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Discordances : Essissima et Ali Adji à couteaux tirés
La Fédération camerounaise de savate (Fécasavate) au bord de l’implosion.
Le Messager / Lundi 8 septembre
Rien ne va plus entre Emmanuel Essissima le président de la Fédération camerounaise de savate (Fécasavate) et Ali Adji le président de la Confédération africaine de savate. Ces deux dirigeants sont en conflit ouvert, sous le regard de la Fédération internationale de savate dirigée par Gilles Le Duigou. C’est une correspondance de Emmanuel Essissima à Gilles le Duigou, qui serait le déclencheur de cette crise.
Dans cette correspondance, le président de la Fécasavate fait savoir à Gilles le Duigou qu'il a pris connaissance de la lettre de nomination de son compatriote Ali Adji au poste de président de la confédération africaine de savate. Il révèle aussi au président de la Fécasavate que, si la savate a pu décoller au Cameroun, c'est grâce à ses multiples sacrifices, parfois au détriment de sa propre famille. En conséquence, pense Emmanuel Essissima, “ Vous avez lâché la proie pour l'ombre. Cela est de votre droit. Mais sachez qu'au Cameroun, Essissima a toujours travaillé sans l'aide de qui que ce soit. C'est le minimum que j'exige de vous et c'est plus honnête. ”
En guise de réponse, Gilles le Duigou rappelle à Emmanuel Essissima que le bureau de la Fédération internationale de savate ne le reconnaît plus comme président de la fédération camerounaise de savate. Puis, par une lettre datée du 14 août dernier, le président de la Fédération internationale de savate écrit à Ali Adji : “ Monsieur le président de la confédération africaine de savate, dans le cas où la fédération camerounaise serait dans l'impossibilité de procéder à la nomination du président de la fédération camerounaise, soit par nomination d'un président (intérimaire) en attendant les prochaines élections, je vous sollicite, par votre statut de président de la confédération africaine, pour encadrer ce changement. ”
Une conférence de presse est annoncée par le président de la Fécasavate, demain, mardi 9 septembre, à Douala. Affaire à suivre !
H.F.
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