Vendredi 16 Mai 2008

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Le remaniement ministériel bloque-t-il l’Epervier?

Le 03 avril 2008, le vice-Premier ministre Amadou Ali a rendu compte au chef de l’Etat, via le secrétaire général de la présidence de la République, du déroulement des interpellations de Polycarpe Abah Abah, Urbain Olanguena et autres.

Le Messager / Vendredi 25 Avril

Depuis cette date, la poursuite de l’opération Epervier semble grippée. Dans les couloirs du ministère de la Justice, la plupart des collaborateurs directs du vice-Premier ministre affirment que depuis le début de l’opération, chaque fois que le ministre de la Justice a agi, c’est sur hautes instructions de la présidence de la République. N’ayant donc rien reçu pour l’instant comme nouvelles directives de la présidence la République, le ministre de la justice ne peut que attendre. L’opération Epervier se gère selon les humeurs de Paul Biya. Lui seul (selon sa sensibilité) est maître du jeu.

Il rythme la cadence selon ses convenances et commande à Amadou Ali de passer à l’acte. Réagissant lors de sa récente interview sur les ondes de la Bbc, le Premier ministre, Inoni Ephraim a affirmé que « c’est le président de la République » qui diligente l’opération. Mais face à la détermination que le chef de l’Etat semble avoir affiché lors son discours de fin d’année à la nation de poursuivre la lutte contre la corruption et les détournements des deniers publics, une volonté davantage renouvelée, dit-on, depuis les émeutes de fin février 2008, qu’est-ce qui peut expliquer l’actuel ralentissement de l’Epervier ?

Selon des sources bien introduites, au sein du sérail politique on essaye de lier la présente attitude de Paul Biya à l’imminence d’un remaniement ministériel. « La plupart des dossiers bouclés concernent les hautes personnalités de la République dont certains sont encore en fonction. Que ce soit au gouvernement, ou alors à la tête des sociétés d’Etat. Il faudrait que le chef de l’Etat, en toute souveraineté, puisse d’abord les décharger de leurs fonctions républicaines. Et qu’il consente par la suite à mettre l’action publique en mouvement contre ces personnalités. Cela peut se faire le jour même où il y a remaniement ministériel ou après. En tout cas c’est le chef de l’Etat qui décide », explique un magistrat en fonction au Minjustice.

Difficile pour l’instant de connaître le moment où le Prince va procéder au réaménagement du gouvernement. Et ainsi y faire sortir les personnalités qui seraient ciblées dans le cadre de la présente lutte contre la corruption et les détournements des deniers publics. Ses proches collaborateurs ne peuvent que supputer. Généralement dans le vague. Tout ce qu’on sait c’est que, comme l’a révélé le président de l’Add Garga Haman Adji, « 60% des ministres sont corrompus ».

Jean François CHANNON

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Réaction de Evina
Le 2008-04-26 15:42:27

nOK. Un seul mot : cotinuons.




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