Lundi 12 Mai 2008

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Bakassi: Le récit d’une tragédie

L’attaque s’est déroulée en quelques minutes. Les assaillants n’ont pas fait de quartier. Le bilan est lourd. Les corps des victimes camerounaises sont à Douala. Deux officiers (subalterne et supérieur) parmi les victimes.

La Nouvelle Expression/ Jeudi 15 Nov 2007

La Nouvelle Expression l’a annoncé en exclusivité dans son édition d’hier. De vaillants soldats camerounais, 21 au total, sont tombés sur le champ d’honneur à Bakassi. Cette presqu’île à la frontière sud-ouest du Cameroun avec le Nigéria. Selon des informations en provenance du théâtre des événements, lundi, vers 14 h 30, entre 50 et 100 individus en civil sont arrivés à bord de sept grandes pirogues “ hors bord ”, dans un des campements des militaires camerounais situé entre les localités Rio Del Rey et Isanguele. Ils ont sauté à terre comme de vrais mercenaires. Armés de fusils d’assaut automatiques, ils ont ouvert le feu, sans sommation, sur les militaires camerounais.

Des témoignages concordants attestent que lorsqu’ils se sont approchés des victimes, ils se sont assurés que tous ceux qui sont tombés sont bien morts. Et ils auraient entrepris de loger une balle dans la tête de chacun (comme l’attestent les premiers examens effectués sur les dépouilles), pour s’assurer qu’ils sont effectivement morts. Comme si cela était le mobile principal de leur expédition, ils ont pris la direction du dépôt d’armes et de munitions dont ils ont forcé l’entrée et se sont ravitaillés. C’est alors qu’un autre détachement de miliaires, qui campaient à quelques centaines de mètres de là, a ouvert le feu sur eux au moyen d’une arme collective. Pris de court, les assaillants auraient battu en retraite avec le butin qu’ils ont pu attraper. Ils auraient enregistré une dizaine de morts, comme l’indiquera, hier soir, le communiqué de la présidence de la République ci-contre.

Missions de police
Un officier camerounais qui a requis l’anonymat explique pourquoi les militaires camerounais pouvaient être aussi surpris : “ Il faut dire que depuis l’accord de Greentree qui renforçait la “ camerounité ” de Bakassi, les autorités camerounaises ne considéraient plus Bakassi comme un véritable front de guerre. Et nos éléments y effectuaient essentiellement le maintien de l’ordre et les travaux de génie civil pour réhabiliter ou construire des infrastructures sociales. Par conséquent, il fallait éviter que tout incident vienne du côté camerounais. C’est ainsi que les hommes en tenue qu’on y envoyait, majoritairement des hommes avec des missions de police et non de guerre, étaient désarmés dès leur arrivée. Et ne portaient les armes chargées que ceux qui étaient en mission spéciale dans certaines localités sensibles de la région. C’est peut-être l’erreur de bonne foi que notre armée a commise ”. Justement, et selon des sources crédibles, l’attaque se serait produite, d’après des sources concordantes, quand les militaires ayant démonté leurs armes étaient en train de les nettoyer. A en croire les mêmes sources, les hommes attendaient l’arrivée d’un haut cadre de “ l’opération Delta ” qui stationne à Bakassi. Une raison supplémentaire qui les aurait “ endormis ” à l’approche des assaillants.

Dans la nuit du 12 au 13 novembre (hier), les morts et les blessés ont été acheminés à la garnison militaire de Douala. La dizaine de blessés a été immédiatement prise en charge. Le personnel médical s’est attelé toute la nuit à conditionner les corps pour les conserver à la morgue. L’opération s’est terminée en mi-journée, hier. Toute la journée, les hauts gradés des forces de l’ordre ont défilé sans cesse à la garnison. Le secrétaire d’Etat à la Défense, Jean Baptiste Bokam, revenu de Kumba où il s’est rendu après les sanglantes émeutes de la semaine dernière, y a fait aussi un tour.

