Jeudi 16 Octobre 2008

actualité








Actualité

Opération Epervier : pourquoi Akame Mfoumou a été entendu

L’ancien ministre a dû s’expliquer sur la gestion des comptes de la direction des Impôts et de la Caisse autonome d’amortissement.

Mutations /Jeudi 15 Mai

L’ambiance était ordinaire hier, mercredi 14 mai 2008, à la direction de la police judiciaire à Elig-Essono (Yaoundé). L’unité de police chargée de mener les enquêtes préliminaires depuis le lancement de ce qu’on appelle la phase 2 de l’opération épervier, n’a pas accueilli de grande personnalité. Le reporter a tout juste enregistré le passage de Henri Engoulou sur les lieux.

Ancien ministre délégué auprès du ministre de l’Economie et des Finances chargé du Budget sous Polycarpe Abah Abah, et ancien secrétaire général du ministère des Finances et du Budget, à l’époque de Michel Meva’a M’Eboutou, l’inspecteur principal des régies financières à la retraite est resté quelques temps sur la véranda de l’immeuble, autour de 13h, avant de s’éclipser du regard des curieux. Qu’est-il venu faire à la police judiciaire ? A-t-il été convoqué dans le cadre de l’affaire qui a conduit à l’inculpation de Polycarpe Abah Abah ? Aucune information officielle n’a filtré à son sujet.

On sait pourtant que la veille, mardi, l’ancien ministre d’Etat chargé de l’Economie et des Finances (décembre 1997 à avril 2001), Edouard Akame Mfoumou, avait déféré à une convocation de la sous direction des enquêtes économiques de la police judiciaire. Et, selon des sources policières, M. Akame Mfoumou a été entendu pendant six heures dans le cadre de l’affaire concernant Polycarpe Abah Abah. Et tel que Mutations l’a révélé depuis quelques semaines, M. Abah Abah est poursuivi pour la gestion des comptes ouverts dans les livres du Crédit Foncier du Cameroun à l’époque où il assumait les fonctions de directeur des Impôts (entre 1998 et 2004). Des comptes dans lesquels étaient logés les recettes relatives à la Taxe sur la valeur ajoutée (Tva).

Hier, soit 24 heures après le passage d’Edouard Akame Mfoumou à la police judiciaire, certains s’interrogeaient encore pour savoir sur quoi avait porté son audition. Mutations a appris d’une source policière digne de foi, sous anonymat, que les enquêteurs étaient curieux de savoir pourquoi et comment la direction des impôts avait décidé de loger les recettes fiscales dans des comptes ouverts dans des banques commerciales au lieu de les verser simplement dans les caisses du Trésor public. Il se trouve qu’à l’époque des faits, M. Akame Mfoumou était le patron direct de Polycarpe Abah Abah, en sa qualité de chef de département de l’Economie et des Finances. C’est donc une décision qui ne pouvait échapper à sa responsabilité.

Les indiscrétions policières laissent penser que l’ouverture de ces comptes dans des banques commerciales a pu favoriser des distractions de fonds publics. On s’interroge aussi sur la mise en place, pendant la même période, de la Caisse autonome d’amortissement, autre démembrement du ministère chargé des Finances créé à la même époque, qui est apparu, par certains de ses aspects, comme un authentique doublon du Trésor public. Toute chose qui amène à questionner la compréhension qu’on a désormais du principe toujours rappelé de l’unicité des caisses de l’Etat.

Plusieurs cadres du ministère chargé des Finances rappellent qu’à un moment, après le départ d’Edouard Akame Mfoumou de la tête de leur département et son remplacement par Michel Meva’a M’Eboutou, le directeur du Trésor de l’époque, Peter Akumchi Awa, et Polycarpe Abah Abah, qui était encore directeur des impôts, entretenaient des rapports tendus, le premier supportant peu que l’essentiel des fonds publics se retrouvent ainsi gardés dans les comptes de la direction des impôts. Certains de ces comptes furent clôturés sur décision de M. Meva’a M’Eboutou. Est-ce pour cette raison que Henri Engoulou, l’ancien secrétaire général de ce ministère, s’est présenté hier à la police judiciaire ?

