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Yaoundé : Vague de braquages à Mendong, Biyem-Assi…
Les populations victimes ne s'empressent pas de porter plainte.
Le jour / Vendredi 5 Septembre
Monsieur kamdem a reçu la visite des braqueurs dans la nuit de mercredi du 3 août 2008 dans son domicile sis à Biyem-Assi au lieu dit hôpital. Les malfrats armés de pistolets automatiques, de gourdins, de machettes et "talkie-walkie" ont soigneusement attendu son retour aux environs de vingt et heure avant de se glisser dans la concession au moment où le portail lui a été ouvert.
Ils ont violé sa fille de dix neuf ans, sodomisé celle de quatorze ans avant de s'introduire chez son locataire et voisin, Mr Rodrigue Kanko puis de prendre la clef des champs avec le butin constitué de portables, d'objets de valeur et d'une somme d'argent dont le montant n'a pas été révélé.
Le promoteur du restaurant bar "le gentleman", Jean-Paul Eog a également été braqué dans la même nuit et n'a été épargné que grâce à la bravoure de ses neveux.
L'adjudant chef major André Ngoumou Meto, commandant de la brigade de Mendong est excédé par le matériel de plus en plus sophistiqué utilisé par ces bandits : "nous sommes obligés de jouer les pompiers dès lors qu'il y a toujours un qui fait le guet et signal à ses complices à l'intérieur tout mouvement suspec." Confesse-t-il en montrant les deux émetteurs-récepteurs trouvés sur les lieux du forfait.
De nombreuses autres familles ont fait les frais des malfrats toujours à Biyem-Assi, Damase, Simbock dans la nuit du 31 août 2008 dont la famille Nwos à Mendong, qui n'a porté plainte que hier matin. Le Maréchal de logis-chef Janvier Elobo Avina le déplore : "il faut toujours porter plainte après une agression, un braquage pour plusieurs raisons, nous arrêtons régulièrement des braqueurs et il nous faut des éléments pour les incriminer. D'autre part nous retrouvons régulièrement des objets entrent leurs mains que nous devons restituer aux propriétaires.", conseil-t-il Il reconnaît par ailleurs à la suite du commandant de brigade que les moyens mis à leur disposition par l'administration centrale sont dérisoires pour lutter efficacement contre le grand banditisme : sous-effectif, matériel roulant vétuste sinon inexistant ce qui ne favorise pas les patrouilles à pied ou motorisées.
Cependant le phénomène devenu récurrent fait régner une véritable psychose au point où dans ces quartiers où les habitants parlent de…peur sur la ville. Chez le capitaine de gendarmerie Joseph Mba, les enfants ferment les portes à deux tours, même pour aller se procurer les allumettes chez l'épicier du coin, à 100m de la maison : "Après 20 heures nous limitons les sorties, ou nous nous faisons accompagner cela ne va pas forcement dissuader les malfrats, mais cela nous rassure tout de même." Explique l'un d'eux.
Le commandant de brigade demande aux populations de rester extrêmement vigilantes et rassure qu'avec l'aide de sa hiérarchie, son équipe mettra rapidement un terme à ce fléau.
Paul Emmanuel Eock (stagiaire)
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Il faut resytituer la peine de mort pour les braquers. C'est tout pour dessuader le grand banditisme.