Actualité
Les étapes de la démocratisation du Cameroun après la défaite de Paul Biya à la prochaine présidentielle.

L’opposant camerounais poursuit sa réflexion sur la crise sociopolitique dans son pays. Après avoir fait allusion à une probable préparation par le président camerounais des élections présidentielles anticipées dans un précédent article paru sur votre site de référence Camer.be, Enoh Meyomesse pose les jalons précurseurs sur les différentes étapes de la démocratisation du Cameroun après la défaite de Monsieur Paul Biya à la prochaine élection présidentielle
Camer / Samedi 26 Avril
Avec l’adoption, par le Parlement, de son projet de loi portant modification de la constitution, il ne fait plus de doute que Paul Biya a définitivement enclenché la machine à se faire battre à la prochaine élection présidentielle, qu’il organise celle-ci en 2011, 2010, 2009 ou 2008. Il s’agit, désormais, pour la grande famille des démocrates et des patriotes camerounais, de penser à ce que sera le Cameroun, après le départ du pouvoir de ce personnage d’un autre temps.
« Zeus rend fous ceux qu’il désire perdre », affirment les Grecs. Nul ne saura jamais pourquoi Paul Biya recherche, obstinément, une fin de règne catastrophique, à la Mobutu, alors qu’il avait tout pour se faire oublier des Camerounais, une fois parti du pouvoir. Actuellement, il est, probablement après Robert Mugabe, le chef d’Etat africain le plus impopulaire de tout le continent. Tout comme ce dernier, Paul Biya, à la prochaine élection présidentielle, se retrouvera dans l’impossibilité totale de proclamer les résultats, pour la simple raison qu’il sera battu par ces innombrables Camerounais qui ont constitué le front du refus à sa modification constitutionnelle.
De la «démocratie apaisée», à la «monarchie imposée»
La récente modification de la constitution du 18 janvier 1996, aboutit à l’instauration, pure et simple, de la monarchie au Cameroun. Plus que par le passé, les Camerounais vont désormais subir le couple présidentiel ainsi que ce fut le cas, pour les Français, avec leurs différents rois, avant la révolution de 1789. Paul Biya, pour sa part, va davantage concentrer tous les pouvoirs de la République entre ses uniques et seules mains, les membres du gouvernement seront encore plus relégués au rôle dégradant de plantons de luxe, les députés, des applaudisseurs frénétiques des desiderata présidentiels, les hauts fonctionnaires et les intellectuels, des adulateurs zélés et craintifs en quêtes de prébendes, les résultats électoraux, quant à eux, seront encore plus préfabriqués que jamais, pour tout dire, nous allons assister à la fin, pure et simple, de la démocratie au Cameroun. Les Camerounais vont ainsi passer de la fameuse « démocratie apaisée », à la « monarchie imposée ».
Battre Paul Biya avec sa constitution modifiée
Que reste-t-il aux démocrates et aux patriotes camerounais, actuellement, à faire, à présent que Paul Biya a obtenu sa modification de la constitution ? Certainement pas se croiser les bras. Sous d’autres cieux, en Afrique, d’autres peuples se sont retrouvés dans une situation identique à la nôtre. Nous pensons, par exemple, au vaillant peuple sénégalais. Qu’a-t-il fait ? Réponse : il a battu le président Abdou Diouf avec sa constitution modifiée. Pour quelle raison les Camerounais n’en feraient-ils pas au-tant ? Seraient-ils moins intelligents que le sont les Sénégalais ? Ces derniers seraient-ils plus vaillants que nous ? Nous sommes en mesure de faire de même, battre Paul Biya avec sa constitution modifiée.
Après la défaite de Paul Biya
Une fois ce personnage éjecté, par la volonté des Camerounais, du pouvoir :
1/- dissoudre l’assemblée nationale ; il va sans dire qu’au regard des résultats préfabriqués des législatives de 2007, le présent Parlement est illégitime. Le dissoudre ne peut être qu’une action de salut public.
