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Traitement : "Les simples députés" revendiquent plus d'argent

Des tracts circulent sur leur volonté de voir leurs émoluments et indemnités prendre du volume.
Quotidien Mutations/ Vendredi 16 Nov 2007
" C'est maintenant ou jamais l'occasion pour nous de faire monter les enchères, car nous savons que notre législature ne sera pas comme les autres ". Celui qui s'exprime en ces termes sous anonymat est un élu Rdpc. Interrogé à la suite de la publication d'un tract qui réclame la revalorisation des indemnités des députés à l'Assemblée nationale, il affirme avoir " reçu la correspondance comme tous (ses) collègues dans (ma) boîte à lettres à l'Assemblée nationale ". Pour lui " simple député ", parce que n'étant pas membre du bureau, il déclare approuver cette initiative qui viendra " légèrement compenser une situation de deux poids deux mesures pour des gens élus au cours de la même élection ". Sur le contexte auquel il fait allusion, il signale " l'appel de Monatélé du 6 novembre 2007 " dont l'un des signataires n'est autre que M. Jean Bernard Ndongo Essomba, notre président de groupe parlementaire ".
Ils sont presque tous unanimes à reconnaître, même s'ils ne veulent pas le faire à visage découvert comme d'autres, que les textes signés le 11 septembre 2007 par Djibril Cavaye Yeguie, le président de la Chambre, posent problèmes. S'il semble n'apporter que des modifications à un texte similaire signé il y a 14 ans par le même homme, celui cité plus haut relève les montants des sommes alloués à certaines personnalités de l'Assemblée nationale pour l'acquisition de véhicules de fonction. Il s'agit en fait de " primes non remboursables ", comme le précise l'hebdomadaire Repères dans sa livraison de mercredi dernier. 60 millions de primes pour le président de l'Assemblée nationale, contre 50 millions pour son premier vice président, et 45 millions pour chacun des cinq vices présidents. 40 millions pour chacun des quatre questeurs et 35 pour chacun de ceux qui ont été désignés secrétaire du bureau de la Chambre. Pendant ce temps, les autres députés devront se contenter d'un crédit remboursable d'une valeur de 8 millions de francs.
Donnant-donnant
Des véhicules, comme l'affirme une source à l'Assemblée nationale, "vont être alignés sur le modèle de ceux des Conseillers de la Cour suprême ". Histoire de créer l'harmonie lors des sorties officielles, notamment au boulevard du 20 mai à l'occasion de la fête nationale ou au Palais de l'Unité.
Il faut dire qu'en plus des membres du bureau de l'Assemblée nationale, sont également concernés par " cette manne " que " distribue " Cavaye Yeguie Djibril, le secrétaire général de la Chambre, ses deux adjoints et le directeur de Cabinet du président de l'institution. Des décisions qui ont toutes été validées par … les membres du bureau, principaux bénéficiaires. On n'est jamais mieux servi que par soi même !
Quid des autres ? La plupart de ceux rencontrés affirment avoir reçu chacun dans sa boîte un tract appelant à l' " amélioration des indemnités des députés ". Les propositions dans ce sens sont claires : faire passer la solde brute des députés de 899.915 francs à un peu plus de 1,3 million de francs Cfa. Si de l'avis de ces élus il ne s'agit pas de la création de nouveaux avantages, mais de l'augmentation de ceux existant déjà (secrétariat, " réception ", logement, électricité…).
Il est également souhaité une revalorisation de l'enveloppe des microprojets qui devraient passer de 8 à 12 millions de francs par an, pour une répartition d'un million de francs par mois. Il est donc question de " faire monter les enchères " comme l'a indiqué notre interlocuteur plus haut. Au moment où les sections Rdpc à travers le pays et les élites de ce parti multiplient les " appels " à la révision de la constitution pour la suppression de la limitation des mandats présidentiels, et après les multiples appels de Paul Biya à la constitution d'une " confortable majorité " à l'Assemblée nationale, certains sont de plus en plus tentés de penser que cette initiative, s'il elle s'avérait fondée, passera par l'Assemblée nationale. Il serait donc question pour ces élus d'accorder un nouveau bail à Paul Biya contre leur confort matériel. Une technique chère à Simon Achidi Achu.
Mais des questions fusent de plus en plus au sujet de la coïncidence des textes signés par Cavaye et les tracts dans les boîtes des élus. Les auteurs des premiers ne seraient-ils pas aussi les rédacteurs des seconds ? Histoire de contenter tout le monde.
Jean Francis Belibi
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handle ta position c koi tu te contredis mm ds tes propos? kan j ouvre un lien c pr lire les vrais wés tocard et toi nat tu viens d arriver ton village se porte bien? on verra tt ici lol et tant pi si ca gate ca gate!!!
OK ! Puisque les "Elus du Peuple" veulent (re)devenir des "DEPUTES ALIMENTAIRES" c'est une très bonne chose ! Une Assemblée Nationale VENTRILOQUE qui nous dit aujourd'hui qu'elle a toujours faim, qu'elle doit encore manger, manger, et toujours...manger ! C'est bien. Ainsi la MANGECRATIE est en marche ! Ce n'est jamais beaucoup, parce que ça n'a jamais suffit. IL FAUT AUGMENTER L'ARGENT, LES AVANTAGES, DONNER LES VOITURES NEUVES, A MANGER, A BOIRE, et pour agrémenter tout cela, recruter même LES YOYETTES à l'Hôtel des Députés, parce que comme vous le savez, quand l'homme a fini de réclamer LE VENTRE et qu'il est bien servi, il va naturellement passer aussi LE BAS VENTRE !!! Ce sont là les BONNES CONDITIONS pour..."voter les lois" au CAMEROUN désormais !
Ces opportunistes sont à plaindre.