Samedi 17 Mai 2008

actualité








Actualité

Attaque de Bakassi : La piste de l’attaque terroriste à Bakassi

Pour la presse nigériane, un groupe armé revenait d’une opération de kidnapping mission infructueuse sur une plate-forme pétrolière du Nigéria.

Le Messager / Jeudi 15 Nov 2007

Selon le quotidien This Day paraissant à Lagos, les autorités militaires à Abuja, la capitale nigériane, “ écartent l’armée nigériane de l’attaque, affirmant que le raid pourrait avoir été mené par le même groupe d’hommes armés qui avait précédemment attaqué une plate-forme pétrolière proche du lieu, une plate-forme exploitée par Exxon Mobil. ” Panapress, une agence de presse, donne plus d’informations sur l’itinéraire de ce groupe armé. Une cinquantaine au total, ils auraient, selon des sources policières, “ attaqué lundi le terminal Qua Iboe de Mobil d'Ibeno, dans l'Etat d'Akwa Ibom, dans le sud-est du Nigéria, tuant une femme enceinte. ” Le groupe appartiendrait aux mouvements de défense des intérêts du Delta du Niger. Arrivés à bord de vedettes à moteur, ils ont attaqué le poste de sécurité du terminal et engagé avec les soldats en faction une fusillade nourrie. Toujours selon l’agence de presse, la police a indiqué qu'après avoir pris le dessus sur les soldats, ils se sont emparés de leur bateau patrouilleur et de deux de leurs mitrailleuses avant de faire sauter le bateau à l'aide d'explosifs, mais n'ont pas accédé aux infrastructures pétrolières du terminal.
Nigérian tribune relève, citant une source gouvernementale nigériane, que les soldats nigérians avaient aussi été attaqués par le même groupe la semaine précédente.

Les soldats camerounais comme solution de rechange
Pour This Day, dans son édition d’hier 14 novembre, les soldats camerounais ont été tués lundi au cours d’une rude confrontation avec les “ militants du Delta du Niger qui retournaient à leur base après une frappe infructueuse sur la base opérationnelle de Exxon Mobil au Terminus Quoe Ibo, dans la région d’Ibeno, dans l’Etat d’Akwa Ibom. ” Pour le journal, le clash a eu lieu dans la zone poissonneuse de Ine Uyah ayant par le passé fait partie de l’Etat d’Akwa Ibom au Nigéria, aujourd’hui partie intégrante du Cameroun. Les soldats camerounais qui patrouillaient dans les eaux auraient aperçu des embarcations allant à une vitesse irrégulière. Leur tentative d’arrêter ces engins, dont ils n’avaient pas identifié les occupants, a tourné à l’échange des coups de feu. “ Les militants, dans près de onze (11) embarcations avaient essayé d’envahir une plate-forme de Exxon dans la même journée, mais l’opération a échoué. Une femme avait été tuée, et plusieurs autres personnes blessées durant la tentative. Apparemment furieux de l’échec de leur mission, les militants, sur leur chemin retour, ont décidé de déverser leur colère sur les soldats camerounais ”, relève le journal.

Après le drame de Bakassi
Nombre de soldats du Bbr tués lundi dernier habitaient aux environs de leur unité.
Six familles portent le deuil au quartier Tergal
`“ C’est mardi matin vers 10h que j’ai appris par le roi des Balengou, depuis Paris, que Berlin est mort à Bakassi. J’ai d’abord pensé à une mauvaise blague. Mais, la nouvelle a été confirmée peu de temps après par la visite d’un collègue de Berlin qui est venu à la maison. Il a expliqué qu’on ne pouvait me l’annoncer qu’après une vérification minutieuse des faits ”. Inconsolable, Blandine Dorette, 26 ans, est membre de l’une des six familles endeuillées du quartier, lundi 12 novembre, lors de l’affrontement avec un groupe d’assaillants. Depuis, son modeste logement est devenu un lieu de commémoration et de recueillement : “ C’est mon frère, nous sommes nés d’un même père, le chef Balengou. Je ne sais pas comment nous allons vivre sans sa présence. C’était un homme tellement agréable… ”
Au domicile de son feu frère, Djomou Berlin, Josiane est complètement abattue. Il en est de même pour Nadège, la nièce du défunt : “ C’était mon père. C’est lui qui m’a élevé. J’ai passé huit ans à ses côtés, quand il était dans le Nord ”, confie-t-elle avant d’écraser une larme. Quelques maisons plus loin, la famille du sergent Yinyang pleure toutes les larmes de son cœur. Le vaillant soldat est aussi tombé sur le champ d’honneur à Bakassi, en début de semaine.

Désarroi
Non loin du domicile des Djomou et Yinyang, au lieu-dit Carrefour Pamplemousse, une autre famille pleure son chef. Le sergent-chef Eweh George Bin, 46 ans, est aussi tombé lundi. Marceline, son épouse, est devenue “ muette ” depuis l’annonce de la triste nouvelle. Le choc est d’autant plus violent que son mari venait de passer quelques jours auprès d’elle : “ Papa était revenu de Bakassi le 30 octobre dernier. Il s’est approvisionné en nourritures et en a profité pour passer une petite semaine à la maison. C’est dimanche 4 novembre qu’il est reparti ”, raconte Michel, son fils aîné, étudiant à l’université de Buea. Un peu plus d’une semaine après avoir quitté Douala, la terrible nouvelle tombe : “ Il était environ 14 heures, mardi, quand un militaire est venu annoncer la mort de M. Eweh à Bakassi. Nous voulons savoir ce qui s’est réellement passé là-bas. ” Prudence est l’une des sœurs de Marceline, Mme veuve Eweh. Elle est persuadée que l’on ne veut pas dire la vérité sur les causes de la mort des soldats camerounais à Bakassi : “ Il y a trop de versions divergentes. Certains parlent d’une attaque surprise, d’autres d’un règlement de comptes après une transaction sur les armes qui aurait mal tournée. D’autres enfin évoquent l’hypothèse d’un piège tendu par des bandes rivales qui écument le Delta du Niger à la recherche du pétrole et des armes ”. Il est environ 16h45, mercredi 14 novembre. Deux femmes habillées en tissu pagne arrivent chez les Eweh. L’une d’elle informe qu’elle vient d’apprendre qu’une victime supplémentaire s’est ajoutée sur la liste des 21 morts : “ On vient juste de m’appeler de Limbe. C’est quelqu’un qui dit avoir échappé par miracle au carnage de lundi. Il a promis de nous dire toute la vérité aussitôt qu’il sera à Douala ”, affirme-t-elle. Info ou intox ? Difficile de le vérifier au moment où nous mettions sous presses.

Roland TSAPI et Jean-Célestin EDJANGUE

Réagir à cet article | Imprimer | Envoyer cet article à


Réaction de cheguevara
Le 2007-11-20 07:29:02

Le vrai terrosiste est à Etoudi




Nous vous recommandons de réagir dans le strict respect des conditions d’utilisation de ce site. «Ma liberté s’arrête là où commence celle d’autrui ». Les posts diffamatoires, injurieux, etc. seront automatiquement supprimés.


Vous pouvez réagir à cet article en laissant un bref
message qui sera ensuite affiché sous l'article :



Votre nom  

Nombre de caractères restant :

Associer une icône




Groupe Cameroun-Online - Régie publicitaire - Contact - Conditions d'utilisation

© Twmicronics.com 2006 - Tous droits réservés