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Bertoua : Une marche d'ex-employés de l'Etat dispersée
Ils réclamaient mercredi les droits sociaux impayés depuis 20 ans.
Mutations / Lundi 29 septembre
A la fin de leur réunion mercredi à Bertoua, l'ensemble des participants à la rencontre des ex-employés des entreprises d'Etat a procédé à une marche pacifique sur une distance d'environs 800 mètres du carrefour dit face à face jusqu'à la province où ils ont remis à Adolphe Lele Lafrique, gouverneur de la province de l'Est, une copie du mémorandum. Ils ont aussitôt été dispersés par les éléments du Gmi et du commissariat central de Bertoua.
Ils étaient donc à l'origine d'un mouvement d'humeur qui s'est produit à Bertoua mercredi 24 septembre 2008. Les personnes de troisième âge, majoritairement constituées des ex-employés des sociétés d'Etat liquidées ou restructurées depuis 20 ans.
On compte parmi elles, les entreprises telles que la Sofibel, la Sct, les Zapi-Est, l'Onaref, la Mideviv, le Cenadefor, l'Irad, etc. Ainsi, les anciens travailleurs de ces sociétés résidant dans les villes de l'Est ont répondu massivement présents à l'invitation de la Confédération syndicale des travailleurs du Cameroun (Cstc), laquelle faisait suite à la lettre du ministre des Finances du 10 septembre 2008 relative au paiement des droits sociaux des ex-employés des sociétés d'Etat liquidées ou restructurées. Il était donc question d'organiser une réplique à cette lettre qualifiée de " sans objet " parce que le ministre Essimi Menye n'a donné aucune indication en ce qui concerne la date exacte du paiement de ces droits réclamés depuis 20 ans.
Paiement
A la fin des délibérations, les ex-travailleurs ont adressé un mémorandum au ministre des Finances à travers le gouverneur de l'Est dans lequel ils dénoncent les " mensonges " du ministre et par ricochet du gouvernement tout en exigeant le paiement immédiat de leurs droits faute de quoi " la République pourra vivre le spectacle de ces vieillards obligés de se retrouver dans la rue pour revendiquer à cor et à cri leurs droits, car en fait, le ras-le-bol gagne les uns et les autres ". Par ailleurs, pour beaucoup, les fonds alloués au paiement des droits sociaux auront été détournés. Cette opinion se fonde sur le contenu d'une correspondance adressée le 9 août 1991 par le ministre du Plan et de l'aménagement du territoire au ministre de l'Agriculture.
Le ministre du Plan à l'époque écrivait " En me référant au termes du télex du Premier ministre dont copie vous êtes adressée, j'ai l'honneur de vous demander de bien vouloir me faire parvenir un état récapitulatif des sociétés agro-industrielles et des organismes du secteur rural susceptibles de bénéficier du financement des coûts sociaux... Je me permets de vous rappeler qu'à la suite de la réunion présidée par le premier ministre, le 26 juin 1991, une enveloppe financière de 12 millions d'euros, (environ 7,8 milliards de Fcfa aux taux actuel), de l'appui du Fonds européen pour le développement (Fed), à notre programme d'ajustement structurel, a été alloué à ces coût sociaux ".
Sebastian Chi Elvido
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Ces policiers sont capables de bastonner leurs propres pères alors que nous avons tous bénéficier du travail de ces vieux qui réclament juste ce dont ils ont droits.Quel honte lorsqu'on sait dans état sécuritaire se trouve Bertoua.Ces policiers ont mieux à faire.