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Enquête : l'inceste à Yaoundé , la loi du silence

En général, le problème se gère en toute discrétion dans les familles. Selon les informations recueillies à la brigade de gendarmerie de Mendong, cinq cas d'inceste ont été enregistrés durant l'année 2007. Ici comme au commissariat de Mokolo, les cas notés sont à la base des viols impliquant un membre de la famille.
Le jour / Mercredi 14 Mai
Jean Pierre Edjoa, le délégué provincial des Affaires sociales pour le Centre estime à 20, le nombre de cas d'inceste enregistrés en un an dans ses services : " Ce chiffre est largement inférieur à la réalité si l'on considère que la plupart des cas d'inceste ne sont pas signalés. De plus, ces 20 cas sont ceux impliquant les enfants, car nous sommes responsables de la protection de l'enfance ", explique -t-il.
Si le phénomène de l'inceste reste un tabou, certains protagonistes et victimes osent en parler. Ainsi après plus de cinq années de silence, Alice (prénom d'emprunt, ndlr) a eu le courage de confier à sa sœur que pendant deux ans, elle a entretenu des rapports intimes avec son frère aîné, à l'insu de tous. " Mon attirance pour mon frère a été plus forte que l'interdit ", a-t-elle avoué. En avril dernier, une fillette de 9 ans a été transportée aux urgences de l'hôpital Central de Yaoundé par ses parents. Elle avait été violée par son oncle maternel âgé de 18 ans, au quartier Mballa II. Selon nos informations, la fillette avait, par le passé, plusieurs fois, accusé son oncle d'attouchements sexuels. Mais sa mère l'a battue, lui attribuant des pensées " diaboliques ".
Le problème de l'inceste se vit douloureusement dans les familles qui, au départ, ont souvent du mal à l'accepter. Selon les psychologues, cette douleur peur entraîner des traumatismes et des névroses chez la victime, aussi bien que chez les témoins. Aussi développent-ils souvent des stratégies pour pouvoir assimiler cette réalité, la négation étant la première réaction et l'évocation du mystique la seconde. En général, " les familles préfèrent gérer le problème elles-mêmes, ne pas ébruiter l'affaire, au risque de jeter l'opprobre sur elles. Aussi, les rares cas portés à notre connaissance le sont par des tiers extérieurs à la famille. Ce silence est d'ailleurs l'un des plus grands obstacles à notre combat contre l'inceste ", explique Jean Pierre Edjoa.
Stéphanie Dongmo
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e" Ce silence est d'ailleurs l'un des plus grands obstacles à notre combat contre l'inceste ", explique Jean Pierre Edjoa."
Ainsi quand le webmaster martèle ici "Ma liberté s'arrête là où commence celle des autres..." cela veut dire que même si on a connaissance de tels faits, il ne faut pas dénoncer ! c'est leur liberté!
Il y a l'inceste et la pédophilie! ces deux cas vont de pair qu'il faut dénoncer par tout moyen !
désolé!dès qu'on a connaissance de tels abus, car évidemment la famille victime préfère souvent se taire de peur du "qu'en dira-t-on".