Samedi 17 Mai 2008

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Douala : Les familles des victimes de Bakassi abandonnées

Elles attendent toujours le réconfort moral des autorités militaires après la mort de leurs parents.

Quotien Mutations/ Jeudi 15 Nov 2007

Le deuxième rendez-vous, celui d’hier mardi 14 novembre 2007 avec les autorités militaires au Bataillon blindé de reconnaissance (Bbr) à Douala n’a finalement pas eu lieu. Lequel bataillon paye le plus lourd tribut de la tuerie de lundi dernier à Bakassi avec un total de 16 militaires tués. "Pourtant, c’est eux qui nous ont demandé de nous retrouver ici ce matin pour suivre la communication du secrétaire d’Etat à la Défense", s’est lamenté au bout de trois heures d’attente sans suite un des parents des 21 soldats camerounais abattus lundi dernier à Bakassi. A l’instar de cet homme, ils étaient une cinquantaine au total à prendre place sous un des hangars au Bbr où des chaises avaient d’ailleurs été apprêtées pour cette circonstance. Les responsables militaires avaient également pris la peine d’installer un appareil de musique qui distillait continuellement de la musique religieuse entrecoupée de messages bibliques dans l’espoir de soutenir ces cœurs éplorés. De temps en temps, l’on pouvait entendre des cris de douleurs, des lamentations déchirer l’air. Aucune autorité militaire n’est venue dire un seul mot à ces hommes, femmes de tous les âges et enfants frappés par la perte d’un des leurs. Las d’attendre, ceux-ci, tout enragés, ont quitté le camp militaire Bbr.

"Vous voyez si nous étions vraiment attendus ici, quelqu’un serait venu nous demander de regagner nos places et attendre la communication", a déclaré le jeune frère de Djomo, soldat en service au Bbr, tué à Bakassi. Au grand portail, un des militaires en faction furieux va même intimer l’ordre à ces familles de s’éloigner des lieux. "Allez loin, personne ici", a-t-il lancé, son arme en bandoulière. L’air totalement désespéré, les uns vont prendre le chemin retour de leur domicile, tandis que les autres mettront le cap sur l’hôpital de la garnison militaire où les corps des 21 soldats camerounais froidement abattus ont été acheminés après l’attaque. A l’hôpital militaire, l’agitation et les bousculades de la veille sont tombées d’un cran, le personnel de service a repris ses activités, les familles sont plus ordonnées. Dans le bar situé au camp, quelques hommes en tenue devisent sur ces malheureux événements et prennent apparemment sans aucun souci le pot de l’amitié.

Dehors, à l’entrée principale du bâtiment baptisé haut standing où la dizaine de soldats rescapés de l’attaque de Bakassi ont été conduits, parents, frères et sœurs se sont regroupés, le visage un peu moins triste. "Le plus difficile était d’accueillir les blessés. Une fois informés de cette attaque, nous avons pris des dispositions nécessaires pour les recevoir. A leur arrivée, ceux-ci présentaient toutes formes de traumatisme, plus de la moitié avait encore des balles logées dans les corps", a expliqué sous anonymat un médecin militaire en service à la garnison.
Aussitôt les blessés reçus, les deux blocs opératoires de la garnison ont été mis à contribution et des soins intensifs immédiatement administrés aux rescapés. "Il faut avouer que les frayeurs sont passées, la vie des blessés est désormais hors de danger", a ajouté la même source avant de filer à l’intérieur du bâtiment. Malgré ces assurances, du côté des parents, c’est toujours l’angoisse. "J’ai pu dire deux mots à mon frère. Il se porte apparemment bien, Dieu merci", a déclaré une jeune fille au milieu de la foule.

A la morgue de la Garnison militaire située derrière le haut standing où les 21 corps en provenance de Bakassi ont été déposés, c’est le silence contrairement aux pleurs et lamentations de la veille. Pour l’instant, les autorités militaires ont choisi d’attribuer à ces corps des numéros d’identification. "Il fallait parer au plus pressé, recevoir les corps, les traiter et les ranger dans les coffres. D’ici peu de temps, il sera procédé à l’identification complète des corps. Puis, suivra leur remise aux familles", a souligné un employé à la morgue. Au sein des familles, la grande interrogation, c’est de savoir à quand la restitution des corps pour inhumation? "Le moment venu, tous seront informés. Un peu de patience", leur répond-on à tour de rôle.

Dippah Kayessé

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Réaction de ahidjo
Le 2007-11-20 07:26:11

Le Cameroun est mal parti. Un problème suffisant grave, le président de la république ne s'exprime pas à la télé pour expliquer et calmer le peuple. Vous les camerounais là vous êtes même comment. vous n'êtes pas gouverné chercher un autre président


Réaction de sakina
Le 2007-11-17 15:30:45

est ce que biya dit pour tout ces victimes si c'était un de ses enfants qu'à allé t-il faire comme c'est ls enfants des autres ils sens fous qu'il y a une complicité de nos officiers dans cette affaire car nous savons que nos officiers entretiennent un traffic d'armes de guerre avec certains mercenaires basés quelque part en mer.Que les ames de mes camarades se reposent en paix.


Réaction de sakina
Le 2007-11-17 15:27:41

est ce que biya dit pour tout ces victimes si c'était un de ses enfants qu'à allé t-il faire comme c'est ls enfants des autres ils sens fous qu'il y a une complicité de nos officiers dans cette affaire car nous savons que nos officiers entretiennent un traffic d'armes de guerre avec certains mercenaires basés quelque part en mer.Que les ames de mes camarades se reposent en paix.


Réaction de moi au senegal
Le 2007-11-16 15:35:55

Que le sommeil soit avec le l'armée camerounaise! AMEN Ils comprendront que la polique de popol n'est bonne pour personne, meme si on touche les gros salaires!


Réaction de moi au senegal
Le 2007-11-16 15:31:45

Le revers de la medaille Pour s'assurer une vie bien paisible à Etoudi , popol a endormi l'armée camerounaise en leur donnant toutes sortes d'avantages.voilà ils ont dormi jusqu'aller continuer le sommeil dans une zone hautement sensible comme rio del rey(BAKASSI) vive ple sommeil!opol et sa politique de la mouche tsé tsé.


Réaction de Akondok Jean Calvin
Le 2007-11-16 12:30:57

...pour l'Etat du Cameroun refuse de dire la vérité et toute la vérité dans cette affaire?nous savons que les millitaires Camerounais avaient été désarmés et cela se passe chaque fois que nous allons à Bakassi;je pense qu'il y a une complicité de nos officiers dans cette affaire car nous savons que nos officiers entretiennent un traffic d'armes de guerre avec certains mercenaires basés quelque part en mer.Que les ames de mes camarades se reposent en paix.


Réaction de Tan
Le 2007-11-16 10:33:55

Paul BIYA tu dis quoi dans tout ça?


Réaction de Le Liberateur
Le 2007-11-16 06:21:16

mon pays va mal




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