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Climat des affaires au Cameroun : corruption, première gangrène et premier obstacle à l’investissement

Cameroun-online 19 avril 2008
Le Commonwealth Business Council, en partenariat avec le gouvernement camerounais, a organisé trois jours de réflexion (du 15 au 17 avril 2008) à Yaoundé pour sortir le monde camerounais des affaires de l’impasse. Le deuxième forum d’investissement du Cameroun s’est aussi attardé sur des questions de financements des projets et de l’énergie.
Après le premier forum qu’il a organisé en décembre 2006, Le Commonwealth Business Council (CBC) a encore convié l’ensemble des acteurs économiques à passer au scanner l’environnemental économique du Cameroun. Durant les trois jours de réflexion, les opérateurs économiques ont identifié la corruption comme la première barrière qui entrave le développement des entreprises et décourage les investisseurs étrangers pourtant attirés par les grandes potentialités qu’offre cette Afrique en miniature qu’est le Cameroun. A la mesure des dégâts que la corruption cause dans leur sphère, les opérateurs économiques n’ont pas manqué de mots pour désigner ce mal. Le Directeur Général de Alucam (Aluminium du Cameroun), Raphaël Titi Manyaka parle d’un monstre qui effraie la communauté des investisseurs, tandis que Tagbo Agbazue, spécialiste de la gouvernance en entreprise, décrit la corruption comme un fléau plus dévastateur que le vih/sida.
Tous les opérateurs économiques s’accordent cependant à dire que le mal est si profond qu’il faudrait un mouvement d’ensemble pour le combattre mais avec le nécessaire appui des pouvoirs publics. C’est fort de cette doléance que le Vice- Premier Ministre, Ministre de la Justice Garde des Sceaux, Ahmadou Ali a énuméré les actions gouvernementales pour lutter contre la corruption. L’Agence Nationale d’Investigation Financière (ANIF), la Commission Nationale Anti-Corruption (CONAC), et la loi sur la déclaration des biens sont autant d’instruments pensés par le gouvernement pour éradiquer le mal qui continue de faire des ravages. Néanmoins Ahmadou Ali a rassuré les acteurs économiques quant à la continuité du combat en citant l’interpellation de certaines personnalités qui se sont « montrées indélicats dans la gestion des biens et deniers publics ».
Le Forum du CBC a aussi abordé d’autres problèmes cruciaux touchant au climat général des affaires. Ce dernier connaît un début d’embellie rendu possible, selon Ahmadou Ali, grâce à certaines mesures comme l’exonération de la TVA sur les importations de matériels destinés à la construction pendant la phase de mise en place des projets, et l’exonération de la patente durant les deux premières années pour les entreprises en création. En bonne place aussi durant le deuxième Forum d’Investissement du Cameroun : la question de l’énergie électrique. Les chefs d’entreprises se plaignent de son offre insuffisante qui limite leurs capacités de production. « Non seulement ça rallonge les délais au niveau de la production mais aussi ça pénalise les investisseurs au niveau des coûts. Nous sommes obligés de trouver des solutions énergétiques plus compliquées donc plus coûteuses »,se plaint un opérateur économique. Un problème que reconnaît Jean David Bile le Directeur Général de Aes-Sonel, l’unique société chargée de la fourniture de l’électricité au Cameroun. « Je pense qu’avec le temps on va se perfectionner », a t-il conclu.
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QUEL CADRE JURIDIQUE?LE SOCIAL EST LA STABILITÉ ÉPHÉMÈRE DU CAMEROUN.MAIS NOUS AVONS LA VOLONTÉ DE VENIR BÂTIR DANS NOTRE PAYS LE TOURISME PROFESSIONNEL,LE TRANSPORT,LE CLIMAT A LUI SEUL EST UN FACTEUR POSITIF.SI LE GOUVERNEMENT ALLÉGEAIT ET FACILITAIT LES DÉMARCHES ADMINISTRATIVE POUR LES AUTORISATIONS ET LES LICENCES DANS LES SECTEURS PRÉCIS .NOTRE PAYS RESTE ET A DES ATOUTS INDÉNIABLES SEULEMENT IL Y A TOUJOURS CET HANDICAP LA MENTALITÉ ET L'ESPRIT PATRIOTIQUE.