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Cinéma : les "Eméraudes" tombent de l'écrin
Le film d’Isidore Modjo, dont la sortie officielle est prévue le 7 septembre, a été présenté hier à la presse.
Quotidien Cameroon Tribune/29 août 2006
Alliance Nyobia
C’est dans un hôtel de Yaoundé que la presse locale a découvert le long métrage que signe Isidore Modjo. " Emeraudes ", coproduction Studio Karel/Kab Films/Crtv, est une histoire tournant autour de l’escroquerie de gros calibre, encore appelée feymania. Les promoteurs ne s’en cachent pas, ils ont monté l’œuvre pour mettre à nu les méthodes de ces aigrefins, dont les " frappes " ne se comptent plus sous nos cieux — et ailleurs. En général, il est question d’éblouir un gogo, de lui faire miroiter un enrichissement rapide et consistant, l’appâter suffisamment pour qu’il soit prêt à tout. Même à se faire ratiboiser le compte en banque… Ce qui arrive souvent.
Dans " Emeraudes ", le piège est similaire. La victime choisie par les escrocs, cinéaste dans le civil, se voit proposer une affaire juteuse : la réalisation — grassement payée — d’un film sur les conditions de vie des pygmées. Le tout devrait lui rapporter une vingtaine de millions de francs et un véhicule tout-terrain. Le " gibier " mord aussitôt à l’hameçon. Une fois ferré, il est facile pour les escrocs de lui demander un petit " service ", prétextant d’un blocage momentané. A la fin, la victime se retrouve en train de débourser deux millions de francs sur la foi de promesses mirobolantes… Le piège se referme. Et les téléphones se ferment par la suite : " Votre abonné ne peut être joint, veuillez rappeler ultérieurement ". Sueurs, larmes et cœurs qui battent la chamade. L’appât du gain est généralement empoisonné.
Inspiré d’une histoire vraie, d’après le réalisateur, le film aura au moins le mérite de tirer la sonnette d’alarme sur le phénomène de la feymania. Mais c’est probablement ce qu’il a de meilleur. Parce pour le reste, bien des choses sont perfectibles. A commencer par le jeu des acteurs, trop emprunté par moments. En passant, l’acteur principal s’appelle… Modjo. Il y a aussi que certains aspects de l’histoire manquent de vraisemblance, et que le coup (la " frappe " des feymen) en lui-même est cousu de fil blanc. Autrement dit, le spectateur ne frémira pas forcément, comme avec une histoire riche en rebondissements. Le suspense sera peut-être pour " Emeraudes " II. Cela dit, le film d’Isidore Modjo n’est pas sans moralité : le cinéphile pourra en retenir que la fortune ne frappe pas à votre porte si aisément, en général, et que le crime ne paye pas — à la fin du film, les méchants n’en mènent pas large.
Pour le grand public, le long métrage (1h30mn) sort en grande première le 7 septembre prochain à Yaoundé (cinéma Abbia), Douala (le Wouri), Bafoussam (l’Empire), Garoua (Etoile), Ngaoundéré (cinéma Adamaoua) et Sa’a (Crat Jean Zoa). Les 16 et 17 septembre, d’autres projections sont prévues à Edéa, Bertoua, Ebolowa, Bamenda, Limbe, Mbalmayo.
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Le Fey que font les banques et autres entités bancaires ne sont pas condamnés. Laisser les gars se debrouiller
c´est pas du vol, c´est de l´entreprise. Ce qui me degoute c´est qu´en fait ils NE FONT RIEN AVEC CET ARGENT. D´aucun, pour avoir construit une villa a Douala, ils pensent avoir fait un invertissent. C´est triste, mais ce vraie.