Lundi 01 Décembre 2008

actualité








Actualité

An 1 du gouvernement Inoni III : Le gouvernement de la peur

Vendredi 07 septembre 2007, dimanche 07 septembre 2008.

Le Messager / Lundi 8 Septembre

La 3ème équipe du gouvernement Inoni Ephraïm a soufflé hier sa première bougie. Mais jamais une année ne fut aussi difficile pour des “ élus ” à la fonction ministérielle. Pendant 365 jours, on a vu des ministres aux affaires, des caciques du pouvoir, des durs à cuire et même des inamovibles trembler pour finalement se convaincre à l’idée que les ministres ne sont que les éléments passagers de l’exercice du pouvoir exécutif. Fidèle à ses habitudes, le chef de l’Etat Paul Biya a tenu à rappeler qu’il est le batelier, le maître, le guide éclairé, le monarque qui fait et défait les ministres. Ceux qui ont espéré d’un gouvernement prenant en compte le souci de rationalisation de l’appareil politico- administratif ont vite déchanté. Le code moral et éthique tarde à prendre le dessus sur le code vénal.

Le gouvernement ne trouve toujours pas des réponses au débat citoyen sur la question de mal gouvernance, l’urbanisation anarchique, l’exclusion, la corruption… La barbarie à visage humain d’une élite de hauts fonctionnaires multimillionnaires dans un pays en crise reste une constante. Par un sursaut d’orgueil ou de devoir républicain, Paul Biya a voulu mettre le holà en punissant certaines forfaitures. C’est ainsi qu’on a assisté à un exercice bien divertissant : celui des arrestations en cascades et des procès “ en sorcellerie ” contre trois “ dignitaires ” ; intouchables produits du Renouveau. Du côté des populations, on affirme mordicus que les arrestations fomentées par Paul Biya révèlent que le régime a engagé son propre procès. Le plus dangereux moment pour un mauvais gouvernement, c’est lorsqu’il accepte de se reformer lui-même.

Mais suffit-il d’envoyer en disgrâce des figures emblématiques de son système pour montrer sa volonté à anéantir la corruption ? En interrogeant les ménages et leurs fonctions de consommation, les marchés et leurs fonctions de commercialisation, les industries et leurs fonctions de production, la croissance reste un miracle. Les plaies issues des émeutes contre la vie chère au mois de février, ne sont pas toujours cicatrisées. Alors que la moralisation de la dépense publique reste un défi de modernité, Le Messager revient sur les 365 jours les plus compliqués pour Inoni Ephraïm et s’interroge sur : la bataille vaine contre la vie chère, les arrestations, la lutte contre la corruption, les réalisations et les promesses de cette équipe gouvernementale.

Souley ONOHIOLO

Réagir à cet article | Imprimer | Envoyer cet article à


Réaction de yaa
Le 2008-09-09 18:17:04

PROUUUT




Nous vous recommandons de réagir dans le strict respect des conditions d’utilisation de ce site. «Ma liberté s’arrête là où commence celle d’autrui ». Les posts diffamatoires, injurieux, etc. seront automatiquement supprimés.


Vous pouvez réagir à cet article en laissant un bref
message qui sera ensuite affiché sous l'article :



Votre nom  

Nombre de caractères restant :

Associer une icône




Groupe Cameroun-Online - Régie publicitaire - Contact - Conditions d'utilisation

© Twmicronics.com 2006 - Tous droits réservés