C. Bobiokono et J. B. Ketchateng

Réagir à cet article | Imprimer | Envoyer cet article à


Réaction de kosovo
Le 2008-05-15 19:08:01

slt vous j aimerait shté le ice premier ministre de sont travaille et sur tout de traquer tout ses delinquent en col blancet de fait un tour a la cmc et qu ils remettent l argent volé je vousremercie


Réaction de Prince
Le 2008-05-15 17:02:32

Je doute beaucoup que malgré toute la bonne volonté des uns et des autres (et même celle de ceux qui ont réellement frappé les ronds) que cette argent puisque revenir car il très peu plausible que cet argent soit gardé quelque part, du moins dans la majeure partie des cas. Il aura servi pour les virés et autres dépenses futiles. Le peu qui reste est des plus insignifiants. La preuve, malgré les plus de 07 milliard qu'il aurait détourné du sommet Afrique France à yaoundé, Titus EDZOA n'a pas pu sauver une de ses batisses d'une vente aux enchères pour quelques millions.


Réaction de DRID DE DOUALA
Le 2008-05-15 16:50:23

Une bien curieuse vérité, parfois difficile à avaler par certains, est qu'au CAMEROUN, les Ministres des Finances sont tous ou presque toujours issus d'une même province, voire d'un même département, et sont presque tous frappés par le virus du détournement et même du vol des fonds publics...Et Comme une fatalité Mr BIYA n'a jamais tiré les enseignements de ce phénomène. C'est très scandaleux ! Et comme une fatalité, il a toujours continué à nommer ces mêmes rats à ces mêmes postes dans ce même Ministère! Et comme une fatalité les mêmes effets se sont toujours reproduits...avec des conséquences graves sur l'économie et la vie sociale. Avait-t-on vraiment besoin des services de ces "Financiers" d'un autre genre ?? BIYA était-t-il obligé de les utiliser ??


Réaction de ZHUFANYI BRIAN ROBERT
Le 2008-05-15 16:13:14

CAMEROON NEEDS MORE MONEY TO SOLVE AND FACE IN A SUSTAINABLE MANER HER ACHING SOCIO-ECONOMIC `TROUBLEMS` HAVING ALL THESE MEN WHO ARE ALLEDGED EMBEZELLERS GO TO JAIL DOES NOT SOLVE ANY OF OUR TOO MANY HEADACHES. LET THE JUDICIARY MAP OUT A STRAGTEGY WHEREBY THOSE ACUSSED ARE GIVEN THE OPPORTUNITY TO EXCHANGE THIER UNDESERVED TREASURES FOR VERY LIGHT PRISON TERMS! THERE WILL BE A CONTINOUS STREAM OF OBSCURITY IN THE DISPENSE OF JUSTICE IF THE PUNISHMENT FOR STEALING 10 BILLION IS JUST 10 YEARS OF JAIL TERM.IF THIS WILL NOT BE STOPPED THEN I WANT TO STEAL 10 BILLION CFA AND GLADLY ACCEPT 20 YEARS JAIL TERM IN TURN! i VOTE THAT RECOVERY OF STOLEN FUNDS SHOULD BE OUR UTMOST AND COLLECTIVE DREAM. HENCE,STOPPING THE ROBERRY ON THE WEALTH OF CAMEROON BY TRANSPARENCY IN ADMINISTRATION AND GOV


Réaction de ledure
Le 2008-05-15 15:31:21

Cet Epervier folklorique la cherche quoi derrière Le Grand Edouard? Pardon qu'il continu sa route parceque ce grand commis de l'Etat a travaillé et les gens ont vu.De grace laissez le tranquille


Réaction de serguy
Le 2008-05-15 11:12:44

notre souhait est qu'on recupère l'argent détourné.


Réaction de Math Goss
Le 2008-05-15 10:38:54

Pourquoi ne pas envisager une action concertée convergeant vers un éventuel remboursement de cet argent en vue de le capitaliser pour le bien etre de tous les camerounais?


Réaction de anselme
Le 2008-05-15 10:18:53

ilne suffit pas de les entendre tous mais après inculpation des faits sur preuves concrète et tangible, recuperer tous leurs biens et les fonds detournés afin de les mettre a la disposition du peuple




Nous vous recommandons de réagir dans le strict respect des conditions d’utilisation de ce site. «Ma liberté s’arrête là où commence celle d’autrui ». Les posts diffamatoires, injurieux, etc. seront automatiquement supprimés.


Vous pouvez réagir à cet article en laissant un bref
message qui sera ensuite affiché sous l'article :



Votre nom  

Nombre de caractères restant :

Associer une icône




Groupe Cameroun-Online - Régie publicitaire - Contact - Conditions d'utilisation

© Twmicronics.com 2006 - Tous droits réservés