Actualité
Zizanie à la ligue de hand-ball du Littoral
Décidément la province du Littoral apparaît désormais
comme le mouroir du mouvement sportif camerounais.
Dans le football, le basket-ball, le judo, le Karaté,
l’athlétisme ou le handball, rien ne va plus. Tout est
stable, rien ne change, rien ne bouge. Les dirigeants
plus portés vers des intérêts égoïstes, ont sacrifié
les jeunes sportifs à l’autel de leur course effrénée
vers le gain facile. Le hand-ball dans le Littoral est
en ce moment tourmenté par les turpitudes de la ligue
que dirige Richard Mfeungwang.
Cameroun-online/lundi 5 juin 2006
Le 27 mai dernier, à l’occasion de la 4e journée du championnat provincial de la ligue de hand-ball du Littoral, un seul match s’est disputé sur les trois rencontres au programme. Il s’agit de la rencontre Sahel HB de Douala contre Camrail HB de la même ville. Pour la ligue, ce sont les deux clubs qui étaient jusque-là en règle vis-à-vis de l’administration.
Les autres matches ont été annulés parce que les autres formations n’avaient pas encore assaini leur situation financière. Pourtant en prenant la décision de ne pas faire jouer les clubs en situation irrégulière, Mfeungwang Richard et sa bande avaient programmé les mêmes clubs pour les rencontres du jour. Très curieux, en annulant les matches la ligue n’avait pas pris le soin d’avertir les clubs et a poussé le bouchon plus loin, en méprisant le public qui a payé son ticket pour regarder les rencontres de cette 4e journée au stade de Ngodi.
Le secrétaire général de ladite ligue et par ailleurs coach provincial prétend que la ligue avait notifié les clubs au moins trois fois, leur signifiant que les clubs qui n’étaient pas en règle n’allaient pas prendre part à la 4e journée. Or, on se rendra compte plus tard que cette affirmation était presque gratuite.
Al Djazira refuse de jouer tant qu’elle n’est pas en règle
La ligue avait dit clairement que pour reprendre la compétition, les clubs défaillants devaient régulariser leur situation, mais samedi dernier, lors de la 5e journée, l’une des trois rencontres au programme ne s’est pas disputée comme à la 4e journée pour les mêmes raisons. Mais cette fois-ci, c’est un club qui a refusé d’entrer au stade.
Il s’agit du club Al Djazira HB qui a refusé de jouer contre Sahel de Douala. Le président Raymond Bouelle soutient qu’il n’a pas disputé la rencontre parce qu’il n’était pas encore en règle à la ligue. Pour lui, lorsque les rencontres de la 4e journée ont été annulées, on leur avait dit qu’il fallait d’abord régulariser leur situation avant de rejouer. Donc il ne s’en tenait qu’à cette décision, puisque samedi dernier son cas n’était pas encore clair. Le président de Al Djazira ajoute que ce qui l’a plus poussé à rester en retrait, c’est parce qu’il avait demandé un moratoire à la ligue et celle-ci avait refusé de lui accorder cette faveur.
Il dit par ailleurs que la notification adressée aux clubs en février ne lui est parvenue qu’il y a quelques jours. Conséquence, il préfère donc s’exécuter lorsqu’il aura comblé sa mise financière.
Malgré les courbettes des membres de la ligue qui voulaient voir Al Djazira sur le terrain le week-end dernier, le président Bouelle n’a pas revenu un seul instant sur sa décision. La ligue a demandé de constater un forfait pour Al Djazira, mais le président de l’équipe dit qu’il se fiche pas mal de leur constat. Pour lui, il faut être légaliste jusqu’au bout quand on a commencé dans une voie.
C’est au point où certains joueurs et présidents pensent déjà que la ligue du Littoral dans ce tumulte est entrain de tuer le hand-ball dans cette province qui donne des migraines aux principaux acteurs dans toutes les disciplines.
En attendant peut-être qu’on y voie clair, avec déjà des matches en retard en suspens, c’est la confusion chez les handballeurs qui sont déjà frappés par le décès vendredi dernier de la Lionne Carole Nanda Christiane Kouakam.
Jean Charles JEREMIE
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