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Film Camerounais à petit budget « Les déboires de l’homme » : le succès change les gens !
Le film « Les déboires de l’homme » : le succès change les gens !
Cameroun-online/vendredi 17 février 2006
Le cinéma camerounais ne veut pas se faire hara-kiri de son manque de financement quand l’inspiration transpire, et de son manque d’inspiration quand les financements inspireraient le plus stérile réalisateur. Même si, on se laisse ce faisant bercer volontiers par la nostalgie des « Silence on joue », « Japhet et Ginette », « Quartier Mozart » et tutti quanti qui ont, dans les années 90, émerveillés les ménages camerounais qui venaient alors de connaître la télévision en couleur.
Le cinéma d’auteur a pris le relais depuis, avec des fortunes diverses forcément, d’autant que, un film, c’est son casting, ses moyens de tournage, de montage, sa promotion; et tout cela coûte très cher.
D’ailleurs, on n’est jamais sûr de la rentabilité de l’investissement engagé dans un contexte où la télévision par câble a offert aux ménages de voir les films du grand écran sur le petit écran, et chez soi.
« Les déboires de l’homme » n’est donc pas venu pour illuminer le clair-obscur actuel du cinéma Camerounais. Il n’a d’ailleurs pas à en rougir, d’autant que le contexte d’absence de financement et d’engouement du public local n’aidant pas, faire un film relève à lui tout seul de l’exploit.
Le film : quand on change, on change tout, même sa femme !
Ce court métrage de 52 minutes a été tourné en décembre 2005 dans quatre quartiers de Yaoundé. L’intrigue ne vient pas d’une autre planète, pas d’Hollywood en tout cas. Mais elle ne manque pas d’intérêt, tant en la matière, ce n’est pas forcément l’originalité du thème qui fait le succès d’un métrage, plutôt que la façon dont le thème abordé est mené à travers le jeu des personnages et les noeuds de l’intrigue.
Ondodo Ebah, le personnage principal, est limogé par son patron blanc et se lance dans la musique. Après avoir trainaillé dans des cabarets mal famés, à chanter pour pas grand chose, il se trouve que son dernier album cartonne dans les bars et hit-parades de la ville. Les voies obscures de la réussite, en un mot.
Après des années de galère, le succès a frappé à sa porte, l’argent y est entré, et la gloire s’y est installée. Une success story à la camerounaise, avec son cortège de bouleversements. Le succès rend fou ! Et le cliché tenace dans le domaine veut qu’une vraie star soit un "peu beaucoup" fofolle.
Ondodo va donc dépoussiérer sa vie puisqu’il a changé de statut : il va commencer par sa femme qu’il va délaisser au profit d’une jeune première qui ne manque pas de cran, sûre de l’effet de son charme arrogant et de son insolente effronterie vis-à-vis de celle qui ne sera désoramais plus que la première femme de Ondodo.
Celle-ci, aussi peu ménagé dans le ménage qu’elle a construit avec son homme, avant qu’il ne devienne une star, va sombrer dans la déprime et prendre ses cliques et ses claques pour rentrer chez ses parents.
Mauvaise idée! La belle-famille avec à sa tête la mère de la femme va faire une descente punitive en ville chez les Ondodo…
le film n’est pas parfait, et heureusement. Quand le public se reconnaît dans l’intrigue, il n’a cure du jeu lourd de tel acteur qui ne donne pas la bonne réplique ou qui manque de naturel.
Comme une impression que les Camerounais savent pardonner les lacunes de leur cinéma, quand il traite des sujets de leur quotidien, un quotidien très loin de la « perfection » des rues pavées, des gratte-ciel et métro de l’occident !
Le film a eu les faveurs du public lors de sa projection le 02 février 2006 au Centre culturel français de Yaoundé. Il est réalisé par Agrius Oleme, produit par Ngando Mpako Félix, sur fonds propres de Vts Universal et Copradicas, deux structures de productions locales.
Le mérite de « Les déboires de l’homme », c’est d’abord et surtout d’avoir été porté à l’écran. Car faire un film aujourd’hui au Cameroun en demande du cran ! Dans la tête et dans les poches.
Le film n'a coûté que 22 millions environ. Trois fois rien du tout...dans le cinéma. Oui, la fiction coûte cher dans la réalité!
François BIMOGO
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j adore le film qui est tres reussi.j aimerai aussi vous faire part de mon interet pour le cinema et vous envoyer mes felicitations car ce n est pas toujours facile de realisé un film de cette envergure.j aimerai aussi avoir votre contact .merci d avance.voici mon adresse siantouc@hotmail.com