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Gouvernance : L’ancien maire d’Obala mis en cause pour fautes de gestion
L’actuel président du conseil municipal vient de recevoir le quitus de ses conseillers pour une action judiciaire.
Quotidien Mutations / Mardi 13 Mai
La résolution a été tenue secrète. Et pourtant, elle prend tout son sens en cette période des affaires. La principale délibération votée presque à l’unanimité par le conseil municipal de la commune d’Obala réuni le 29 mars 2008 se résume aux pleins pouvoirs donnés à l’actuel maire, Simon Pierre Ediba pour engager des poursuites judiciaires contre "des auteurs présumés des actes de détournements de deniers communaux". La résolution du conseil s’appuie sur de multiples mémorandums, requêtes, dénonciations, et, surtout, le rapport de la mission d’investigations de l’inspection des services de la direction générale du Trésor dépêchée à Obala en août 2007.
Le rapport dénonce "une gestion peu orthodoxe et anachronique et conclue qu’en excluant de l’essentiel des tâches de gestion le receveur municipal et le comptable matières légalement nommés et en les remplaçant par des comparses ne maîtrisant pas les règles élémentaires de la gestion communale, l’ex-maire a contribué à spolier la commune (…) de la somme de 144,172 millions de Fcfa". Encore que, la mission reconnaît n’avoir pas eu assez de temps pour examiner les cinq années de gestion de l’exécutif municipal conduit par Félix Devalois Koa. Les commissaires ne s’étant intéressés qu’à la période du 20 octobre 2006 au 6 août 2007.
Cet intervalle correspond en effet, à la gestion de l’actuel receveur municipal, qui a adressé maintes requêtes à sa hiérarchie pour dénoncer la gestion bicéphale de ce poste comptable. Difficile donc de déterminer avec exactitude le préjudice réel subi par la commune d’Obala, d’autant qu’avant la mission, il n’existait pas de comptabilité à la recette municipale et par ricochet aucun compte de gestion. A titre d’exemple, il n’existe pas une traçabilité entière dans la délivrance des quittances mises à la disposition de la commune. Conséquence, la mission en déduit à la mise en circulation des quittances parallèles puisque aucune fiche de contrôle de consommation des crédits n’est trouvable à l’Hôtel de Ville d’Obala.
Intention coupable
Le rapport en conclut à l’intention coupable de M. Koa, inspecteur principal des Impôts qui "avait, en lieu et place de ces fiches, instauré un suivi informatisé qu’il manipulait au gré des circonstances. De nombreux témoignages recueillis à la commune font état de ce que le serveur était régulièrement transporté à Yaoundé pour des recadrages suspects". Certaines curiosités ont donc échappé à la mission conduite par M. Peter Ayuk Akpoeban. Alors que le certificat des recettes collectées du 1er au 30 septembre 2004 indique une somme de 16,981 de Fcfa, l’on découvre dans le journal des recettes que 27,980 millions Fcfa ont plutôt été collectés dans le même temps.
Une source au service financier révèle que les écarts cumulés en 2004, 2005 et 2006 s’élèvent à environ 250 millions de Fcfa. De même, la construction du marché d’Obala, financée par un prêt du Feicom pour un coût de 84 millions de Fcfa, et attribuée à "Entreprise travaux publics du Sud" (Etps) dirigée par Aubin Joseph Enyegué mais qui appartiendrait en réalité à Félix Devalois Koa, sera aussi financée par les fonds propres de la commune. A une demande de renseignements adressée le 12 septembre 2007 à l’ex-maire par la mission, M. Koa n’a souhaité donner de suite. Pas plus qu’il n’a confirmé ou ni infirmé les déclarations de ses anciens collaborateurs.
Toujours est-il que de nombreuses dépositions accablent Félix Koa. Dans ce régistre, M. Nomo Mballa, intermédiaire des recettes, déclare avoir acheté pour le compte de l’ancien maire du gravier pour 3,025 millions Fcfa, somme prélevée sur les recettes de la carrière de Nkometou non encore reversées dans les caisses de la commune et livré une partie de ce matériau dans le chantier du marché d’Obala et l’autre dans le village du maire pour ses travaux personnels. De son côté, M. Tsimi Ekono affirme avoir utilisé l’argent qu’on lui impute pour acheter du carburant pour les quatre véhicules de M. Koa. Le contrôleur de gestion de la commune, M. Longin Onguené, reconnaît avoir reçu de l’ex maire des tickets d’un montant de 43,910 millions de Fcfa à l’insu du comptable matières et du receveur municipal. Leur vente a permis d’effectuer certaines dépenses qui n’ont laissé aucune trace dans la comptabilité de la commune. Tout comme aucun matériel de la commune n’a été ni réceptionné ni pris en charge par la comptabilité matières.
Le rapport indique que la responsabilité de ces irrégularités incombe principalement à l’ex-maire et à M. Jean Paul Ntédé, "le receveur municipal de fait", qui assurait la gestion financière de la commune au quotidien. Ce dernier, pour sa défense, soutient que les 144,172 millions Fcfa ont été utilisés sur instruction du maire pour les travaux d’entretien routier, les dépenses de souveraineté, la construction de la menuiserie municipale, etc. Il a produit comme justificatifs 1028 mandats rejetés entièrement par la mission car non signés du maire, non visés par le receveur municipal et non accompagnés de pièces justificatives ou de l’acquit libératoire du bénéficiaire.
Dominique Mbassi (Correspondance particulière)
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le pays la c la brousse ou koi comment les gens se comportent comme des animaux...a la fin meme on ne sait meme plus a quel saint se vouer dans le pays ..tt le monde detourne comme il veut ..et quand il veut... c pas possible .......merde!