Deuil
Selon des informations confidentielles glanées ici et là, on sait, par exemple, que parmi les victimes, figureraient le capitaine Tidike et le commandant Metiegue. Ce dernier effectuait la mission de Bakassi pour la première fois. Les autres victimes viennent de différentes unités à travers le pays, particulièrement Edéa, Ekondo Titi, Yaoundé, la Base navale de Douala et, surtout, 15 éléments du bataillon blindé de reconnaissance (Bbr) de Douala. A cette dernière base militaire, on porte le deuil depuis hier. Un espace d’une centaine de places y a été déjà aménagé pour accueillir les proches des victimes, avides des nouvelles. Pour l’heure, les premières pistes s’orientent vers les bandes armées du Delta du Niger, au sud-est du Nigéria, réputée pour leur sabotage des plates-formes pétrolières et les enlèvements spectaculaires des hommes qui y travaillent.

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Réaction de Jean Akoa S/C
Le 2007-11-29 09:33:35

Quelles sont les frais raisons de cet attaque. Est-ce une vengeance ou un reglement de compte. Y avait-il un quelconque arrangement entre les deux camps? Dites-nous. La nation toute entiere a besoin de savoir la verité dans cet affaire.


Réaction de Eric
Le 2007-11-28 19:52:33

(will) cameroun-online.com est le seul site qui a publié les noms des gens qui sont morts. javais déjà lu ça ici. il faut rechercher l'article


Réaction de CONSTANCE
Le 2007-11-25 12:22:54

UN ADAGE CONNU DE TOUS DIT CECI QUI VEUT LA PAIX PREPARE LA GUERRE,POUR QUELLE RAISON AVAIT-ON DECIDE DE RETIRER LES MUNITIONS AUX MILITAIRES,FAISONS TRES ATTENTION QUE L ENQUETE NOUS FASSE DES REVELATIONS


Réaction de WILL
Le 2007-11-23 12:39:49

La situation qui s'est passée à Bakassi est touchante et même déplorable. mais ce qui choque le plus c'est que l'on ait passé sous silence l'identité des vaillants citoyens sacrifiés par le laxisme qui nous caractérise tous au Cameroun.Il n'est d'ailleurs pas tard pour réparer ce tord, surtout de la part des journalistes qui sont chargés d'investiguer et d'informer le peuple.la première vérité qui intéresse est celle de savoir qui sont ceux là qui sont morts, le reste viendra après.ADIEU CHERS SOLDATS, LE CAMEROUNAIS QUE JE SUIS EST FIER DE VOUS ET NE VOUS OUBLIERA PAS.


Réaction de Gerard
Le 2007-11-21 08:06:35

Les gens ont vite fait de crier victoire à Bakassi ! en voila les conséquences. Il faut comprendre qu'il existe souvent un grand fossé entre le terrain diplomatique et le terrain militaire... Biya et ses acolites brandissent Bakassi comme un trophé de leur boiteuse diplomatie et veulent s'appuyer dessus pour confisquer le pays pendant sept nouvelles années ! HONTE A NOUS, HONTE AU CAMEROUN !


Réaction de un sous of
Le 2007-11-20 07:18:58

Le Mindef doit démissionner. Il est hors de question qu'on continue à nous maintenir à Bakassi sans munition dans nos armes. C'est une situation que mes collègues et moi décrions depuis que nous y étions. Le peuple doit être informé. Personne ne veut parler depuis parce qu'on a peur de la prison militaire. Si nos officiers supérieurs peuvent comprendre. C'était prévisible. Vivement qu'on autorise les gars qui sont encore là bas à avoir les munitions dans les armes. Le terrain est très risqué.


Réaction de Bibi
Le 2007-11-17 01:14:09

Les informations ici présentées paraissent concordentes, mais jusque là, il y a du doute et du regret. Y a t-il mieux que vous les militaires, hommes de terrain, pour savoir jusqu'où la situation de Bakassi restait encore à haut risque malgrès le calme apparent. Autrement dit, l'affaire bakassi est gérée militairement par des soit disant Grands Officiers qui ignorent tout du terrain, puisque les explications font croire cela. Combien de corps de renseignement disposent le Cameroun?, jusque là rien. C'est honteux et comme quelqu'un disait l'armée est à l'image du pays : en vacance. Si c'est pour garder Biya, dès il est justifier qu'on ait tout un corp d'armée pour un seul individu.




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