Lundi 06 Octobre 2008

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Vandalisme: Le Bac anglophone vandalisé

Une conférence de presse du Cattu a relevé des incohérences pendant les examens 2008 dans le sous-système anglophone.

Le Messager / Jeudi 03 Juillet

Les corrections des examens officiels, notamment le General Certificate of Education (Gce) ont commencé lundi 30 juin à Bamenda et Buea. Mais le sort des élèves ayant pris part à ces examens dans le centre de Widikum dépendra de l’indulgence des correcteurs. Et pour cause, ceux-ci vont peiner à se faire une idée sur les copies d’examens rafistolés des candidats du centre. Une main criminelle a éventré le mur du secrétariat du centre Lycée de Widikum, et a émietté les papiers de composition des candidats de ce centre. L’information a été rapportée jeudi 26 juin, au cours d’une conférence de presse donnée par le secrétaire général de la Cameroon Teachers Trade Union (Cattu). Simon Nkwenti rendait publics les premiers résultats de l’observation menée par le syndicat qu’il dirige, pendant la session des examens 2008. Il a saisi cette opportunité pour fustiger les esprits malsains qui ont commis ce crime à l’égard d’une jeunesse innocente. Il croit fermement que cet acte est à classer dans le registre d’un règlement de comptes juste pour discréditer les responsables de ce centre d’examen.

Heureusement, dira Simon Nkwenti, le Gce Board a été saisi immédiatement, après cet acte de vandalisme qui frise la pyromanie de mauvais augure. Pendant un bon bout de temps, les examinateurs de ce centre se sont attelés à recoller les morceaux des papiers de composition des candidats du centre, afin de sauver ce qui pouvait encore l’être. Ce sont ces copies rafistolées qui ont été acheminées dans les centres de correction de Bamenda et Buea, avec l’aval bien sûr du Gce Board.

Des épreuves en français pour élèves anglophones
Il ressort de l’observation du Cattu que, une fois de plus, les épreuves au cap commercial étaient en français, pour des élèves du sous-système anglo-saxon. La version traduite frisait le ridicule. Une défaillance que le Cattu décrie depuis des années. Heureusement, poursuit Simon Nkwenti, le ministre Louis Bapès Bapès informé, a immédiatement ordonné le changement de ces épreuves. Le Sg du Cattu est d’avis que la récurrence de ce phénomène est due à l’absence d’une école normale supérieure des enseignements techniques (Enset) typiquement anglo-saxonne. Par conséquent, les enseignants des Cetic et lycées techniques dans les deux provinces anglophones sont pour la plupart des Francophones et dispensent les cours dans une langue qui ne s’apparente ni à l’anglais ni au français. Ainsi, “ les enfants échouent à leur examen non pas parce qu’ils sont faibles mais parce qu’ils trouvent un blocage au niveau de la langue ”. D’où l’urgence pour la création d’une Enset typiquement anglo-saxonne au Cameroun.

Aussi, a-t-il relevé les tentatives de fraude au centre du lycée technique de Bamenda. Ici, un étudiant de l’université de Dschang a été interpellé en salle d’examen. Il voulait composer à la place de son frère cadet. A Mankon, un individu a tenté de s’introduire au secrétariat. Il a été court-circuité. La situation la plus désolante est venue de Wum où le préfet Simo Kamsu Patrick de la Menchum s’est payé le luxe d’instruire l’arrestation de certains candidats. Les forces de l’ordre ont débarqué au centre d’examen du lycée de la localité, embarqué manu militari des candidats réguliers, sous le fallacieux prétexte que ceux-ci avaient falsifié, voire réduit leur âge. Même l’intervention du chef de centre rappelant aux éléments du chef de terre qu’ils n’avaient aucune preuve palpable pour les interpeller n’a pu dissuader ces derniers. Le Sg du Cattu a également fustigé l’excès de zèle de Boma Nde Soh Christopher, délégué provincial de l’Education de base pour le Nord-Ouest. Le patron du Minedub a pris sur lui de radier 350 correcteurs du First school living certificate (Fslc) (équivalent du Cep). Sous le fallacieux prétexte que ceux-ci s’étaient rebellés l’année dernière en réclamant leur frais de correction. Simon Nkwenti s’interroge déjà sur la qualité des résultats du Fslc attendu. Ce d’autant que les personnes choisies pour remplacer ces correcteurs ont été “ recrutées dans les rues et n’ont aucune notion pédagogique ”, laisse entendre Simon Nkwenti.

Donat SUFFO

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Réaction de Le Prince
Le 2008-07-03 15:08:25

supporteriez vous le faux ?


Réaction de B'Boys
Le 2008-07-03 13:32:32

Le Bled va mal, très mal. Meme le prefet instruit l'arrestation des candidats a un examen officiel. sous des fallacieux pretextes. Comme a dit Jdanilo, dans une de ces celèbres reactions, La protection juricditionnelle de la population n'exite pas au Kamerun aujourd'hui. Ce regime doit etre effacé. Nous ne garderons de lui que des décenies de terreurs, d'injustice et de pillages du kamerun. Une époque très sombre de notre histoire.




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