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Société – Mort d’homme : Un employé de la Sdv-Saga retrouvé mort
Assassinat ou suicide, le mystère plane encore sur le décès de Esim Godlove.
Le Messager / Jeudi 24 Juillet
Dans la matinée d’hier, mercredi 23 juillet 2008, le corps inanimé d’un employé de la Sdv-Saga a été retrouvé dans la mangrove de Youpwé, non loin de la place de l’Udeac à Douala. Etendue sur le sol, la dépouille est marquée d’une éraflure sur le front et une brûlure noirâtre qui va des lèvres à la poitrine. Alertés, les éléments de la brigade de gendarmerie marine et les employés de la société Sdv-Saga accourent et reconnaissent la dépouille de leur collègue. L’identification est faite à l’aide des pièces personnelles retrouvées sur lui avant que les sapeurs-pompiers du Port autonome de Douala (Pad) ne transportent le décédé à la morgue de l’hôpital Laquintinie.
Chauffeur à la Sdv-Saga, il a garé le minibus de service lundi 21 juillet après les navettes de la journée. Il récupère un bidon derrière le véhicule et quitte l’enceinte de l’immeuble siège (sis derrière l’hôtel Méridien), selon le témoignage de l’un de ses collègues chauffeur à qui il donne rendez-vous pour le lendemain, abandonnant au parking sa moto personnelle acquise il y a à peine un mois. Malheureusement, il ne reviendra plus jusqu’à hier mercredi au moment où il est retrouvé inanimé dans la broussaille de Youpwè. Malgré les inquiétudes de sa famille, ses collègues restent sans arguments, faisant simplement remarquer à chaque fois que sa moto est au parking.
Selon l’oncle du défunt rencontré à la morgue, Godlove Esim, 35 ans, traversait une période de dépression. Il révèle à cet effet que ce dernier avait déjà fait deux tentatives de suicide. “ Il disait être possédé par des esprits diaboliques qui essayaient de le commander, qu’il était permanemment en communication avec des esprits maléfiques qui ne cessaient de le menacer de mort. Ses nuits étaient très longues parce que perturbées, affirme son oncle. Il ne cessait de dire que lorsqu’il conduisait sa moto ou le véhicule de service, il entendait des voix des personnes invisibles qui lui demandaient sans cesse, entre sous ce camion ou cogne tel obstacle et meurt avec tous les passagers (des collègues)”. L’oncle qui se dit très croyant, souligne que chaque fois qu’il organisait une séance de prière de délivrance, le corps de Godlove se remplissait d’égratignures, comme marqué par un fer invisible.
Ce témoignage corrobore la thèse du suicide qu’évoquaient déjà les éléments des sapeurs-pompiers et de la gendarmerie présents sur les lieux. Mais seule l’enquête ouverte pourrait déterminer les causes réelles de la mort de Esim Godlove.
Mathieu Nathanaël NJOG
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