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Escroquerie : Un trafiquant de visas reconnu coupable ... Un homme " découpe " trois personnes
J.C. Benga dont l'affaire était jugée vendredi dernier à Yaoundé promettait de faire voyager ses victimes.
Mutations / Mardi 19 Août
Un monsieur à l'allure soignée arrive à l'entrée de la salle et entre sans hésitations. Juste derrière lui un jeune homme lui emboîte le pas, l'air inquiet. Tous les deux prennent place dans l'aile droite de la salle, sous le regard pesant de quelque 200 paires d'yeux. C'est cette ambiance qui régnait ce vendredi au tribunal de première instance de Yaoundé, siégeant en correctionnelle. Nous sommes en début d'après midi et le greffier de sa voix aiguë appelle la nième affaire de la journée. Ministère public et Alain Mboua contre Jean Calvin Benga.
Devant la barre le prévenu ne se présente pas. Ce dernier est accusé d'avoir extorqué de l'argent et aussi de détenir les pièces personnelles du plaignant à savoir l'acte de naissance et le passeport. Les faits remontent à quelques mois : M. Bahanac contacte le sieur Jean Calvin Benga à l'effet d'obtenir un visa pour son neveu Alain Mboua, qui doit se rendre en Europe. Le prévenu a semble-t-il la possibilité de faire voyager très facilement des personnes, en leur faisant obtenir les papiers. C'est d'ailleurs ce à quoi s'occuperait son " entreprise " située au carrefour Aurore à Yaoundé. Des chèques de voyage d'un montant de quatre milles euros lui seront donc remis par le plaignant Mboua (soit l'équivalent de 2 800 000fcfa).
Trois jours plus tard le sieur Mboua se rend compte qu'il a été berné. Le prévenu ne fait pas signe de vie et ne répond pas au téléphone. C'est alors que le plaignant fait le pied de grue devant l'immeuble qui abrite la structure du prévenu. Jour et nuit pendant deux semaines le sieur Alain Mboua va guetter une éventuelle apparition du prévenu en vain. La police va tout de même réussir à mettre la main sur Jean Calvin Benga au moyen d'un subterfuge. Le sieur Bahanac va se faire aider par un ami de l'accusé qui va lui envoyer de l'argent par une compagnie de transfert de fonds. C'est donc en venant faire ce retrait que ce dernier sera interpellé par les policiers du commissariat de Tsinga.
Le mis en cause sera malgré tout relâché car il va nier tout en bloc. Rendu à ce niveau le plaignant va porter l'affaire devant le Tpi statuant en correctionnelle. Ce tribunal va déclarer le prévenu coupable d'escroquerie car des éléments de preuve ont été réunis contre lui. Le plaignant a demandé que lui soit remboursé les 4000 euros et restitué l'acte de naissance et le passeport. L'affaire a été mise en délibéré pour le 22 août 2008.
L.K
Biliou
Un homme " découpe " trois personnes
Les habitants de Biliou, village du canton de Golonghini situé dans l'arrondissement de Taibong, province de l'Extrême Nord, sont encore sous le coup du choc d'une scène violente qu'ils viennent de vivre. Samedi dernier, 16 août 2008, le nommé Mboudwé, un habitant de ce village a perpétré une série de meurtres, des victimes qui se recrutent tous dans sa propre famille. " Il est revenu de la brousse où il était allé paître le troupeau et a commencé par tuer, à coups de machette, sa propre fille de six ans qu'il a trouvée à la maison ", raconte un habitant de ce village, joint au téléphone. " C'est sur ces entrefaites que sa mère arrive et subit le même traitement ", poursuit notre source.
Son oncle paternel, arrivé sur les lieux quelques instants plus tard, va subir à son tour la foudre de celui qui avait déjà commencé, selon les premiers éléments d'informations rapportées par d'autres villageois, à manifester sur le chemin du retour à la maison, des actes de violence vis-à-vis des passants. Cette série de morts va alors mettre Biliou et les autres villages environnants en émoi et conduire à l'arrestation du meurtrier à qui l'on ne connaissait pas, avant les actes de samedi dernier, des crises de folie quelconque. Cette tuerie vient à nouveau ébranler les populations de l'arrondissement de Taibong, une partie du pays qui s'était déjà révélée à l'opinion nationale il y a quelque temps par des enlèvements de personnes par des preneurs d'otages venus du Tchad voisin et dont une bonne partie sera par la suite exécutée.
Mireille Titti Sengue (Stagiaire)
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