Actualité
Affaire de 280 millions : Cinq cadres des impôts chez le procureur
Déférés au parquet d’instance hier, ils auraient été placés sous mandat de dépôt en début d’après-midi.
Quotidien Mutations/ Jeudi 15 Nov 2007
La brigade des contrôles économiques de la direction de la police judiciaire (Dpj) au quartier Elig Essono qui a procédé à la confrontation des cadres et agents des impôts impliqués dans l’affaires de la tentative de détournements de 280 millions de Fcfa, jeudi, 08 novembre 2007, a bouclé mardi, 13 novembre dernier la première partie de son enquête. C’est ainsi que certains de ses éléments ont conduit hier, 14 novembre, dans les services du procureur, messieurs Mohamadou Mamadou (actuellement chef du centre principal du Centre extérieur), Jean Paul Menguele (chef du centre principal des impôts de Douala V), Assembe Evina (chef du centre des impôts de Bonabéri), Ze Nka (chef de la cellule de gestion, devenu inspecteur de gestion), et Théodore Bounougou (agent temporaire chargé de localisation).
Selon des informations glanées au palais de Justice de Yaoundé centre administratif et la Dpj, après avoir ordonné la garde à vue des mis en cause mardi, le procureur aurait placé ces cinq employés des impôts sous mandat de dépôt. Cette information émanant des sources proches du dossier, n’a pu être confirmée par les services du procureur tard hier soir. En face, parents et amis des concernés étaient restés injoignables eux aussi. Toujours est-il que, les cinq présumés inculpés de cette de tentative de détournement ont été longuement entendus à la Pj le 08 novembre dernier. Devant les enquêteurs de cette direction de la Sûreté nationale comme face l’Agence nationale d’investigations financières (Anif), les suspects étaient appelés à confronter leurs vues pour que le premier niveau de lumière jaillissent des charges de tentative de détournement de 280 millions de Fcfa relatifs aux remboursements des crédits de Tva.
Instruction
Au cours de cette audition houleuse, il est constamment revenu que seul l’agent temporaire de localisation Théodore Bounougou n’était pas au courant de ce tramaient ses patrons dont Assembe Evina, son chef du centre qui lui a donné l’instruction de faire la localisation de la société Bih Maria de Bafoussam, sur Douala V à Bonabéri. Si ce qui peut être considérer comme la naïveté de M. Bounougou, ne le dédouane pas totalement, les dénégations des quatre cadres impliqués dans cette affaire, n’auront été que d’un faible secours aux mis en cause si l’on s’en tient aux bruits de couloir sarcastiques d’une source proche du dossier. A l’origine de cette affaire qui date d’il y a plus de six mois, Bih Maria, une entreprise supposée domiciliée à Bafoussam dans la province de l’Ouest Cameroun. Selon plusieurs sources à la direction générale des impôts à Yaoundé, les mis en causes ont organisé un remboursement frauduleux en faveur de ladite entreprise. C’est ainsi qu’ils lui trouveront une fausse localisation dans la localité de Bonabéri à Douala cependant que son compte principal sera domicilié dans un établissement de micro crédit.
Or le personnel en charge du dossier la banque centrale des Etats de l’Afrique centrale (Beac) qui doit piloter l’opération de décaissement des fonds, fait remarquer des irrégularités tant cette institution ne débloque pas en faveur des établissements d’épargne et de crédit, un certain montant. C’est ainsi qu’un examen plus approfondi du dossier permet la découverte du pot aux roses. A la direction générale des impôts, où l’affaire rejaillit, les investigations en interne durent six mois. La transmission du dossier à la police judiciaire et à l’Anif a elle aussi, nécessité une nouvelle phase de l’enquête qui s’est enrichie le 25 octobre de la première de la série des auditions dont le premier membre du réseau a été entendu pendant au moins, cinq heures de temps. Les jours qui suivront, seront eux aussi riches en révélations. Et c’est pour entendre tous les concernés qu’ils étaient à nouveau à la police judiciaire jeudi dernier. Hier, mercredi 14 novembre 2007, ils ont été déférés chez le procureur de la République placés sous mandat de dépôt selon de sources policière une indiscrétion recueillie au palais de justice à Yaoundé centre administratif.
Léger Ntiga
|
|
|




pourquoi l'epervier ne plane pas sur les dirigeants de notre petrole?(TRADEX SNH et autres), quand on sait comment ils bradent ce patrimoine en complicite avec les pays voisins RCA où se fait echange petrole contre diamant. ce petrole appartient à tous les camerounais, qu'ils le sachent.
L'argent n'est qu'une commodité qui nous est prêtée pendant que nous sommes sur terre!
grace à laquelle nous pouvons acheter le bonheur et l'élévation de l'esprit;à condition que nous nous en servions pour aider les autres et non pour les entasser dans les coffres de banques!
Hors de ce monde de valeurs érronées,la richesse ne signifie RIEN!
Et l'homme qui aura vécu pour lui seul.....aura été un pauvre d'esprit!