gens devraient être capables d’assumer leurs actes. Il n’en fallait pas plus pour que les fins limiers des renseignements généraux accordent un grand intérêt à ce tract, où l’on semble déceler quelques auteurs, dont certains pourraient d’ailleurs faire l’objet d’une audition par les services spécialisés au sujet de leur gestion des affaires de la cité. Pour des éminences grises du palais, il ne fait l’ombre d’aucun doute que cette sortie serait liée à des manœuvres de positionnement dans la perspective d’une redistribution des cartes dans la haute administration publique, y compris au sein de l’appareil gouvernemental. La raison avancée est que des personnalités ayant rédigé des memoranda l’ont fait à visage découvert, ce qui permet au moins de discuter avec eux, même si l’on ne partage pas toujours les mêmes opinions. On se rappelle, par exemple, du mémorandum des élites du Nord, où l’ancien ministre des Transports, Rolland Desiré Dakolé Daïssala, et non moins président national du Mouvement pour la défense de la République (Mdr), et certains de ses compères n’avaient eu aucun mal à assumer leur acte. Voilà qui pourrait conforter le chef de l’Etat dans l’idée de ne pas considérer ce document, d’autant que des informations réputées crédibles soutiennent que des personnalités auraient été citées sans qu’on ait la preuve matérielle de leur participation à cette manœuvre. Ce serait le cas de Mgr Jérôme Owono Mimboé, l’évêque d’Obala, qui aurait piqué une colère noire lorsque certains esprits malveillants ont cru l’associer à cette entreprise qualifiée simplement de “ bas étage ”. La Redaction
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