Actualité
Crise sociale : L’Afp sort de l’ombre
Le parti de Bernard Muna donne les principaux sujets de l’heure.
Quotidien Mutations/ Jeudi 17 Juillet
C’est à un véritable round up de l’actualité nationale de ces six derniers mois que les membres du bureau politique de l’Alliance des forces progressistes (Afp) ont procédé au cours de leur dernière rencontre tenue il y a quelques jours ici même à Yaoundé. Occasion pour Bernard Muna, le président de cette formation politique et les siens de revenir sur les événements de février dernier qui ont endeuillé de nombreuses familles au Cameroun. Pour l’Afp, "la sévère crise alimentaire observée chez nous depuis quelques temps n’est que l’aboutissement normal des mauvais choix, de l’indépendance à nos jours, d’une politique agricole extravertie, orientée vers la satisfaction prioritaire des besoins des économies des pays étrangers… ".
L’Alliance des forces progressistes revient en outre sur la dernière tuerie de soldats et d’officiels camerounais dans la péninsule de Bakassi pour attirer l’attention des pouvoirs publics sur la recrudescence de ce phénomène dans lequel " de hauts responsables administratifs et militaires, symboles de l’Etat, ont été enlevés puis sauvagement assassinés ". Ils dénoncent en outre l’insécurité que font régner les coupeurs de route dans la partie septentrionale du pays où ces derniers " passent allègrement d’une frontière à l’autre, font rage avec de nouvelles méthodes notamment des prises d’otages, des confiscations de bétail et des récoltes avec demande de rançon". Le bureau politique de l’Afp regrette dans ce cas " qu’aucune explication sérieuse tendant à rassurer les populations n’est donnée par le pouvoir. Aucune nouvelle action énergétique allant dans le sens de la sauvegarde des personnes et des biens n’est observée " et déplore le fait que " les responsables de l’Etat, dans une fuite en avant habituelle, cherchent à régler des comptes par la désignation de boucs émissaires ".
L’Afp pense à cet effet " qu’il est temps de comprendre ce qui se cache réellement derrière tout cela et de prendre les mesures qui s’imposent pour sécuriser nos biens et nos frontières " et de recommander la réactivation "du vieux dispositif militaire mis en place pour lutter contre le maquis en son temps dans le sens de la protection de l’intégrité nationale ". Sur Elecam, l’Afp fait remarquer que "si Elecam, composé d’un conseil électoral et d’un directeur général, hérite des attributions de l’administration publique en matières électorales avec une indépendance surveillée des membres du conseil électoral, la sincérité des élections dépendra en fait du directeur général de la structure. Ce qui fragilise et décrédibilise la structure et suscite des inquiétudes quant à sa neutralité et son équité ". Avant de conclure que " L’Afp attend du président de la république une action politique forte tendant à rassurer nos populations : une descente sur le terrain partout où l’intégrité de notre territoire et de nos populations est menacée ".
JFB
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