Lundi 06 Octobre 2008

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Cameroun-Sécurité-Milices : Le gouvernement camerounais redoute la création de milices à travers des sociétés de gardiennage

Le gouvernement camerounais vient d’interdire près de cent sociétés de gardiennage exerçant dans le pays, redoutant un regain de l’insécurité avec la prolifération de ces entreprises dont les agents sont armés, a appris jeudi APA auprès du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation.

APA / Jeudi 17 Juillet

Un arrêté du ministre Marafa Hamidou Yaya précise que seules dix sociétés de gardiennage sont en droit d’exercer, tandis que quelques-unes, sur une quinzaine dont les dossiers font actuellement l’objet d’étude, pourraient obtenir leurs agrément. Soixante-quinze autres sociétés devraient tout simplement disparaître.

Selon des services compétents au ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, les contrôles vont s’intensifier sur le terrain pour traquer les hors-la loi.

Au cours des contrôles il s’agira, assure-t-on au ministère, de « contraindre les sociétés fermées à respecter la décision de l’administration, mais aussi de voir si ceux qui disposent de l’agrément respectent bien les dispositions du port d’armes. Les autorités sont aussi intéressées à savoir si les personnels de ces sociétés de gardiennage sont constitués exclusivement de Camerounais comme le veut la loi.

Une loi de 1997 entrée en vigueur en 2005 et portant sur l’activité des sociétés de gardiennage au Cameroun indique qu’il est interdit à ces dernières de transporter des fonds, de garder des points sensibles pouvant avoir un lien avec la sécurité de l’Etat et d’escorter des personnalités.

Ces dispositions, surtout le port d’armes, ne sont pas respectées, déplore le ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation.

Des informations concordantes indiquent que des armes à feu retrouvées sur plusieurs bandits lors des braquages proviennent des sociétés de gardiennage, quand ce ne sont pas parfois ces mêmes gardiens qui braquent des structures qu’ils sont censés garder.

« L’exemple des milices au Congo voisin, les « Ninjas », les « Cobras » et autres « Kokoi » observées lors de la guerre civile dans ce pays en 1997 doit amener à réfléchir quand on sait qu’au départ, il s’agissait de sociétés de gardiennage », a fait observer le ministère.

MBOG/od/APA

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