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Opération Epervier: Sam Mbende et compagnie chez le procureur

L’Agence nationale des investigations financières (Anif) est actuellement aux trousses des gestionnaires des droits d’auteurs au Cameroun. Ceux-ci parlent d’un complot.
Quotidien Le Messager/mercredi 25 octobre 2006
Le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Yaoundé-Centre administratif (le magistrat Lavoisier Kwangue Kwangue) a sur sa table depuis quelques semaines une plainte contre “ Magloire Ondoa et sa bande. ”
La plainte montée et déposée par l’Agence nationale des investissements financières (Anif) cite, entre autres : l’actuel président de la Commission permanente de médiation et des contrôles des sociétés des gestions collectives du droit d’auteur et des droits voisins, les quatre présidents desdites sociétés notamment Sam Mbende (Cmc), Ondigui Onana Théodore (Socadap), Daouda Mouchangou (Scaap), et Hubert Mono Ndzana (Sociladra).
Les principaux responsables de l’Anif (Ndi Sambona et Ndo Gervais) accusent Magloire Ondoa (président de la Cpmc) de détournement (avec la complicité des quatre présidents des sociétés sus-citées) de la somme globale de 550 millions de Fcfa. Comme preuves versées au dossier, l’Anif évoque une maison construite par Magloire Ondoa. Elle s’appuie sur les révélations du nommé Jean Paul Fouda Ottou, (ancien employé de la Cmc) relatives à la gestion de Sam Mbende.
Selon les sources proches du tribunal de grande instance de Yaoundé Centre administratif, “ l’Anif s’est tellement activée dans ce dossier, qu’il était prévu une arrestation de Magloire Ondoa et des quatre présidents des sociétés de gestion collective du droit d’auteur dès leur convocation au parquet. Les responsables de l’Anif parlant d’agir dans le cadre de l’opération Epervier initié par la haute hiérarchie du pays ”, pour reprendre le commentaire d’un magistrat.
Pour l’instant, cette affaire activée affirme-t-on par le procureur général près la cour d’appel du Centre, le magistrat Mvondo Evezo’o, reste pendante au cabinet du procureur de la République. Kwangue Kwangue a dû mettre un bémol aux arrestations des accusés, comme voulu par l’Anif. “ Compte tenu de quelques dysfonctionnements relevés dans la procédure ”, pour reprendre une confidence d’un avocat proche de Magloire Ondoa.
Odeur de complot ?
Au ministère de la Culture, la plupart des collaborateurs du ministre d’Etat Léopold Ferdinand Oyono parlent “ d’un complot initié par des artistes dissidents proches des anciens responsables de la Cmc pour salir le ministre d’Etat. Ce sont les proches de Manu Dibango, basés à Paris et de plus en plus nombreux au Cameroun qui, non contents de voir qu’il y a une amélioration et surtout la paix dans la gestion du droit d’auteur au Cameroun, même s’il faut encore perfectionner certains aspects, ont décidé de manipuler l’Anif ”, indique un haut responsable du Mincult.
Les artistes s’accusent mutuellement
Les responsables de l’Anif que Le Messager a approché parlent “ de devoir de réserve ” pour ne pas s’exprimer sur cette affaire qui les oppose au président de la Cpmc et aux quatre présidents des sociétés de gestion collective du droit d’auteur au Cameroun. Ce qu’on sait avec précision est que la plainte de l’Anif a été diligentée par les soins du procureur général près la cour d’appel du Centre.
Et c’est justement à ce niveau que la plupart des accusés manifestent une certaine gène : “ Nous trouvons curieux, à la limite suspect que les magistrats du parquet se saisissent d’une plainte formulée par une institution comme l’Anif contre des personnes, alors que ladite institution n’a jamais approché ceux qu’elle accuse pour les entendre. Il y a quelque chose de très embarrassant dans cette démarche. Et puis, on se demande bien quelles ont été les conditions de collaboration entre le procureur général qui a instruit le parquet de Yaoundé et l’Anif pour monter ce dossier d’accusations ”, explique un administrateur de la Cmc.
En fait, pour Magloire Ondoa, le président de la Cpmc et ses coaccusés, la cabale montée contre eux à travers l’Anif “ vise un double objectif. Il s’agit de renverser les dirigeants actuels à la Cmc, puisque c’est la société la plus convoitée et de réinstaller l’ancienne équipe aux affaires pour qu’elle puisse venir gérer le pactole négocié par le Pr. Ondoa et qui est évalué à des milliards. Vous verrez que entre temps, et cela est vérifiable, des groupuscules d’artistes sont montés et organisés pour créer un soulèvement une fois que les interpellations “ du Pr. Magloire Ondoa et sa bande ” pour reprendre leur expression ont eu lieu. Ceci pour demander une assemblée générale extraordinaire qui mettrait en place d’autres dirigeants.
