Lundi 01 Décembre 2008

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Au tribunal : Le ministère public requiert la culpabilité de Lapiro

Le juge a renvoyé l’affaire au 24 septembre pour se prononcer.

Le Jour / Jeudi 28 Août

L’affaire qui oppose Lapiro de Mbanga à l’Etat du Cameroun était à nouveau inscrite au rôle du tribunal de grande instance de Nkongsamba, hier mercredi 27 août 2008. Les débats ont porté sur les réquisitions du ministère public, les observations des parties civiles et la plaidoirie de la défense. D’entrée de jeu, les deux représentants du ministère public, les magistrats Efoula Ndongo et Obama, ont requis la culpabilité de l’accusé sur les chefs d’accusation contenus dans l’ordonnance de renvoi, s’appuyant sur la dizaine de témoignages à charge entendus dans le cadre de la procédure. Dont les plus virulents venaient du sous-préfet de l’arrondissement de Mbanga. Nkwenti Simon Ndoh avait soutenu que Ndinga man avait tenu, à son domicile, une réunion nocturne non déclarée avec les motocyclistes le 25 février 2008, le jour même du début des émeutes. Un témoignage soutenu par Jacques Mbonjo, le maire, pour qui il ne fait l’ombre d’aucun doute que Lapiro de Mbanga était effectivement le meneur des émeutiers. Le chef supérieur du canton Balong, Moukete Ngoh Magellan, avait quant à lui déclaré avoir surpris des jeunes déclarant que c’est l’accusé qui leur avait fourni des machettes, des haches et des gourdins pour piller la ville. Du point de vue du ministère public, il ne fait l’ombre d’aucun doute que Lapiro de Mbanga est coupable d’infractions de "complicité de pillage en bande, destruction des biens, incendie volontaire, obstacle à la voie publique, dégradation des biens publics ou classés, attroupements", mises à sa charge.

Par la suite, Me Zacharie Wappi - l’avocat des Brasseries du Cameroun, et de sa filiale la Société des eaux minérales du Cameroun, parties civiles au procès - a rappelé que lesdites structures n’ont pas déposé plainte contre Lapiro de Mbanga. Leur présence au procès tient au fait qu’elles ont reçu des citations à comparaître, à elles adressées par le ministère public. Ces précisions ont également été apportées par Me Makembe Bebey, le conseil de la Société des plantations de Mbanga (Spm).

Avocat de la défense, Me Lewis Ndeffo a relevé les vices contenus dans la procédure. L’on a ainsi appris que le 19 mars 2008, lors de son audition à la brigade de gendarmerie de Mbanga, Ndinga man n’a pas eu l’opportunité de savoir qu’il avait le droit de garder le silence. Le jour et l’heure de l’audition n’étaient pas marqués sur le procès verbal d’audition. Il a été entendu pendant dix minutes. Il n’a pas pu bénéficier de la garantie représentation pour avoir été mis en détention le jour même, après un passage éclair devant le procureur de la république de Mbanga. L’avocat conclut à la nullité tant de l’enquête préliminaire que de l’instruction, et donc de toute la procédure.

D’autre part, Me René Manfo a soutenu que le dossier de l’accusation repose sur des témoignages qui ne sauraient prospérer juridiquement ; parce que faits par des personnes qui n’ont pas assisté à la commission des infractions alléguées. Constitué par l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (Acat), René Manfo s’est par ailleurs étonné de ce que l’une des preuves servies à la cause du ministère public, est le fait d’avoir vu Lapiro filmant les émeutiers. Ce qui, de son point de vue, ne saurait constituer une infraction. Clôturant la plaidoirie de la défense, Me Mbami s’est demandé comment le ministère public n’a pas pu retenir dans les liens de la prévention, tous les coauteurs et complices des infractions mises à la charge de Lapiro. Pour lui, "il s’agit tout simplement d’un procès en sorcellerie ".

Après la plaidoirie de la défense, le président de la collégialité, le magistrat Michel Ntyame Ntyame, a renvoyé l’affaire au 23 septembre 2008, pour vider le délibéré sur la culpabilité de l’accusé. Les débats qui ont débuté autour de 10h se sont achevés autour de 15h30. Lapiro de Mbanga et ses geôliers ont repris le chemin de Mbanga, où il a été transféré le 20 août dernier, après un séjour à la prison principale de Nkongsamba.

Patient Ebwele

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Réaction de cynthia
Le 2008-08-30 10:19:49

Humm prince, toujours aussi bizare! Qu'est ce qui te laisse croire qu'il n'a pas bien médité, qu'est ce qui te fait penser qu'il regrette son acte! Je suis de retour après une longue période de trève !


Réaction de cynthia
Le 2008-08-30 10:19:21

Humm prince, toujours aussi bizare! Qu'est ce qui te laisse croire qu'il n'a pas bien médité, qu'est ce qui te fait penser qu'il regrette son acte!


Réaction de B'Boys
Le 2008-08-29 20:32:09

Je suis surpris que les juges a ces procès ont des noms avec les memes consonnances ethniques. Toujours les memes Efoula, Ndongo, Obama, Ateba, Ntyame et autres. Et parlons des Avocats les memes consonnances, comme Wappi, Ndeffo, Manfo et autres. C'est ainsi dans le procès du Maire de Njombé. Au Kamerun, une Ethnie pour condamner et une autres pour defendre. Tout cela sent la pourriture. et surtout des montages a toutes pieces. Comment devons nous avancer. Nous recolterons ce que nous avons semé chers compatriotes. Les coups bas, nous detruisent. Condamner Lapiro, c'est nous memes que nous condamnons. Lapiro c'est l'ame de Banga.


Réaction de Prince
Le 2008-08-29 10:57:20

Heureux l'homme qui n'agit pas sous le cout de l'émotion et qui médite bien son acte avant de le poser... Casse, paye


Réaction de Le Palestinien
Le 2008-08-29 10:32:49

Qui peut pourtant oser dire que LAPIRO est en réalité un prisonnier politique. Avec de telles accusations pour des prisonniers politiques, Paul Biya mérite bel et bien le prix Nobel de la paix!


Réaction de ha!
Le 2008-08-28 16:17:28

c'est amusant de constatwer a quel point les informations sont deformees ou tues dans la presse camerounaise.La SPM demande 1 milliard de dommage et interet a MR Lambo .... et il va surement aller chanter en prison pendant 15 ans au moins!




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