2/- élire une assemblée constituante ; élire des députés dont la mission unique sera de rédiger, pendant une période de trois mois, et en collaboration avec le Conseil Economique et Social relancé et véritablement transformé en assemblée de la société civile, une nouvelle constitution, à la fois démocratique et populaire, pour le Cameroun ; une fois celle-ci adoptée par cette assemblée constituante, adoption par voie de référendum par la population ; en cas de rejet de celle-ci, reprise du processus à l’assemblée constituante jusqu’à son adoption. Pour cette assemblée constituante, réalisation d’un nouveau découpage électoral dans le but de faire en sorte que la circonscription électorale corresponde à un seul et unique député ; par exemple, à Yaoundé, on passerait, avec les 7 députés du Mfoundi, d’ une circonscription, à 7 ; à Douala, à 9 ; par ailleurs, introduction des candidatures indépendantes, car la rédaction d’une constitution ne saurait être l’apanage des seuls partis politiques. L’assemblée constituante est dissoute, d’office, après l’adoption de la constitution à l’issue du référendum. Enfin, toutes les forces politiques engagées dans cette élection, devront bénéficier de conditions matérielles égales pour mener leur campagne électorale.
3/- former un gouvernement d’union nationale ; avant que l’assemblée constituante ne soit mise en place, formation d’un gouvernement d’ union nationale, qui sera en fonction jusqu’à l’adoption de la nouvel-le constitution, après quoi, celui-ci sera dissout.
4/- élection d’une nouvelle assemblée législative ; une fois la constitution adoptée, il sera élu une nouvelle assemblée législative, qui se chargera de l’élaboration des lois et disposera d’un mandat d’une durée normale, c’est-à-dire celle prévue par la constitution.
5/- formation d’un gouvernement définitif ; le gouvernement d’union nationale étant, par définition, provisoire, une fois la nouvelle constitution adoptée, il pourra alors être formé un gouvernement définitif qui aura, en face de lui, une opposition.
Ce schéma de démocratisation du Cameroun, après Paul Biya, c’est-à-dire d’abolition de la monarchie qu’il est en train d’instaurer au Cameroun, comporte l’avantage d’écourter, en quelque sorte, la période
Enoh Meyomesse
|
|
|




cmt vous pouvez blaguer avec l'avenir du maître sorcier, c maintenant ou mieux encor à partir de 2011 que son vrai regne commence?? Qui dit mieux??
Mr Enoh fait de la politique-fiction. Il oublie de nous donner le nom du candidat de l'opposition qui battrait Biya. Est-il sûr que tout le peuple camerounais en a marre de Biya ? Que ferait l'opposition si Biya est élu démocratiquement ? Parlerait-t'elle de fraudes massives comme le font les oppositions africaines pour masquer leurs faiblesses ? Appelerait-t'elle les Camerounais à la révolution ? Accepterait- t'elle de reconnaître sa défaite éventuelle ?
Essomba a raison. C'est mal connaitre le niveau de la magie du msître sorcier que de rêver à son échec en 2011. Dieu seul saura nous en débarrasser!!!
Je voudrais savoir quels sont les cam qui sont prêts à aller au front faire la guerre,voire vers 1 conflit armé?Je doute que ce soit ceux dans leur salon parisien ou autres qui iraient,je redis ici il faut arreter denvoyer les camerounais au four crématoire!Et je repete même sil ya guerre civile quelles sont les 1eres victimes?et franchement avant de faire les conflits il faut dabord élaborer une veritable oposition et surtt que les pseudo opposants comprennent que s'ils continuent à aller aux élections surtt présidentiels dispersés cest eux qui nous menent en bateau nous les camerounais.Sachons orienter le débat et surtt les fameux opposants ont à nous rendre des comptes!Qu'ont ils fait depuis fevrier?quel strategie ont ils mis en place pour préparer les elections anticipées soient elles?