Lundi 01 Décembre 2008

actualité








Actualité

Grégoire Owona sous pression?

Quotidien La Nouvelle Expression/jeudi 23 février 2006

Le ministre aurait reçu une demande des patriarches béti pour qu’il retire sa plainte au nom de la paix dans la communauté.

Après des échanges francs et vifs, les participants à cette rencontre ont tenu à réaffirmer que dans la tradition Beti, l’homosexualité n’existe pas, et que ce mot n’a pas de traduction en cette langue. S’agissant de l’enrichissement et détournements de fonds publics, ils ont condamné ceux qui en sont coupables, tout en regrettant que certains fils du Mfoundi, dont la probité morale ne fait aucun doute, soient cités.

Pour arrêter la spirale des accusations et contre accusation, les patriarches, notables et élites invitent tout le monde à la réflexion profonde, la modération et à l’apaisement. Telle est résumée dans un communiqué de presse, la position de l’Association des patriarches Beti autochtones du Mfoundi. Communiqué rendu public le 19 février dernier, à l’issue des assises présidées par Onambélé Zibi, leader de l’association des patriarches. La tournure inattendue de cette affaire aura donné lieu à toutes sortes de supputations.

C’est ainsi que certains proches du ministre délégué à la présidence chargé des Relations avec les assemblées, Grégoire Owona, soutiennent qu’au cours de la ladite réunion, les accusés, Amougou Belinga, Pdg du groupe de presse l’Anecdote, et Biloa Ayissi, directeur de publication de Nouvelle Afrique, auraient initié une demande, pour formuler des excuses à l’endroit de Grégoire Owona, cité dans le top 50 des présumés homosexuels de la République publiés par les deux organes de presse.

Interrogé sur la question, Jean Pierre Amougou Bélinga a battu en brèche la thèse des excuses adressées à Grégoire Owona, telles évoquées par les proches du ministre plaignant.

Instrumentalisation

C’est une instrumentalisation du camp adverse. L’initiative des excuses n’émane pas de nous. Tous ceux qui ont publié les listes des présumés homosexuels (Ndlr l’Anedocte, Nouvelle Afrique, et la Météo) étaient présents à la réunion du 19 février. Pour nous, il s’est agit d’aller écouter.

D’ailleurs, le ministre, Grégoire Owona, n’était pas présent à cette réunion, encore moins Philipe Mbarga Mboa élite du Mfoundi que nous avions cité dans notre liste des présumés homosexuels. Donc nous restons sereins. Je le répète nous n’avions initié aucune demande d’excuses.

C’est un argument utilisé par le patriarche Onambélé Zibi, pour faire diversion. Nous restons objectif jusqu’au bout !” Conclut-il, déterminé.

Joint au téléphone, le président de l’Association des patriarches Beti autochtones du Mfoundi, Onambélé Zibi, s’appuie sur les termes du communiqué de presse rendu à l’issue de la réunion. “Nous ne pouvons pas vous dire, ce qui s’est dit en off.

Tout le monde était bien présent à cette réunion. Référez-vous au communiqué de presse. Je ne peux pas vous dire si oui ou non des excuses ont été formulées par Jean Pierre Amougou directeur de publication de l’Anecdote, à l’endroit de Grégoire Owona. Nous ne souhaitons pas le désordre au Cameroun. Mais la paix.

C’est ce que j’ai également dis à mon fils William Mandio du Journal le Front qui a fait publié la liste des milliardaires. Notre action réside dans la modernisation et l’apaisement.

Maintenant si vous voulez ajouter autres choses, cela n’engage que vous ! Mais rien d’autres n’est valable en dehors de vous ! Mais rien d’autre n’est valable en dehors du communiqué ”. Précise le patriarche.

Controverse

Toutefois, dans cette affaire à rebondissements, l’on note la riposte spectaculaire de Jean Pierre Amougou Belinga, Pdg du groupe de presse l’Anecdote, qui s’est constitué partie civile en adressant une citation directe au ministre Grégoire Owona, dont l’objet est ‘’pratique d’homosexualité’’ au regard des prétendues preuves sur la question en leur possession.

Les proches du ministre délégué à la présidence chargé des Relations avec les assemblées sont formelles. “On ne peut pas porter atteinte à l’honneur de quelqu’un le jour, sur la place publique, et venir subrepticement demander des excuses la nuit ”, soutiennent-t-ils.

Toujours, selon des témoignages d’un proche de Grégoire Owona, une pression serait exercée par les patriarches béti sur le ministre, pour qu’il retire sa plainte en diffamation sur la liste des présumés homosexuels. Une thèse que récuse Jean – pierre Amougou Bélinga de L’Anecdote.

L’enrichissement illicite et les détournements de fonds publics, sujets d’actualité, étaient aussi à l’ordre du jour des échanges entre les patriarches. Les notables ont reconnu les dommages causés au pays par les atteintes à la fortune publique. Sur une note d’espoir les patriarches exhortent tous ceux qui , à un degré ou à un autre peuvent encourager les mis en cause à fumer le calumet de la paix, en retirant leurs plaintes dans les tribunaux .

Olivier Mbéllé (Stagiaire)

Réagir à cet article | Imprimer | Envoyer cet article à




Nous vous recommandons de réagir dans le strict respect des conditions d’utilisation de ce site. «Ma liberté s’arrête là où commence celle d’autrui ». Les posts diffamatoires, injurieux, etc. seront automatiquement supprimés.


Vous pouvez réagir à cet article en laissant un bref
message qui sera ensuite affiché sous l'article :



Votre nom  

Nombre de caractères restant :

Associer une icône




Groupe Cameroun-Online - Régie publicitaire - Contact - Conditions d'utilisation

© Twmicronics.com 2006 - Tous droits réservés