Vendredi 16 Mai 2008

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Augmentation de la production agricole et halieutique : Le PM prescrit un programme d’urgence

Le communiqué rendu public à l’issue du conseil de cabinet tenu hier à l’Immeuble Etoile.

Cameroon-tribune / Vendredi 25 Avril

Le Premier ministre, chef du gouvernement, Son Excellence Inoni Ephraïm, a présidé hier, 24 avril 2008, à partir de 11 h dans l’immeuble abritant ses Services, un important conseil de cabinet spécialement consacré aux mesures d’augmentation de la production agricole et halieutique, en vue d’accroître la disponibilité des denrées alimentaires. Y prenaient part, le vice-Premier ministre, ministre de l’Agriculture et du Développement rural, le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, les ministres, les ministres délégués, les secrétaires d’Etat aux Transports et à l’Education de base, ainsi que ses plus proches collaborateurs.

Outre la communication spéciale du chef du gouvernement, deux exposés et un compte rendu étaient inscrits à l’ordre du jour, à savoir :

1. l’exposé du vice-Premier ministre, ministre de l’Agriculture et du Développement rural sur « le plan d’urgence d’accroissement de la production agricole » ;

2. l’exposé du ministre de l’Elevage, des Pêches et des Industries animales sur les « lignes directrices pour un développement et un aménagement durables de la pêche camerounaise en vue de l’atteinte de l’autosuffisance en produits halieutiques » ; et

3. le compte rendu du ministre de l’Environnement et de la Protection de la Nature sur « la 13ème Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques» tenue à Bali (Indonésie) du 03 au 15 décembre 2007.

Dans sa communication spéciale, le chef du gouvernement est brièvement revenu sur la conjoncture internationale, marquée par la flambée mondiale des prix alimentaires. Il a ensuite rappelé que l’augmentation de la production agricole était une préoccupation constante et ancienne du gouvernement qui a fait l’objet de directives précises et réitérées, à l’occasion du conseil de cabinet de juillet 2006, d’où l’inscription dans la feuille de route 2008 des Ministères chargés de l’agriculture et des pêches d’objectifs quantitatifs d’accroissement des denrées alimentaires.

Pour en accélérer le processus, le Premier ministre a annoncé la constitution d’un fonds spécial de relance et de soutien destiné au financement d’un programme d’urgence d’accroissement de la production agro-pastorale à très court terme.

Il a prescrit une synergie urgente et permanente entre les différents acteurs du secteur agricole en vue d’une augmentation substantielle de la production de denrées dès la campagne agricole en cours. Il a engagé le gouvernement à transformer la menace actuelle en opportunité pour la conversion en profondeur de notre agriculture qui devra satisfaire les besoins nationaux et devenir une exportatrice nette de denrées alimentaires. Le chef du gouvernement a en outre invité les populations à effectuer les changements qui s’imposent dans leurs habitudes alimentaires, en privilégiant les denrées locales.

Prenant la parole pour le premier exposé, le vice-Premier ministre, ministre de l’Agriculture et du Développement rural a indiqué que la stratégie de développement du secteur rural adoptée en 2005 comportait des réponses à la situation de crise actuelle, d’autant qu’elle vise principalement l’accroissement de la production agricole. Il a précisé que parallèlement aux actions de moyen et long terme, son département ministériel s’attelait, pour l’exercice en cours, à développer les filières stratégiques, en mettant un accent sur l’installation des jeunes agriculteurs.

Pour ce faire, il est prévu un appui à l’acquisition des engrais, des pesticides et du petit matériel agricole à hauteur de 20 à 50 %, une subvention du matériel végétal entre 75 et 100 %, un soutien à la transformation et au stockage à hauteur de 80 %, ainsi qu’à la mécanisation par la création de pools d’engins dans les cinq régions agro écologiques et une subvention de 15% des coûts d’acquisition des tracteurs.

A l’issue de cet exposé, le chef du gouvernement a demandé au vice-Premier ministre, ministre de l’Agriculture et du Développement rural d’entamer, sans délais, les grands chantiers agro-industriels.

Il a par ailleurs prescrit au ministre des Finances de s’assurer de l’application des dispositions de la loi de finances 2008 étendant l’exonération de la TVA à tous les produits agricoles, d’élevage et de pêche, ainsi qu’aux intrants des engrais dont le Ministre du Commerce devra hâter le processus de libéralisation de la commercialisation.

La parole est ensuite revenue au ministre chargé de la pêche qui a dressé un état des lieux de cette activité au Cameroun et, dont il ressort qu’en dépit des 360 Km de côtes et d’importants plans d’eau intérieurs et fleuves, le potentiel halieutique national demeure insuffisamment valorisé, en raison du désintérêt des nationaux, en particulier les jeunes, l’indisponibilité des financements, le niveau élevé des charges d’exploitation, la raréfaction du poisson et la piraterie en haute mer, avec pour conséquence un déficit d’environ 150 000 tonnes en produits halieutiques pour une valeur de 60 milliards de F CFA par an.

