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Décision ministérielle : Le Minsep suspend le bureau exécutif de la Fécajudo
La Fédération camerounaise de judo (Fécajudo) est dans le collimateur du ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep).
Le Messager / Mercredi 14 Mai
Augustin Thierry Edjoa, ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep), vient de mettre un terme à la grande cacophonie observée au sein de la Fédération camerounaise de judo (Fécajudo) depuis plusieurs mois. Il a, par un communiqué rendu publique hier, mardi 13 mai, décidé de suspendre le bureau exécutif de la Fécajudo. Les motifs avancés pour justifier cette suspension sont : non fonctionnement pendant plusieurs saisons, non respect des résolutions du conseil d’administration de juillet et non respect des prescriptions de la tutelle en date du 7 avril dernier. Le Minsep annonce par ailleurs la mise en place d’un organe provisoire pour la gestion des affaires courantes jusqu’aux élections prévues au mois de décembre prochain.
Cette décision de suspension du bureau exécutif de la Fécajudo était prévisible. Car, rien n’allait plus au sein de cette fédération. Pire, depuis le 7 avril, date à laquelle le président par intérim de la Fécajudo, Me Benoît Ondobo (1er vice président), avait été sommé par le Minsep de convoquer une assemblée générale extraordinaire dans au plus tard 21 jours, rien n’a été fait. Plus d’un mois plus tard, Me Benoît Ondobo n’a pas toujours cru nécessaire d’organiser cette assemblée générale extraordinaire tant attendue par la grande famille des judokas camerounais et le Minsep. Des assises dont l’un des points les plus importants est l’élection du nouveau président de la Fécajudo, en remplacement de Magloire Mendouga démissionnaire depuis 2006.
Mis entre parenthèses
Cette décision de suspension du bureau directeur de la Fécajudo intervient quelques jours après la mise entre parenthèses de cette dernière. Face à « la rébellion » de ce bureau exécutif, le Minsep avait, comme mesure conservatoire, pris la résolution de ne plus l’associer pour des événements. Le dernier cas en date n’est autre que le déplacement de l’équipe nationale camerounaise de judo pour le championnat d’Afrique de la discipline à Agadir au Maroc. La délégation camerounaise, partie de Douala au petit matin du dimanche 11 mai, ne compte pas en son sein un membre du bureau exécutif de la Fécajudo. Chose contraire à ce qui se passe souvent pour des sorties internationales.
A Agadir au Maroc, les cinq judokas (Félicité Marie Mballa Tsama chez les moins de 70kg, Christelle Okodombe Foguing chez les moins de 78kg, Alexis Tadjifo Chifor chez les moins de 66kg, Dieudonné Dolassem chez les moins de 90kg et Franck Emmanuel Moussima chez les moins de 100kg) vont compétir en l’absence de responsables de leur fédération. L’équipe nationale camerounaise de judo est conduite à ce championnat d’Afrique qualificatif aux Jeux olympiques de Pékin par Me Emmanuel Abolo Biwole, secrétaire général du Comité national olympique et sportif du Cameroun (Cnosc). Une « belle gifle » administrée au bureau exécutif de la Fécajudo par le Minsep. Pour le moment, l’on attend la mise en place de l’organe provisoire annoncé par le Minsep, pour la gestion des affaires courantes. Parmi celles-ci, se trouve en bonne place l’organisation de l’assemblée générale élective pour l’olympiade qui débutera en décembre 2008.
Honoré FOIMOUKOM
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Situation qui bien entendue temoigne du manque d'organisation et surrtout de vision de nos leaders. Les perdants etant toujours les athletes (judokas). Les enjeux sportifs et politiques doivent etre dissocies, ce qui se passent sur les tatamis doivent aider ce qui se passent dans les bureaux et non l'inverse.