Vendredi 16 Mai 2008

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Anicet Ekane: “Biya sait que les prix ne peuvent pas baisser”

Le président du Manidem s’exprime sur le contexte social, politique et économique du Cameroun à la suite du séminaire d’imprégnation organisé samedi par son parti, à l’endroit de ses membres et sympathisants.

/ Vendredi 25 Avril

Quel est le contexte qui justifie le séminaire que votre parti a organisé le week-end dernier à Douala, et sur quel thème portait-il ?
Je pense que le contexte est évident. C’est un séminaire d’imprégnation auquel on a invité les cadres du parti, les militants, les sympathisants, le journalistes. Il était question de dresser le tableau de bord politique et social du pays et de dégager les perspectives. On va en faire trois. Le premier s’est déroulé à Yaoundé. Il y a celui d’aujourd’hui qui se tient à Douala et on fera un dans le Nord. Il est question d’imprégner la société civile et les cadres du partie sur les contextes des émeutes, analyser ces émeutes et tracer des perspectives pour l’avenir de notre peuple.

Quels objectifs visez-vous concrètement à travers ce séminaire ?
Nous voulons à travers ce séminaire, faire comprendre aux membres de la société civile que les événements politiques s’intègrent dans des gestions scientifiques et que le décor des émeutes de février était planté depuis quelques années. Nous l’avons annoncé, nous l’avons prévu Et, depuis plusieurs années, tout le monde sait que le Manidem s’implique dans le mouvement social. Nous avons pour ainsi dire accompagné ce mouvement social qui est autonome bien sûr. Qui n’est ni téléguidé par le Manidem, ni par un autre parti. Nous l’avons accompagné, renforcé, organisé. Nous avons participé avec des organisations et des groupes autonomes de ce mouvement social à la mise en place d’une dynamique sociale, dont les émeutes représentent un saut qualitatif. Le déclencheur des émeutes a été bien sûr la grève des acteurs du secteur des transports. Mais le contexte, le décor, c’est-à-dire la poudrière était déjà en place depuis plusieurs années.

Le Manidem aujourd’hui, revendique t-il une part de responsabilité dans l’organisation de ces émeutes ?
Ces émeutes étaient prévisibles et prévues. Et comme le pouvoir va continuer à biaiser avec les aspirations et les demandes des Camerounais, comme des tsunamis il y aura des répliques et des répliques plus graves que celle-ci. Certains se gaussaient sur le caractère atomisé des émeutes d’Abong Mbang, de Kumba, etc., sans qu’il n’y ait de coordination ni l’implication des partis politiques. Il n’y avait pas de grande foule. Nous leur disons simplement que l’accumulation de ces mouvements de contestation sur l’étendue du pays montre bien qu’on est sorti du Rdpcimisme et que de plus en plus, comme nous leur demandions, les Camerounais vont s’investir de plus en plus dans les débats politiques, vont sortir de leur réserve et vous avez bien vu ce que cela a donné.

L’un des exposés de l’un de vos camarades portait sur la vie chère, et on se rend compte que depuis le premier avril, les prix sur le marché flambent plutôt, au lieu de baisser comme l’avait prescrit le chef de l’Etat. Quel est le point de vue du Manidem sur cette question ?
Le Cameroun est dirigé par un pichichi de la démagogie. Le discours de Biya est un discours de dribleur. Il raconte une chose alors qu’il sait que c’est une autre qui va arriver. Paul Biya sait que les prix ne peuvent pas baisser. Parce que les structures des prix ne dépendent pas de la volonté du gouvernement. Paul Biya sait que le prix du ciment ne peut pas baisser, il sais que les mesures incitatives au renforcement de la prise en charge des jeunes, etc., ne peuvent pas être appliquées. Depuis 25 ans, tous les 10 février, il fait les mêmes promesses aux jeunes et ce sont ces promesses démagogiques qui ont créé les émeutes de février. Paul Biya sait d’une manière pertinente que nous allons tout droit vers le mur, mais comme c’est un dribleur, il fait semblant.

Qu’est-ce que le Manidem propose comme solutions pour amener les prix à baisser ?
Ce n’est pas de la magie. Il faut réorienter notre économie. Nous avons une économie de type néo-colonial. A savoir, qu’on fasse de plus en plus de plans quinquennaux, qu’on s’arrange à industrialiser le pays et que nous commencions maintenant à prendre des solutions à long terme. Si on veut importer le riz, que l’on mette en place une véritable industrie de production de riz. Si on ne veut plus importer du blé, qu’on fasse du pain avec de la farine de manioc, de patate, etc. C’est possible. On n’est pas obligé de consommer du pain fabriqué avec du blé importé des pays occidentaux.

Propos recueillis par Louis Blaise Ongolo

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Réaction de edouardo
Le 2008-04-28 15:11:18

M. EKANE, nous qui avez participé à plusieurs élections sans en gagner une seule, pourquoi pas laisser la main à quelqu'un d'autre pour qu'on sente ke vous aussi etes une personne de l'alternance. ainsi, le nouveau leader vous nommera premier ministre de son gouvernement. de deux, je vous que vous faites deja des propositions et non toujours qire "25ans au pouvoir c'est trop"




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