Il a poursuivi en présentant les efforts entrepris par les pouvoirs publics pour inverser cette tendance lesquels portent sur : l’encadrement et l’organisation des pêcheurs en GIC ; l’appui matériel (filet, cordage, etc.) et financier sous forme de micro crédits destinés à l’acquisition d’embarcations et de moteurs hors bord pour plus de 300 millions de F CFA ; l’aménagement des débarcadères, la réhabilitation des stations aquacoles, le renforcement de la sécurité en mer, etc. Il a particulièrement insisté sur la mise en place d’un système de contrôle qui permettra de combattre l’exploitation illicite des ressources halieutiques et l’exportation frauduleuse des produits qui se situe à près de 60.000 tonnes par an.

Le ministre chargé des pêches a relevé que l’autosuffisance en produits halieutiques passait par l’incitation des jeunes à s’intéresser davantage à la pêche, la dynamisation de la formation dans les centres spécialisés à l’instar de l’Institut des arts nautiques de Limbé, la mise en place des lignes de financement, la négociation d’accords de pêche avec les pays amis de la côte africaine et la relance de l’aquaculture.

Au terme de cette intervention et des échanges qui ont suivi, le chef du gouvernement l’a instruit de mettre à profit le nouveau cadre réglementaire sur l’organisation et la conduite de l’action de l’Etat en mer et sur les voies navigables, capitaliser les acquis du Centre Communautaire de pêche de Kribi, procéder à un inventaire des licences et titres de pêche industrielle et faire un meilleur usage des outils existants que sont la Caisse de Développement de la Pêche Maritime et la Mission de Développement de la Pêche Maritime.

Le Premier ministre a en outre prescrit l’accélération du projet d’équipement et d’installation des pêcheurs artisans, y compris dans la zone de Bakassi, l’aboutissement des études sur les incitations fiscales en matière de carburant et de matériel de pêche, ainsi que l’aménagement du port de pêche industrielle de Douala, envahi par des épaves.

Il a subséquemment demandé au Ministre chargé de l’élevage de mettre en œuvre un plan d’accroissement des principales productions animales.

Enfin, le Conseil a écouté le compte rendu du ministre de l’Environnement et de la Protection de la Nature sur « la 13ème Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques» tenue à Bali (Indonésie) du 03 au 15 décembre 2007, qui a mis en relief les enjeux de ce phénomène planétaire et le rôle majeur que doit jouer le Cameroun, à la suite des engagements souscrits par le chef de l’Etat à l’occasion de la réunion de haut niveau sur les changements climatiques tenue à New York le 24 septembre 2007.

Le Conseil s’est achevé par l’examen de diverses questions liées à l’activité gouvernementale.

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Réaction de BERTHE
Le 2008-04-28 11:09:07

L'agriculture en Europe et aux USA est suventionnée. NOus voulons auusi réussir dans ces activités ici chez nous; pour cela l'agriculture et l'élevage doivent bénéficier d'une subvention; ne laissez pas ces etrangers nous sucer comme des vampires et donner aux camerounais l'opportunité de réussir en protégeant nos PME. LE PROTECTIONNISME A ENCORE SA PLACE DANS L'ECONOMIE D'UN PAYS.


Réaction de Prince
Le 2008-04-27 19:45:00

Et où trouverez vous à manger au prix que vous voulez?


Réaction de BepandaBoys
Le 2008-04-26 23:36:34

riste.) Ceci sera un succès que si nous suspendons l'importation des denrées alimentaires Européens et Américains deja subvensionnées nuisibles a la vente des produits locaux.


Réaction de BepandaBoys
Le 2008-04-26 23:28:48

serait mieux d'inciter les jeunes a retourner s'impliquer dans le developpement des zones rurales en leur facilitant a s'installer par mettre sur place des avantages familiales. Les soins gratuits pour eux et leur enfants. une Ecole gratuite au primaire avec une acquisition des manuels scolaires gratuits. Promouvoir la créattion des plantations,du petit elevages, et la culture vivrière de jardinage. Tout cela par une formation des jeunes a la production et a la vente. Surtout des centre de formations agricoles rurales. N'oublions pas l'accord des crédits sur la base de micro financement. Et l'utilisation des engrais organiques et vegetals. Et pour la peche en haute mer, une structure de sauvetage opérationnelle 24H sur 24 pour la sécurité des jeunes pecheurs( Bateau, helico, medecin sécou


Réaction de BepandaBoys
Le 2008-04-26 23:07:38

Monsieurs les Ministres tout ça c'est du Bla Bla. C'est impossible! Nous allons vraiment droit au Mur. Comment allez vous mettre en place tout vos gros mots de synergie urgente. Dites la vérité aux Kamerunais, la lutte contre la faim ne sont pas vos discours truffés de mensonges. monsieurs, le temps est venu de valoriser le paysan, l'agriculteur. Donnons leur le mérite comme celui que nous donnons aux Medecins, Avocats, Huissiers, juges, Procureurs et Commerçants. Dites moi l'ancien FONADER qu'est il devenu? Vous parlez de poul d'engins et de tracteurs agricoles. c'est tres marrant! combien de Kamerunais sont formés a conduire et a depanner ces Engins? Et les prix de leur acquisition? Et des engrais, attention d'endetter les zones rurales au profit des multinationales. Nous pensoms qu'il




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