Lundi 12 Mai 2008

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Le jeune gouvernement d'Yves Leterme en Belgique en sursis

Le tout jeune gouvernement belge a survécu vendredi à un choc frontal entre Flamands et francophones, mais la majorité et le Premier ministre Yves Leterme sortent considérablement fragilisés de l'épreuve.

Reuters/ Vendredi 09 Mai

Le droit pour les francophones vivant dans la périphérie flamande de Bruxelles de voter pour des listes de leur communauté a provoqué un psychodrame au parlement belge et la crise n'a été évitée qu'au prix d'un artifice de courte durée.

Les députés belges ont entamé jeudi une séance pour débattre du budget ... 2008 et des projets économiques de la coalition qui a prêté serment en mars dernier, après neuf mois d'une crise qui a mené la Belgique au bord de l'éclatement.

Mais presque tous les partis flamands, qui disposent d'une majorité automatique à la Chambre des représentants où ils représentent 60% de la population du pays, souhaitaient le vote immédiat d'un projet de loi inacceptable pour les francophones.

Le Premier ministre, le démocrate-chrétien flamand Yves Leterme, est monté jeudi à la tribune du parlement pour exhorter les députés à donner la priorité à l'approbation du budget.

"Il serait aujourd'hui vraiment irresponsable à l'égard de la population (...) de ralentir cette approbation", a-t-il dit.

Il a ajouté qu'il souhaitait trouver une "solution négociée" d'ici au mois de juillet sur la pomme de discorde du jour, qui portait sur le très byzantin dossier "BHV".

Ces initiales font référence à "Bruxelles-Hal-Vilvorde", un grand arrondissement électoral centré autour de la capitale belge, qui est totalement enclavée en territoire flamand.

DEUX LOGIQUES

Depuis 1963, date de la fixation de la "frontière" linguistique belge, "BHV" permet aux quelque 120.000 francophones vivant dans la périphérie flamande de Bruxelles de voter pour des listes électorales francophones.

Pour les partis flamands, c'est inacceptable: ils veulent "scinder" cet arrondissement, ce qui aurait de facto pour effet d'obliger les francophones à voter pour des listes flamandes.

Pour tous les partis francophones, c'est un casus belli.

Les partis politiques flamands avaient, le 7 novembre dernier, démontré qu'ils n'hésiteraient pas à imposer leur vues en votant la scission de BHV en commission de l'Intérieur.

Mais la décision n'avait pas été confirmée en séance plénière et les partis de la majorité avaient mis le dossier sous le boisseau pour parvenir à un accord de gouvernement.

En mars, il avait été convenu qu'une solution négociée serait trouvée sur le dossier "BHV" pour le 15 juillet, en même temps que serait entériné un accord pour le transfert de nouvelles compétences de l'Etat fédéral vers les régions, une demande flamande qui inquiète beaucoup les francophones.

Les partis flamands ont toutefois voulu voter la scission de "BHV" sans tarder vendredi, ce qui a été dénoncé par les francophones comme une atteinte à la loyauté fédérale.

Mais les députés du Sud du pays ont immédiatement déposé des amendements, ce qui permet de gagner une semaine.

"Nous sommes agressés et on ne se laissera pas faire", a déclaré le président du parti socialiste, Elio di Rupo.

Les parlementaires francophones bruxellois ont annoncé pour leur part qu'ils déclencheraient vendredi la procédure dite de "conflit d'intérêt", ce qui gèlera la décision pour 120 jours.

Le président du petit parti nationaliste flamand NV-A, Bart De Wever, a tourné en dérision cette tactique dilatoire.

"Moi, personnellement, je n'aime pas le cinéma français, il y a trop de bla-bla pour moi", a-t-il ironisé.

TRACTATIONS

La majorité apparaît toutefois en sursis, puisqu'on voit mal les contours d'un accord sur ce dossier empoisonné alors que les relations entre Flamands et francophones sont au plus bas.

Les négociations pour une nouvelle réforme de l'Etat seront compliquées par ce qui ressemble à un casse-tête sans solution.

Yves Leterme a en outre démontré qu'il n'était pas écouté de ses troupes, puisqu'il n'est pas parvenu à convaincre son propre parti d'attendre le mois de juillet pour trouver une solution.

Cet imbroglio est essentiellement dû à la crainte des partis politiques flamands, et en particulier les démocrates-chrétiens (CD&V), de se faire déborder par plus nationalistes qu'eux.

La NV-A, qui s'est présentée aux élections en cartel avec le CD&V, a déjà refusé d'entrer au gouvernement et le risque existe qu'il s'allie à d'autres partis indépendantistes, raflant la mise aux régionales de juin 2009.

Pour eux, "BHV" est un dossier symbolique, puisqu'il permettrait de faire coller définitivement la frontière linguistique avec les limites d'une Flandre indépendante.

Les partis flamands, qui ont voté à 60% en juin dernier pour des listes confédéralistes ou indépendantistes, sont en effet bien décidés à dépecer un peu plus l'Etat belge.

Yves Clarisse

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Réaction de jdanilo
Le 2008-05-09 11:17:53

KABILA FILS A LA SOLUTION AUX PROBLEMES BELGES.DONNEURS DE LEÇONS SUR LA DEMOCRATIE,LE CONGO EST PLUS GRAND PLUS PEUPLE PLUS RICHE QUE LA BELGIQUE.MAINTENANT QUE CE PEUPLE CONNAIT LA PAIX IL EST PLUS UNI AUTOUR DE SON JEUNE PRESIDENT.ALORS MESSIEURS SI PETIT FAITES LE MENAGE DANS VOTRE CHAMBRE.OU DEMANDER CONSEIL A MANDELA,OU ENCORE KABILA SUR LE COMMENT DU SUCCES DE LA PAIX DANS SON PAYS?LES AFRICAINS NE SONT TOUS DES FANFARONS RETOURNEZ AU CONGO APPRENDRE DANS L'HUMILITÉ,ET VOTRE PAYS EN SORTIRA PLUS FORT ET UNIFIE.




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