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Eléctions partielles: Messe noire du Rdpc dans le haut-Nkam
Le ministre de l’Eau et de l’énergie était déjà en campagne avant l’annulation des élections municipales dans son Haut Nkam natal.
Quotidien Le Messager/jeudi 6 septembre 2007
Les dieux sont décidément en train de tomber sur la tête du président de la commission départementale de supervision des élections pour le Rdpc dans le Haut Nkam. Le ministre de l’Eau et de l’énergie Jean Bernard Sindeu, ne sait plus à quel saint se vouer. La Cour suprême qui avait annulé les élections législatives dans le Haut-Nkam.
Et comme si cela ne suffisait pas, il a vu ces résultats annulés successivement par la Cour suprême pour ce qui est des législatives, et par la chambre administrative de cette même juridiction, vient d’annuler les municipales à Bafang, à Kekem et surtout à Bana, son village d’origine. Jusqu’à sa nomination, il occupait d’ailleurs le poste de 1er adjoint au maire à la commune de Bana. Au final, le Haut Nkam est le département dans lequel les élections ont le plus été annulées.
Trois communes, outre les législatives dans tout le département. Ceci pourrait paraître comme une déculottée du ministre, lui qui a besoin de bons points pour survivre politiquement.
Déjà, après son entrée au gouvernement, il avait reçu une première douche froide devant les députés. Au cours de son premier exercice de présentation du budget de son département ministériel, les représentants du peuple l’ont renvoyé revoir sa copie.
Replâtrage
L’annulation des élections législatives et municipales dans son département d’origine, met évidemment le ministre Jean Bernard Sindeu en difficulté. Le 1er septembre 2007, à Bana, il a organisé une collation qui s’est transformée en messe de minuit.
Les autorités traditionnelles et administratives du Haut Nkam étaient conviées à cette réunion. Au cours de celle-ci, les élites auraient demandé, en langue locale, aux autorités traditionnelles de tout faire pour que les résultats en faveur du Rdpc ne changent pas au lendemain du 31 septembre, sinon cela serait une preuve qu’il y a eu fraude. Pour bien faire passer le message, la simple présence des autorités administratives a suffit pour donner une allure officielle à cette demande.
Le préfet du Haut Nkam, Ivaha Diboua Samuel, joint au téléphone, confirme l’existence de cette réunion, et sa présence, mais précise qu’il n’était pas question pour lui de donner caution à une quelconque manipulation : “ Nous avons été invités à une collation chez le ministre Sindeu. Là on parlait en patois, et je ne peux pas savoir ce qui se disait. De toute façon, je donne ma parole que les élections se feront de manière transparente dans le Haut Nkam, et s’il y a des arrangements, les concernés seront pris à leur propre piège. Les gens n’ont qu’à bien se tenir, je veillerai personnellement à la transparence des élections ”, avertit-il.
Le sous-préfet de Bana, François Franklin Etapa pense de son côté que sa présence à une telle réunion allait de soi, du moment où c’est un ministre de la République qui était là. “ C’est un ministre en fonction, et en temps normal, sa présence dans notre territoire exige notre présence. Mais pour le cas d’espèce, le ministre avait demandé aux autorités qui auraient le temps de se joindre à lui pour une collation.
Nous étions là sans rien y comprendre. Ce que j’ai pu retenir, c’est que les élites se disaient entre elles qu’il fallait tout mettre en œuvre pour que les résultats ne changent pas, pour prouver qu’ils sont des travailleurs ”, dit-il.
Roland TSAPI
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vous aimez aussi trop sonder le peuple"on ne va plu reagir