Mardi 13 Mai 2008

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Elections du 22 juillet: L'avis de certains diplomates fâche le gouvernement

Le ministre des relations extérieures (Minrex), Jean Marie Atangana Mebara, juge excessif le fait que les ambassades du royaume de Grande Bretagne, du Royaume des Pays-Bas et des Etats-Unis,ont présenté le double scrutin du 22 juillet, comme" une occasion manquée pour le Cameroun de construire la confiance publique dans son processus électoral".

Cameroun-online Actualités/lundi 27 août 2007

On avait cru que le communiqué de presse conjoint des diplomates du Royaume des Pays-Bas,du Royaume Uni de Grande Bretagne et des Etats-Unis, était passé inaperçu aux yeux et oreilles des autorités camerounaises. Le 16 août 2007, ces diplomates avaient, de commun accord présenté le double scrutin du 22 juillet comme "une occasion manquée pour le Cameroun pour continuer de construire la confiance publique dans le processus électoral". Une semaine après (le 23 août 2007), le gouvernement sort de sa réserve et manifeste sa colère à travers un communiqué du ministre des relations extérieures dans lequel, il trouve excessif les déclarations de ces diplomates.

Le caractère excessif des propos des diplomates hollandais, britannique et américain, le gouvernement en juge de par leur opportunité et leur fondement, qui marquent d’ailleurs son étonnement, selon que l’écrit Jean Marie Atangana Mebara. D’abord l’opportunité. La sortie de ces diplomates intervient bien après la publication par la cour suprême, statuant comme conseil constitutionnel, des résultats de la double élection, et surtout après le discours du chef de l’Etat camerounais, Paul Biya,au sujet des mêmes consultations. Le mécontentement du gouvernement, qui se lit à travers le communiqué du ministre des relations extérieures, est lié, selon certains analystes, au fait que ces diplomates ont brûlé la politesse des usages diplomatiques en prenant la parole après le chef de l’Etat camerounais sur un sujet de politique intérieure.

De plus, les canaux habituellement usités en pareilles circonstances ne sont pas ceux qu’ils ont empruntés. Ces chancelleries ont, avant tout, fait connaître leurs observations par voie médiatique, quand bien même ces dernières n’ont pas été, comme cela est de règle, portées par le doyen du corps diplomatique accrédité à Yaoundé.

Sur le fondement de leurs observations, et c’est là où le bas blesse,le gouvernement considère qu'il est "excessif" de leur part de parler d'"occasion manquée" dans la mesure où "ce jugement semble n'être fondé que sur quelques faits limités, d'importance relative." affirme le communiqué du Minrex, Jean Marie Atangana Mebara.

Une déclaration qui trouve certainement son assise sur le taux de participation bas (certaines organisations de la société civile le situent autour de 40°/° voire un peu moins) enregistré lors des élections du 22 juillet, et surtout sur des actes de fraudes constatés, ici et là, sur le territoire camerounais.

Votes multiples, charters électoraux, bourrage des urnes, transformations des résultats sur des procès verbaux, etc étaient certaines des manifestations de la fraude électorale constatées et attestées par de nombreux observateurs aux côtés desquels les médias privés.

Cependant, le gouvernement par la voie de son ministre des relations extérieures, estime le jugement formulé exagéré et relativise les dysfonctionnements des municipales et législatives du 22 juillet, tout en précisant qu’à propos, la cour suprême siégeant comme conseil constitutionnel, avait sanctionné des cas de fraude portés à son attention. L’une des choses qui choquent le gouvernement au plus haut point, c’est surtout le ton, hautement impératif, utilisé par ailleurs par les diplomates pour exiger la mise sur pied d’une Commission Electorale Nationale Indépendante(CENI).

Sur le sujet de cette CENI l’attitude gouvernementale ne prête pas à équivoque,et son refus est clairement marqué, dans la mesure où il compte consolider le processus démocratique camerounais par la mise en place prochaine de Elections Camreoon (ELECAM), la structure appelée à organiser et à gérer les élections au Cameroun, en lieux et places du Ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation (Minatd), et de L’Observatoire National des Elections (Onel).

De cette façon , le gouvernement de Paul Biya semble afficher sa détermination à poursuivre la construction de sa démocratie dans la voie qu’il s’est choisie, avec des institutions qui sont à son goût, en dehors de l’influence des volontés extérieures, fussent-elles celles des Etats-Unis.

Eugène MESSINA

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Réaction de Ekout Innocent
Le 2007-09-03 07:43:21

Nous disons à ces diplomates que la grande majorité des camerounais ne se reconnaissent pas dans ces propos d'un gouvernement illégitime


Réaction de Dario
Le 2007-08-29 08:26:12

Diègo je suis à 100% d'accord avec toi,j'ajouterai même qu'en tant que Camerounais,sincèrement nous connaissons tous ces combines à plus forte raisons ces chacelleries étrangères qui ont tous les moyens de controler la manière avec laquelle notre pays est géré.En réalité ce qui ce passe dans ce pays n'est qu'une honte au yeux des étrangers,nos dirigeants se comportent comme s'ils étaient des étrangers dans leur propre pays!A se demander s'ils ont des miroirs chez eux pour se regarder,discuter, poser des questions à leur alter ego?ça je ne le pense pas!la preuve c'est qu'au Cameroun d'après la BEAC les particuliers sont plus riches que les sociétés de la place quel désastre pour notre économie?


Réaction de Diègo
Le 2007-08-28 16:08:13

Le ministre Atangana mebara délire, car c'et bien ce même Cameroun qui demande tout à ces Pays? Par conséquent nous devont apprendre tout d'eux, lorsqu'ils font des observations , c'est bien à partir des dernières élections où le Cameroun a donné des garanties de transparence, qui n'ont pas été tenues. Pretendre donner des leçons de transparence à ces pays c'est bien ne pas connaitre là où les milliards cachent leurs fortunes c'est bien dans ces pays qui maîtrisent mieux le Cameroun que son propre chef de l'état qui ne peut pas faire 30 jours dans son pays sans y faire un tour dans ces pays. L'élection n'a pas été bonne la position de sagesse c'est de le reconnaître et accepter changer. D'ailleurs ils partiront tous et le Cameroun demeurera




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