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Douala : Les populations envahissent le commissariat du 7e
Elles ont exprimé leur ras-le-bol après des braquages et viols en occupant hier les bureaux de la police.
Mutations / Jeudi 2 octobre
Très tôt hier matin, mercredi 1er octobre, les populations du lieu dit "Nouvelle route 7e" au quartier Bépanda à Douala ont pris d'assaut le commissariat de police du 7e arrondissement. Ces derniers, en file indienne, brandissaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire "Allez voir les prostitués. Laissez nos femmes. Violeurs" ou "Insécurité manifeste. Nous allons agir !!! Nouvelle route 7e". Les manifestants protestaient, en effet, contre les nombreux cas de vols, de braquages et autres abus sexuels dont ils sont victimes dans cette partie de la ville. "Depuis plusieurs semaines, nous n'avons pas la paix dans ce quartier. Tous les jours, on décompte un nouveau cas d'agression, alors que nous sommes à quelques mètres du commissariat", déplore un manifestant.
Selon certains témoignages, ces riverains ont décidé de manifester leur mécontentement hier, à cause d'un autre cas d'agression dont a été victime une dame. "Nous avons fait une marche ce matin parce que nous en avons marre de cette situation. Pas plus tard qu'avant d'hier, un couple nouvellement installé au quartier a été victime d'un cambriolage et d'un viol. La jeune épouse a été violée par trois de ses bourreaux, sous le regard impuissant de son époux. Ces derniers lui ont intimé l'ordre de regarder la scène…", lance une riveraine, visiblement encore sous le choc. La victime dont l'identité n'a pas été révélée se trouve actuellement en soin intensifs à l'hôpital de Deido, affirment les témoins.
Malfrats
Selon ces derniers, les malfrats qui les attaquent sont spécialisés dans des viols et agressions à domicile. L'argent, les téléviseurs, les téléphones portables, les bouteilles de gaz et les bijoux, sont leurs cibles principales. Depuis mardi dernier, les habitants du quartier ont mis en garde les résidents de la "Nouvelle route 7e" à travers des coups de sifflets. Ensuite, ils ont entamé une marche vers les locaux du commissariat. Le commissaire qui se trouvait sur les lieux ce matin, a tenu une réunion de travail avec les différents chefs de bloc (20 et 21), le nouveau responsable de la commission de vigilance du quartier et certains manifestants. "Nous avons décidé de mettre sur pied un autre comité de vigilance parce que le premier a failli à sa mission. Certains agents se sont transformés en malfrats pour terroriser la population", confie Jean-Marie Ngono, commissaire du 7e arrondissement.
Le processus de mise sur pied de cette commission aurait d'ailleurs été lancé depuis le 15 septembre 2008, à la demande des populations. "Après avoir sensibilisé la population, nous avons mis sur pied un comité qui compte pour l'instant 27 agents. Il a pour objectif de lutter contre l'insécurité qui sévit dans ces deux blocs", indique Constant Nguepy, chef du comité de vigilance. Pour renforcer la sécurité de ces populations, le commissariat et les jeunes du quartier ont décidé de travailler en collaboration. "Néanmoins, une enquête sur la moralité des différents agents sera menée afin de désigner ceux qui peuvent assurer la sécurité de ces populations", confie Jean-Marie Ngono. Une réunion est prévue à cet effet samedi, 4 octobre prochain.
Sandrine Tonlio (Stagiaire)
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Il faudrait que dans un quartier, tout le monde apprenne à se faire connaitre. On pourra facilement déceler les "énergumènes" et leur infligé ce qu'ils méritent! Je suis persuadé que c'est une bande qui est dans ce quartier là ou non loin!