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Yaoundé : La police municipale accusée de corruption
Pour rentrer en possession de leurs marchandises saisies, certains commerçants sont obligés de corrompre les agents de la Communauté urbaine de Yaoundé.
Le jour / Jeudi 08 Mai
Le phénomène " Awara " continue de sévir à Yaoundé. Par Awara, entendez patrouille des agents de la Communauté urbaine de Yaoundé (Cuy) pour traquer les marchandises vendues sur la chaussée ou sur les lieux interdits.
" Le mauvais coeur ne paye pas ici-bas. C'est vous qui poussez les femmes à faire la prostitution ici dehors ". Ainsi tempêtait une jeune dame il y a trois semaines au magasin de la Cuy situé près de la fourrière municipale au lieu dit Vallée de la mort. Raison de son énervement, sa glacière de jus d'oseille (foléré) a été emportée par les agents de la Cuy. Ces derniers lui demandent 2 000 francs pour qu'elle rentre en possession de sa glacière dont le contenu, dit-elle, a été vidé par ces agents de la Cuy : " Ils me demandent de leur donner 2 000 francs, et pourtant ils ont déjà bu tout mon foléré au lieu de le donner aux malades et prisonniers comme ils prétendent le faire la plupart du temps ". A quelques mètres de là, Marie L, tenancière d'un call box, transporte sa tablette, son parasol et un plateau de caramel. Elle est pressée. " Il ne faut pas que leur patron me voie, ils (les agents de la Cuy, ndlr) m'ont demandé de partir vite. Je leur ai donné 1 500 francs pour libérer mes choses. "
Ces tableaux présentent la réalité des marchands dont les produits ont été saisis par les agents de la Communauté urbaine de Yaoundé. La majorité de ces commerçants sont obligés de corrompre pour rentrer en possession de leurs marchandises. En retour, ils ne reçoivent pas de bon de retrait. Parfois, les objets saisis n'arrivent même pas au magasin de la Cuy. " Un jour, les agents de la police municipale ont transporté mon étal de savons, et m'ont demandé de les retrouver vers Olézoa. Là-bas, je leur ai donné 2 000 francs pour rentrer en possession de ma marchandise ", révèle Martin Fouda.
A la Cuy, l'on est conscient de cette réalité. " Nous sommes en train de lutter contre cette corruption. Et il faut reconnaître que cela n'est pas l'apanage de la Cuy. Il faut dire que nous ne pouvons pas nous mettre derrière tous nos agents, mais lorsque nous mettons la main sur un cas, la sanction est vraiment sévère ", indique un responsable de la Cuy. " Nous préférons que ceux qui sont surpris en flagrant délit de vente sur les lieux interdits se soumettent à la procédure normale. Il peut arriver que le délégué du gouvernement demande à l'intéressé de payer uniquement une amende symbolique ", ajoute notre source. Ce qui est rarement fait, car les marchands, également, souhaitent la plupart du temps rentrer en possession de leurs biens le plus vite possible. Et pour cela, la majorité des marchands préfèrent monnayer au lieu de suivre la procédure normale qui, selon eux, est souvent longue et parfois plus coûteuse.
Beaugas-Orain Djoyum
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en tt cas ya rien de neuf sous le soleil c un phenomene ke les pauvres commercants a la sauvette vivent depuis des lustres .....et jusquici rien a ete fait...alor je vois pas pourquoi on s`excite de nouveau a se sujet.....laissez seleument meme dieu les voi