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Programme : Ce que le gouvernement veut faire
Le plan gouvernemental annonce des mesures à court et à moyen terme. La création de la Conac, en réalité, rentre dans un plan global du gouvernement camerounais, qui s’est engagé à lutter contre la corruption.
Le jour / Mercredi 20 Août
Ce plan, lancé par les services du Premier ministre en janvier 2002, pour ce qui concerne les administrations publiques et les entreprises parapubliques, comprend des mesures à court terme et des mesures à moyen terme. Elles sont prévues dans divers domaines, dont la gestion des ressources humaines, l’amélioration des procédures administratives, la déconcentration et la décentralisation des pouvoirs de décision, la mise en place et la réforme des institutions, la restauration de l’autorité de l’Etat et la sensibilisation des populations.
Les plus urgentes des mesures préconisées, à savoir celles à court terme, concernaient surtout les agents de l’Etat. Certaines ont même déjà été amorcées, comme la revalorisation de leur pouvoir d’achat. A côté de la nécessité d’offrir des conditions de rémunération décentes, qui pourraient les préserver de la tentation de se laisser aller à la corruption, le plan du gouvernement prévoit des enquêtes sur la moralité des futurs personnels de l’Etat. «De préférence, entre l’admissibilité et le résultat du concours», indique le plan. Il est également prévu des contrôles inopinés des services et même un suivi du train de vie de l’Etat.
A moyen terme, la mise en place d’un Conseil supérieur de la Fonction publique est envisagée, tout comme l’élaboration d’un code d’éthique concernant l’agent public. On retrouve également dans les projections la création d’un comité de lutte contre la corruption et «auprès de celui-ci, un organe opérationnel sous la forme d’une brigade ou d’une cellule spéciale».
D’autres mesures que l’on peut indiquer sont, notamment, la volonté de «combattre les causes de la corruption en créant des conditions qui garantissent à chaque citoyen un niveau de vie décent et une participation plus active à la vie politique» et enfin d’«introduire dans le système d’enseignement un volet d’éducation civique sur la corruption».
Jules Romuald Nkonlak
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