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La commission du Dr Chemuta Divine veut plus d’argent
Ce sont les recommandations du Rapport d’activités 2007 publié cette année par cette instance de défense des droits de l’Homme au Cameroun.
Le Messager/ Mercredi 01 Juillet 2009
En 1997, Njaru Afuson Philip, journaliste et président de l’Ong “ Friends of the press network ” saisit la Commission nationale des droits de l’Homme et des libertés (Cndhl) au sujet de multiples violations de ses droits perpétrées par certains policiers et militaires en service dans la région du Sud-Ouest. “ Y faisant suite et étant elle-même dans l’impossibilité d’effectuer des investigations sur le terrain en vue d’établir les actes dénoncés, ceci en raison des difficultés financières, la Cndhl a saisi à chaque fois les autorités concernées pour diligences. Malheureusement, rien n’a été fait ”. La conséquence de cette inertie est que le plaignant va saisir le Comité des droits de l’Homme à Genève qui lui donne raison face au mutisme de l’Etat camerounais sollicité pour des éclaircissements.
Des cas similaires où la Commission n’a pas pu se déployer pour défendre des cas de violations des droits de l’Homme sont légion. La liste supposée incomplète peut-être consultée dans le rapport d’activités 2007 produit cette année par cette institution. Pour des motifs de non-production des rapports d’activités ; non inscription de manière spécifique du budget de la Commission dans la loi des finances ; participation des représentants des administrations publiques aux travaux avec voix délibérative, la ré-accréditation de la Cndhl au Comité international de coordination des institutions nationales des droits de l’Homme (Cic) a été suspendue. Selon cette instance, il s’agit là des violations des Principes de Paris adoptés en 1993 par l’Assemblée générale des Nations Unies.
Afin de résoudre ces problèmes qui entravent le bon fonctionnement et l’efficacité de la Commission, celle-ci suggère dans ses recommandations, la mise à sa disposition de ressources financières suffisantes pour lui permettre de se doter de moyens humains, matériels et logistiques dont elle a besoin pour l’accomplissement de ses missions. A ce sujet, relève-t-elle, “ une nouvelle augmentation substantielle de son budget est hautement souhaitée ”. Le paiement régulier des subventions étatiques en vue de lui permettre de mieux planifier ses activités et la collaboration accrue des autorités étatiques dans le cadre de la promotion et de la protection des droits de l’homme constituent les autres points de ces recommandations.
Nadège Christelle BOWA
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