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Crédit foncier du Cameroun: trois prévenus libérés sous caution
Deux experts comptables et la gérante d’une entreprise partenaire parmi les bénéficiaires.
Quotidien Mutations/jeudi 27 avril 2006
Christophe Bobiokono et Pascal E. Dang
C’est à travers un communiqué de presse du 21 avril 2006 que l’Ordre national des experts comptables du Cameroun (Onecca) a annoncé la libération de deux des sept experts comptables détenus depuis trois semaines à la prison centrale de Kodengui à Yaoundé. Charles Kooh II et Côme Tienta du cabinet PriceWaterhouse, qui sont accusés de "manipulation des écritures comptables" au sujet de la gestion du Crédit foncier du Cameroun (Cfc), vont donc comparaître désormais libres devant les tribunaux, comme le souhaitait l’Onecca.
Ce qui signifie bien qu’ils restent inculpés dans le cadre des poursuites initiées contre eux. Selon des sources concordantes, cette liberté provisoire a été obtenue contre le versement d’une caution de 430 millions de Fcfa.
Le même jour, vendredi 21 avril, le magistrat instructeur a également accordé la liberté provisoire à Mme Atche a Ngon et à Thomas Balla Amougou. La première citée, gérante statutaire de La Foncière Sarl, a obtenu sa liberté contre le versement d’une caution de 280 millions Fcfa. Elle avait été interpellée dans la même période que les deux experts comptables pour "coaction et complicité de détournement de deniers publics pour un montant de 638 millions Fcfa au préjudice du Cfc". Quant à M.
Balla Amougou, actuellement Inspecteur général des Finances et de la comptabilité du Cfc, il a été libéré sans condition. Il reste néanmoins à la disposition du parquet.
L’ancien directeur financier du Cfc (Thomas Balla Amougou a occupé le poste pendant quinze années) avait été arrêté, à la surprise de ses collègues, le 21 février, en même temps que l’ancien Dg du Cfc, Joseph Edou. La surprise en question partait des rapports de travail réputés "difficiles" entre les deux hommes à l’époque de la gestion de M. Edou. Ce dernier avait d’ailleurs renvoyé son collaborateur "à son administration d’origine", en 2002, peu avant l’arrivée de la mission de vérification du Contrôle supérieur de l’Etat dont les conclusions servent aujourd’hui de base aux poursuites.
Commissaire aux comptes
M. Mballa est le troisième cadre de la banque de l’habitat a recouvré ainsi sa liberté, depuis le déclanchement des poursuites judiciaires au sujet de la gestion du Crédit foncier.
Avant lui, Mamoudou Prosper, le directeur régional de Garoua, qui avait été interpellé à la suite d’une "erreur sur la personne", ainsi que de Dieudonné Nzoke, le délégué du gouvernement auprès de la commune urbaine d’Edéa, ancien Inspecteur général du Cfc (entre autres), avaient déjà été remis en liberté.
Pour l’instant, cette série de libérations concerne le dossier du Cfc, toutes les personnalités poursuivies pour la gestion du Feicom et de la Sic, sociétés dont les ex-Dg avaient été interpellés en même temps que Joseph Edou, étant encore sous écrou. Mais des interrogations ne manquent pas au sujet de ce que certains appellent "la gestion discriminatoire" de la situation experts comptables inculpés, étant donné que seuls Charles Kooh II et Côme Tienta ont été libérés.
Leurs confrères Claude Bernard Messi, Dieudonné Leuze, Joseph Tchoubet, Georgette Foumena et Emmanuel Moussio Mouelle sont toujours incarcérés.
Selon une source proche de l’enquête, " une distinction est faite entre les experts comptables incarcérés dans le cadre de leurs missions légales de commissaires aux comptes [c’est le cas de ceux qui ont été libérés] et leurs confrères qui intervenaient dans ces sociétés dans le cadre d’un contrat de consultation ". Cette distinction expliquerait alors pourquoi Joseph Tchoubet, Georgette Foumena et Emmanuel Moussio Mouelle, qui ont aussi travaillé pour le Cfc, restent en détention.
Même si certaines sources laissent entendre que les prévenus n’ont pas encore réussi à rassembler des sommes d’argent nécessaires au paiement de leur caution.
A l’Onecca, certains estiment que la libération des deux experts comptables du cabinet PriceWaterHouse est la conséquence des démarches menées depuis le 10 avril 2006 par la corporation pour sortir ses membres des geôles. L’Onecca, qui se retrouve ce jour à Douala, va en principe plancher sur le sort des autres membres encore incarcérés
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nous prions juste que les fonds soient réelement restituer pour servir aux besoins d'ordre publics
qu'en est-il des autres experts comptables restés en prson?
je pense la Liberation des 2 xpers de Price WH vient du fait qu'ils appartiennent à une multi-nationale; les autres xperts qui travaillent individuellement il ne pouront pas reunir la caution necessaire pour leur liberation.