Lundi 01 Décembre 2008

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Enquête sur une émanation de chlore quartier Bonabéri à Douala

Plus de 6000 litres de chlore enterrés à Bonabéri

Le Jour / Mercredi 3 Septembre

Une bombonne de 800 litres enfouie à Ndobo menace la population tandis que les autres cuves sont encore introuvables.

Les populations riveraines de l'entreprise Necam Entretien au quartier Ndobo à Bonaberi ne respirent plus aisément. La situation "dramatique" qu'elles vivent en ce moment dure depuis au moins trois semaines. Début août 2008, des odeurs suffocantes ont commencé à se faire sentir, au passage du vent, lors de la marée haute. Puis, le gaz non encore identifié au début était plus violent, faisant ses premières victimes. Stéphane et Goddy, deux employés travaillant pour une société chinoise de fabrication de produits plastiques installée sur le site de Necam, se sont évanouis, provocant la panique générale à l'usine. Aussi l'alerte a-t-elle été donnée. Un agent de la mairie de Douala 4ème, venu en éclaireur, s'est également écroulé, sous la force des odeurs.

Cinq bombonnes rouillées se dressent dans la cour abandonnée de Necam Entretien. Au sol, les herbes ont complètement jauni. Les ravages sont notables en dehors de la clôture de fortune, au-delà de cinq mètres. Des bananiers portent de longs régimes, comme si un engrais spécial ravitaillait leurs racines dans le marécage. Dans un coin de la cour, quelque chose est dissimulé dans le sol. De là, un long tuyau enfoui dans la terre facilite les émanations, dont l'effet est de plus en plus insupportable. Dans le bâtiment, tout a l'air d'un refuge de produits suspects. Que se passe-t-il donc dans l'enceinte de cette entreprise qui avait déjà défrayé la chronique en 2006 ? On y avait alors découvert des bombonnes de chlore, transportées dans un premier temps à Nkapa où elles ont été abandonnées dans une palmeraie. Selon le témoignage sous anonymat d'un ancien employé de Necam, "une bouteille de 800 litres a été enterrée à trois mètres à l'intérieur du sol". La bombonne en question, dit-il, avait été dissimulée par des ressortissants chinois, en accord avec Thomas Fodouop.

En effet, Thomas Fodouop, promoteur de l'eau minérale Supermont, est également le promoteur de Necam Entretien, une unité qui devait fabriquer la fabrication de l'eau de javel. En accord initial avec des partenaires belges, il a commandé des bombonnes de chlore, dont le contenu se trouvera être de mauvaise qualité. Il faut donc s'en débarrasser. Huit bouteilles de 800 litres chacune sont encombrantes sur le site de Bonaberi. Sept sont transportées et abandonnées à Nkapa. Elles seront transportées plus tard de Nkapa pour être détruites en haute mer. Mais la destruction tourne au drame. Un lieutenant des sapeurs pompiers trouve la mort au cours de l'opération. Six bonbonnes de chlore sont ramenées à la base navale de Douala où elles sont entreposées. Puis elles disparaissent. L'affaire est étouffée. Jusqu'à ce que des odeurs émanent du site de Ndobo.

Où sont donc passées les bombonnes de chlore de Nkapa ? Selon un officiel proche de l'affaire, elles sont enterrées soit toutes à Ndobo Bonaberi, soit sur un banc de sable non loin de la base navale de Douala. Les émanations de Ndobo ont remis sur la piste une enquête plombée, notamment par une double prise d'intérêt. D'abord celle des sapeurs pompiers de Douala. Ces derniers ont empoché en 2006, près de 10 millions de francs Cfa de Thomas Fodouop, "sans faire le travail". Plus tard, plus de 4 millions de francs Cfa sont déboursés par le même Thomas Fodouop pour, dit-on, organiser les obsèques du militaire mort lors de la destruction avortée du chlore en mer. Une partie des 4 millions est détournée au sein de la commission mise sur pied par le gouverneur du Littoral, à l'époque Gounoko Haounaye, aujourd'hui ministre des Transports. Embarrassé par une affaire qu'il voulait taire, Thomas Fodouop tente tout. Il réussit à acquérir à sa cause la sympathie des enquêteurs et celle d'une administration, de nouveau rattrapée par le scandale.

De source proche de la gendarmerie, une enquête est en cours, pour localiser les bombonnes de chlore retournées de la mer en 2006. Tout comme Thomas Fodouop est entendu depuis vendredi dernier, à la province du Littoral. Il est question de savoir combien de bombonnes sont enterrées sur le site de Ndobo ou ailleurs, et établir également les responsabilités.

Rectificatifs
Le prochain Dg de AES-Sonel s’appelle Brian Rich et non Brian Rick comme cela a été écrit dans certains articles parus dans notre édition d’hier. Jean David Bilé n’a pas passé cinq ans à la tête de AES-Sonel mais plutôt quatre ans. Nous nous en excusons auprès de nos lecteurs et des concernés.

Denis Nkwebo

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Réaction de paul biya
Le 2008-09-04 08:33:16

cette histoire me rappel un film Americain avec james bond 007 et chuatzeneger


Réaction de RE-REctificatifs
Le 2008-09-03 21:16:18

Denis Nkwebo, mais le 1èr rectifictif ci-dessus ne sera-t-il pas à Re-rectifier?




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