En ce moment, des listes comprenant des noms d’artistes qui réclament cette assemblée générale de la Cmc circulent, de même que des listes des futurs membres des conseils d’administrations. Nous sommes parfaitement au courant de ce vaste complot ”, affirme l’artiste musicien Ebogo Emérant, Vice-président du conseil d’administration de la Cmc.
Messi Ambroise, artiste musicien et administrateur de la Cmc chargé des ressources humaines, est plus précis en révélations : “ Récemment, la chanteuse Beko Sadey, et le nommé Tchoula Jean-Baptiste, un activiste sont venus me voir dans les locaux de la Cmc. Après un discours embarrassant, ils ont essayé de me monter contre l’actuel Pca Sam Mbendé, en disant qu’il médit de moi partout à Douala. C’est après qu’ils m’ont alors fait comprendre qu’ils étaient en train de tout faire pour renverser notre équipe et que j’avais intérêt à les rejoindre dans leur complot. Esso Essomba, l’ex-Pca de l’ex-Socinada est lui aussi arrivé pour me rencontrer dans le même esprit. Il m’a invité à être sage et de les rejoindre. C’est après que j’ai appris que ce groupe de dissidents qui est en train de tisser un complot me propose d’être vice-président sur la liste du conseil d’administration qu’ils entendent mettre en place très bientôt selon eux. Je les ai envoyés au diable évidemment. ”
Contre-attaque
Rencontré à Yaoundé, l’ex-Pca de l’ex-Socinada, Esso Essomba, sans confirmer l’existence d’un groupe d’artistes mis en place pour “ déstabiliser la CMC ”, reconnaît néanmoins avoir été approché par le nommé Jean Baptiste Tchoula et d’autres artistes vivant à Douala. Il refuse toutefois de se prononcer sur cette affaire, estimant avoir “ beaucoup apporté au service du droit d’auteur au Cameroun, et n’avoir reçu que l’ingratitude des artistes. ”
En tout cas dans le camp des accusés on a bien identifié “ les ennemis ”, et on a décidé de passer à la contre attaque. “ Nos pourfendeurs, nous les connaissons très bien. Ils se cachent derrière l’Anif. Vous verrez qu’ils ont monté une plainte pour soi-disant détournements à la Cmc au cours de la période allant de janvier 2005 à juin 2006. Ils ont omis la période gérée par l’équipe Manu Dibango et dont un audit jusque la non contesté a révélé un trou de 417 millions de Fcfa. Il en est de même de l’audit de l’ex-Socinada à l’époque de Esso Essomba avec des malversations qui se chiffrent à près d’un milliard et demi. Nous allons mettre tout le monde dans le même sac et saisir la justice puisqu’on nous pousse à cela.
Le ministre d’Etat qui en fait est visé dans cette affaire a déjà donné son aval sur les procédures à engager. Nous verrons bien. ” Indique un responsable de la Cpmc qui continue son propos par des menaces bien ciblées : “ Personne ne sera épargné. Surtout pas Beko Sadey qui s’active aujourd’hui et qui doit justifier une distraction de plus de 8 millions de Fcfa à Kribi pendant la liquidation de l’ex-Socinada, ou encore le nommé Jean Baptiste Tchoula qui a derrière lui déjà un mandat d’arrêt. Nous n’oublierons pas ceux qui s’agitent depuis la France. Tous sont dans notre collimateur désormais. Et nous voulons espérer que les responsables de l’Anif qui nous traînent en justice sans nous avoir entendus, n’auront pas vraiment été corrompus comme nous détenons les preuves. Ce serait une bien honteuse manière de mouiller cette institution créée par le chef de l’Etat. ” Affaire à suivre.
Jean François CHANNON
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slt, ce je voudrais dire au point de cet article c'est je suis de tout coeur avec le chef de i'opération épervier je contunurais a l'encourragé pour son action car c'est grace à cela que nous pouvions hiradiqué nos maux qui mine notre société .
merçi
anif s'occupe du blanchiment d'argent et non de la gestion des droits d'auteurs le camer est devenu n'importe koi!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!.c'est tres leger et indigne d'une structure ki se respecte
Il faut bruller ces voleurs la, mbende et sa bande on est fatiquee d'un pays qui s'appauvrit chaque jours, ou va se pays, est ce que les gens se posent les questions sur la situation du pays, nous qui sommes a l'etranger avont honte de ntre pays, on doit les attacher et bruler.