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Yaoundé : Grève annoncée dans les hôpitaux dès mardi prochain
Jusqu'ici, les négociations entre le Minsanté et les personnels médico-sanitaires n'ont abouti à aucun terrain d'entente.
Le Jour / Vendredi 4 Juillet
Entrée du pavillon Pasteur, hier, à l'Hôpital central de Yaoundé. Plusieurs personnes, dont des infirmiers et des patients lisent, placardé sur un mur, un communiqué du Syndicat national des personnels médico-sanitaires du Cameroun (Synpems) annonçant un arrêt de travail à partir du 8 juillet prochain.
Et les commentaires vont bon train. " Je travaille depuis huit ans dans cet hôpital pour un salaire de misère. Je n'ai même pas de contrat de travail. Aussi, je n'ai pas pu déposer mon dossier pour la contractualisation", se plaint Delphine Awono, en service en chirurgie viscérale.
Pour désamorcer cette grève annoncée sur l'ensemble du territoire national, André Mama Fouda, le ministre de la Santé publique a tenu, le 02 juillet dernier, une réunion de concertation avec les responsables du Synpems. " Sur plusieurs points, le ministre nous a promis des solutions. Seulement, nous avons constaté que quand on annonce une grève, la hiérarchie prend des résolutions qu'elle voue aux oubliettes une fois la grève passée. Nous voulons des réalisations concrètes ; aussi, nous maintenons notre mot d'ordre de grève ", affirme M. Balla Balla, le président du syndicat.
La concertation de mercredi dernier n'est pas la première du genre dans cette affaire. Déjà, en avril et mai derniers, les responsables du Synpems ont multiplié les pourparlers, d'abord avec le secrétaire général du Minsanté, puis avec le ministre lui-même. Toutes négociations qui ont avorté, avec pour conséquence l'annonce, le 19 juin dernier, d'un arrêt de travail. " Nos revendications, nous les posons depuis dix ans aujourd'hui. Ce sont encore les mêmes que nous avons posés l'année dernière. Mais jusqu'ici, rien n'a été fait ", poursuit M. Balla Balla.
L'on se souvient qu'en juillet 2007 déjà, un mot d'ordre de grève du Synpems avait paralysé des hôpitaux dans certaines villes, à l'exemple de Douala, Yaoundé et Bafoussam. Pour faire face à ce mouvement d'humeur, Urbain Olanguena Awono, alors ministre de la Santé publique, avait pris un certain nombre de résolutions aux rangs desquelles la publication d'une grille de salaires des personnels temporaires, comprise entre 32 000Fcfa et 60 000Fcfa, selon les catégories. Selon le communiqué du syndicat, la réalité sur le terrain est toute autre, les salaires allant de 5000Fcfa à 40 000Fcfa, dans le meilleur des cas. Par ailleurs, " les directeurs d'hôpitaux et le Minsanté se rejettent la responsabilité de l'établissement des contrats de travail des temporaires ", affirme Emérand Oyono Essa'a, secrétaire général du Synpems.
Du côté du ministère de la Santé publique, aucune décision officielle n'a été rendue publique. Cependant, l'on affirme ici qu'à l'issu des dernières concertations, les points évoqués ont permis de faire la lumière sur de nombreux problèmes et que le ministère s'atèle à y trouver des solutions.
Stéphanie Dongmo
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j'esper que les camerounais ne vont pas tous tomber malade en cette période là!!!! et j'esper que popol ne fera pas coe sarkosy en disant que la greve est indolore, c qu'on va le retrouver là bas chez lui et il ns dira cela en face !