Vendredi 16 Mai 2008

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Primaires américaines: le temps et les comptes jouent contre Hillary Clinton

Après un "break" de plusieurs semaines, la course à l'investiture démocrate pour la présidentielle américaine entre mardi dans sa dernière ligne droite: une succession de 10 primaires qui va clore le bal des prétendants, Barack Obama et Hillary Clinton, avec en lever de rideau, mardi, un scrutin crucial dans l'Etat de Pennsylvanie.

AP/ Dimanche 20 avril

Pour Hillary Clinton, l'enjeu de Pennsylvanie est simple: soit elle l'emporte, comme les sondages semblent le prédire, et elle s'accorde un répit, soit elle échoue, et elle risque d'être définitivement distancée.

Des 10 dernières primaires démocrates prévues entre mardi et le 3 juin, celle de Pennsylvanie (nord-est) est la plus importante par le nombre de délégués en jeu, 158, soit environ 28% des 566 délégués restant à attribuer. Hillary Clinton se présente à cette primaire avec un retard de 138 délégués sur Barack Obama (1.508 contre 1.646), selon un nouveau décompte effectué par l'Associated Press.

La sénatrice de l'Etat de New York était créditée d'une avance de plus de 10 points sur son adversaire dans cet Etat voisin du sien, apparemment taillé sur mesure pour elle, mais cet avantage s'est réduit dans les derniers jours. Hillary Clinton a impérativement besoin d'une victoire confortable pour rester en course. Une défaite ruinerait de fait ses chances de décrocher l'investiture démocrate, et même un succès étriqué serait perçu comme un gain tactique pour Barack Obama.

Les délégués étant attribués à la proportionnelle lors des primaires démocrates, l'ex-Première Dame doit réaliser de bonnes performances dans les 10 dernières épreuves pour espérer réduire son retard. Inversement, il suffit à Obama de maintenir son taux de réussite moyen depuis le début de la campagne (53%) pour terminer le marathon des primaires avec une nette avance sur son adversaire avant la convention démocrate du mois d'août à Denver (Colorado).

Pour décrocher l'investiture démocrate à Denver, il faudra obtenir le soutien d'au moins 2.025 délégués. Il est désormais acquis qu'aucun des deux prétendants ne sera en mesure d'atteindre ce seuil le 3 juin, date des deux dernières primaires.

Mais, si Obama reste sur sa lancée des précédentes primaires (53%), il disposera au final d'au moins 1.945 délégués, soit à seulement 80 du nombre requis. Même si lui et Clinton se partagent équitablement les 566 délégués restants, il ne lui manquera plus que 100 voix de délégués pour décrocher la candidature démocrate à Denver.

En fait, il faudrait que Clinton rafle 65% des délégués en jeu dans les 10 dernières primaires pour faire jeu égal, en bout de course, avec le sénateur de l'Illinois, un score qu'elle n'a réalisé qu'une fois, jusqu'à présent, dans l'Arkansas, Etat dont son mari, Bill, a été gouverneur pendant plus de 10 ans avant d'être élu président des Etats-Unis. Obama, lui, devrait s'adjuger 67% des 566 derniers délégués pour atteindre la barre des 2.025 requis.

C'est donc le vote des "superdélégués" démocrates qui fera pencher la balance dans un sens ou dans l'autre à Denver. Les superdélégués sont ces délégués non élus, qui ne sont liés par avance à aucun des deux candidats et auront la liberté de vote à la convention. D'où les efforts de Hillary Clinton pour séduire ce super-électorat en se présentant auprès de lui comme la plus "éligible" des leaders démocrates. Mais, pour l'instant, rien n'indique que cet argument les ait convaincus.

Après la Pennsylvanie, les autres primaires seront, par ordre d'importance: la Caroline du Nord (115 délégués en jeu le 6 mai, avec un net avantage à Obama), l'Indiana (72 le 6 mai), Porto Rico (55 le 1er juin), l'Oregon (52 le 20 mai), le Kentucky (51 le 20 mai), la Virginie-Occidentale (28 le 13 mai), le Montana (16 le 3 juin), le Dakota-du-Sud (15 le 3 juin) et Guam (quatre le 3 mai).

David Espo

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Réaction de RDPC FOREVER
Le 2008-04-21 14:16:59

Les Camerounais m'étonnent avec leur engouement pour cette campagne et leurs arrières pensées racistes pro-OBAMA. Que savent-ils des intentions coloniales d'OBAMA envers l'Afrique. Croient-ils que la Présence d'OBAMA à la Maison Blanche sera bénéfique à l'Afrique? Rien n'est moins sur. De grâce, gardons nos pieds sur terre et soyons en état d'alerte. Il ne faudrait pas que l'investiture ou l'élection d'un métisse à la Maison Blanche nous fasse baisser la garde. Les Américains sont des colons comme les français ou les anglais; l'important c'est de garder la tête froide.




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