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Homosexualité : Dieudonné Mveng livre son rédacteur en chef
Le Directeur de publication de la Météo était devant la barre hier
Quotidien Mutations/jeudi 13 avril 2006
Jean-Bruno Tagne
L’affaire ministère public et Pierre Moukoko Mbonjo contre Dieudonné Mveng et le journal la Météo a été renvoyée au 19 avril prochain pour les délibérés. Cette décision a été rendue hier au cours d’une audience qui a eu lieu au tribunal de première instance de Yaoundé, centre administratif. Dieudonné Mveng est poursuivi pour diffamation par le ministre Pierre Moukoko Mbonjo.
Dans son édition N° 99 du 11 janvier 2006, le journal la Météo titrait à sa une : " Mœurs, homosexualité au sommet de l’Etat ". Dans ce dossier, le ministre de la communication, Pierre Moukoko Mbonjo occupe la première position dans un encadré intitulé "galaxie du Cameroun ". Hier devant le tribunal, Dieudonné Mveng a soutenu qu’il n’a jamais publié une liste d’homosexuels, encore moins avoir un jour traité Pierre Moukoko Mbonjo de tel.
Dans la foulée, ses avocats et lui soutiennent que le prévenu n’était pas au pays au moment de la publication "des listes" et ne pouvait donc pas matériellement commettre les actes de diffamation dont il est accusé. Ils rejettent la responsabilité sur le rédacteur en chef et auteur du dossier incriminé, Duke Atangana Etotogo qui assurait par ailleurs l’intérim. Ce dernier est appelé à la barre en qualité de témoin. Pour Me Faustin Ntédé, avocat de Dieudonné Mveng, il est inadmissible que son client soit poursuivi alors que l’auteur de l’article n’est pas inquiété. " Le directeur de la publication est responsable des articles qui sont publiés dans son journal ", lui répondent ses adversaires.
Me Guy Noah demande au tribunal qu’il soit accordé à son client qui a subi un préjudice moral, un franc symbolique de dommages intérêts et que le verdict soit publié dans plusieurs organes de presse dès le lendemain du prononcé de la décision sous astreinte de un million de francs par jour.
Le juge Anaba renvoie l’affaire au 19 avril prochain pour les délibérés. Idem pour la deuxième affaire de la journée qui oppose le ministère publique et Polycarpe Abah Abah, ministre des Finances, à Michèle Michault Moussala de Aurore plus pour diffamation. Mais cette fois l’affaire est renvoyée à cette date pour les débats au fond.
Le tribunal n’ayant pas fait droit à l’exception de nullité de la citation directe soulevée par la défense. Michèle Michault Moussala soutient n’avoir pas reçu la citation directe alors que l’un des avocats de Polycarpe Abah Abah jure avoir elle-même été au domicile du prévenu au moment où cette citation était servie et que ce dernier l’a chassée à l’aide d’une machette.
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la biberté d'expression c'est parler de la corruption, des fléaux qui minent le pays, pas de la vie privee des gens chacun est libre de faire ce qu'il veut de son corps du moment ou il ne le fait pas en public, et respecte les autres