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Affaire Albatros : Yves Michel Fotso à nouveau à la police
L'ancien patron de la Camair était à la Pj hier à Yaoundé au même moment que Hubert Otele, un des patrons d'Apm.
Mutations / Vendredi 1 Août
L'ancien administrateur directeur général de la défunte Cameroon airlines Yves Michel Fotso s'est à nouveau présenté hier matin aux enquêteurs de la direction de la police judiciaire à Yaoundé. Mais selon des témoins, M. Fotso n'a pas passé plus de deux heures dans les bureaux des policiers à Elig-Essono où il répondait à une énième convocation des enquêteurs de la sous-direction des enquêtes économiques et financières. Il en est reparti peu après midi, selon des policiers.
Sur les raisons de cette nouvelle convocation, il est revenu de diverses sources interrogées par Mutations que Yves Michel Fotso aurait été confronté à Hubert Patrick Otele Essomba, le directeur général adjoint de Asset Portfolio Management. La fameuse Apm que deux anciens secrétaires généraux adjoints à la présidence de la République, le défunt René Owona et l'actuel Premier ministre Ephraïm Inoni qui en présidait le conseil d'administration avaient parrainé au Cameroun, afin de prendre -pour dire le moins- une part dans les marchés de l'aviation au Cameroun. (Voir enquête publiée dans Les cahiers de Mutations, Volume 052, Juin 2008).
Si pour certaines sources c'est M. Otele qui a finalement intéressé les policiers, l'on peut penser que la récente audition judiciaire de Ephraïm Inoni (voir Mutations n° 2204 du lundi 28 juillet 2008) resserre l'étau autour des promoteurs de la filiale camerounaise de Apm, qui est une entreprise londonienne baptisée dans cet environnement Aircraft Portfolio Management. Apm à Londres et Apm au Cameroun sont dirigés par le même homme Kevin Walls.
Apm avait proposé à la présidence de la République après l'arrivée de Jean Marie Atangana Mebara à la place de Marafa Hamidou Yaya au secrétariat général à la présidence de la République le 24 août 2002, entre autres services, l'achat d'un Boeing Business Jet 2 neuf de 18 places, à 57 millions de dollars. Cette proposition était faite au moment même où Yves Michel Fotso cherchait également dans le cadre d'une mission que M. Marafa présidait en vue de l'achat de l'avion présidentiel.
Quels rôles éventuels les protagonistes de cette affaire ont-ils joué pour que ce soit finalement le coucou baptisé l'Albatros, qui connut en avril 2004 une panne lors de son vol inaugural avec le président Biya à bord, qui ait été choisi ? Apm Cameroun a-t-elle pris une part active aux transactions financières qui ont fait sortir des caisses de la Snh les quelque 40 millions de dollars dépensés dans cette opération que l'on présume foireuse ? En se retournant éventuellement vers M. Otele et Apm, la police décharge-t-elle pour autant Yves Michel Fotso dont on dit que le départ de Marafa Hamidou Yaya du secrétariat général de la présidence de la République avait eu pour conséquence une perte d'influence dans les décisions qui concernaient l'achat de l'avion présidentiel ?
Aucune réponse dans les médias ne saurait mettre fin à l'enquête. Ce qui est sûr par contre, c'est que l'entrée en jeu des autres personnes susceptibles de payer les pots cassés de l'affaire Albatros rassérène M. Fotso qui a déclaré selon un communiqué de presse du groupe Commercial Bank Cameroon, à l'ouverture de l'édition 2008 des Journées de réflexion stratégique (Jrs) du groupe Cbc à Douala : " …Au-delà des assauts répétés par médias interposés de ceux que je peux me permettre de qualifier 'd'ennemis de l'ombre' et qui s'érigent en procureurs de la République, je reste, pour ma part, convaincu que la justice ne se fait pas dans la rue, et encore moins dans les journaux.
Comme je l'ai toujours dis, j'ai confiance en la Justice de mon pays et reste persuadé que les faits tangibles, portés à la connaissance des responsables chargés de l'instruction de l'affaire, vont permettre d'établir clairement les responsabilités des différents acteurs impliqués dans ce que j'appelle, une fois encore, une 'bien malheureuse affaire'… ".
Jean Baptiste Ketchateng
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La justice doit lire le droit, suivant les responsabilités partagées dans cette affaires.Je souhaiterai que la vérité jaillisse le plus vite possible,que les coupables soient séverement punis.Du courage à la justice!!!!!!!!!