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La colère des étudiants camerounais de Guinée

Ils ont exprimé leur mécontentement face à la délégation qui s'est rendue en Guinée.
Le Jour / Lundi 24 Mars
Le vendredi 23 mars 2008, aux environs de 16 h est arrivée une délégation camerounaise du ministère des Relations extérieures avec à sa tête l'ancien ambassadeur du Cameroun en Afrique du sud et le ministère de l'Enseignement supérieur.
A leur arrivée, ils ont été accueillis par le Président de l'Amicale des élèves et étudiants Camerounais en Guinée (AEECG) et conduits à l'hôtel Camayenne. Le soir du même jour, ils ont assisté à la veillée qu'organisent les étudiants camerounais depuis le lundi 17 mars 2008 dans la salle de conférence de l'Université. A la fin de la veillée du jour (à environ 22h), par la voix de Madame Eno, ils ont adressé le message de soutien du gouvernement camerounais et annoncé l'arrivée du ministre Jacques Fame Ndongo par vol direct le lendemain matin. Mais très vite, les choses ont dégénéré, car les étudiants, énervés, n'ont pas perdu du temps pour manifester de vive voix leur mécontentement face à la lenteur de leur réaction et au désintéressement qu'ils affichent quant à la situation estudiantine des Camerounais en Guinée. Certains sont allés juste en face de Madame Eno pour crier leur colère au cours de la cérémonie qui s'est tenue un peu plus tôt en journée. Elle était forte en émotion. Pendant celle-ci, les autorités universitaires ont promu à titre posthume au titre de doctorat d'Etat en médecine et d'ingénieur polytechnicien, les étudiants disparus les plus avancées et ont décerné un satisfecit aux étudiants les moins avancés. L'entretien avec les étudiants camerounais s'est achevé en queue de poisson, car sous la menace des étudiants, les membres de la délégation venue de Yaoundé ont trouvé plus sage pour eux de quitter immédiatement les lieux.
Le samedi 24 mars 2008, après concertation avec le président de l'Amicale et une rencontre avec les autorités universitaires madame Eno décide d'entretenir de nouveau les étudiants, devenus plus calmes, à 8h30 à l'Amphi A1 de l'université. Pendant cet entretien, une série de doléances lui est soumise, à savoir : le désir de voir les proches des victimes bénéficier d'un billet d'avion aller et retour pour Conakry et des frais de déplacement vers leurs familles respectives, le désir de savoir sous la tutelle de qu'elle ambassade dépendent les Camerounais de Guinée (Côte d'ivoire ou Sénégal), le désir d'avoir un appui financier annuel pour tout étudiant camerounais de Guinée.
Au terme de cette rencontre, une somme de 6000 euros a été remise à l'Amicale, dont 3000 euros pour le fonctionnement de l'association et 3000 euros pour la gestion de la crise. Par ailleurs, une enveloppe devrait être remise aux rescapés. A 11h, le ministre Fame Ndongo, reçu respectivement par le ministre de l'Education et le premier ministre Lansana Kouyaté.
Après leur rencontre, il s'est dirigé vers l'aéroport international de Conakry, où l'attendaient les étudiants camerounais, avec les dépouilles des disparus, .Après une brève rencontre avec les étudiants (5min environ), il a quitté le sol guinéen avec les corps et les proches des victimes. Il était alors 15 h02.
Sidibé Diallo à Conakry
(Correspondance particulière)
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Oh prince un peu de bon sens. Les etudiants ne reclament que ce devrait etre fait dans un etat moderne. Et prochainement reflechi avant d'ecrire des sottisses pareil, le camerounais a besoin maintenant plus qu'avant des forces critique constructive.