Actualité
La chronique de Pem : Tout ça, pourquoi ?
L'interview fleuve de M. Yves Michel Fotso, accordée l'autre jour à quelques médias ciblés et privilégiés, mais relayées pratiquement par l'ensemble de la presse nationale devra compter, c'est sûr, dans notre pays, parmi les événements les plus médiatiques et les plus médiatisés de l'année 2008. Du reste, nous ne doutons même pas que, par rapport aux autres événements jugés importants, elle occupe, sur ce plan- là, le tout premier rang.
Le jour / Lundi 22 septembre
De plus, compte tenu des avantages énormes qu'offrent les satellites, on nous a même assuré que cette émission a été largement suivie dans pas mal de pays voisins. C'est tout dire.
Tout cela ne devait rien au hasard. Tant s'en aurait fallu. Plutôt, l'affaire a été conçue avec un sérieux très étudié et exécutée avec des minuties qui confinaient à l'art, avec un professionnalisme qui se voulait rigoureux, avec un cocktail de raffinements qui frôlait le luxe… Mais, nous n'osons point soupçonner qu'il pût y avoir, en dessous, des ruses, des artifices et des pièges à cons. Nous ne nous faisons pas, non plus, à l'idée que, dans un décor planté en trompe-l'œil, les acteurs n'auraient été que des ombres chinoises et qu'on aurait servi aux invités peu avertis du vin mousseux bon marché, à la place du champagne promis.
Un tel marché de dupe et un tel mauvais scénario nous décevraient énormément, à la seule pensée qu'on a pu ainsi nous mener en bateau. Et, en matière d'interview, cela nous ferait faire une douloureuse marche à reculons dans le temps et nous rappellerait, entre autres, l'époque où nous travaillions, il y a près de quarante ans, au service de l'Information Intérieure. C'est à notre service que revenait d'organiser, conformément aux instructions du Chef de l'Etat, des conférences de presse ministérielles. Aux ministres que nous devions interviewer, nous envoyions des semaines à l'avance, des questions sélectionnées avec, en prime, des propositions de réponses auxdites questions. Il ne restait au ministre concerné que jouer le jeu, le jour de l'interview, en lisant, avec la plus grande application, les réponses qu'il avait sous les yeux… Il faut espérer que, s'agissant du cas qui nous intéresse, semblable subterfuge nous aura été épargné.
Ceci étant, M. Yves Michel Fotso est un excellent orateur. Le barreau de ce pays a, assurément, perdu en lui un avocat de grand talent. S'est-il inspiré de " De Oratore " de Cicéron pour habiller les mots de cette véhémence dosée qui aide à convaincre les auditoires ? Ce n'est pas impossible. Quoi qu'il en soit, l'art de la réplique qu'il possède est bien plus que le fruit d'un apprentissage. C'est carrément un don. Certes, nul n'est bon juge dans sa propre cause. Néanmoins, M. Yves Michel Fotso pourrait bien, dans ce cas là, être une belle et rare exception qui confirmeraient la règle. Bien plus qu'un bon juge, il aura été un brillant défenseur de sa propre cause.
Toutefois, une lancinante question nous vient sans cesse à l'esprit : " tout ça, pourquoi ? " Pourquoi M. Fotso éprouve-t-il cette envie incompressible de se défendre, de clamer son innocence et même d'accuser, alors qu'il n'y a apparemment, aucune nécessité de le faire ? Pour les affaires qu'il a évoquées, aucun procureur de la République ne s'est encore intéressé à lui. Alors, tout ça, pourquoi ?
Patrice Etoundi Mballa
|
|
|




Pourquoi? Je vais vous le dire moi pourquoi! Voila une famille qui s'est fait escrocqué par le system en place.Vous ne voyez pas ca! Yves Michel là c'est sur que son père l'a bien fessé pour avoir conduit la famille dans ce guet_apen