Lundi 01 Décembre 2008

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Douala : Les populations envahissent le commissariat du 7e

Elles ont exprimé leur ras-le-bol après des braquages et viols en occupant hier les bureaux de la police.

Mutations / Jeudi 2 octobre

Très tôt hier matin, mercredi 1er octobre, les populations du lieu dit "Nouvelle route 7e" au quartier Bépanda à Douala ont pris d'assaut le commissariat de police du 7e arrondissement. Ces derniers, en file indienne, brandissaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire "Allez voir les prostitués. Laissez nos femmes. Violeurs" ou "Insécurité manifeste. Nous allons agir !!! Nouvelle route 7e". Les manifestants protestaient, en effet, contre les nombreux cas de vols, de braquages et autres abus sexuels dont ils sont victimes dans cette partie de la ville. "Depuis plusieurs semaines, nous n'avons pas la paix dans ce quartier. Tous les jours, on décompte un nouveau cas d'agression, alors que nous sommes à quelques mètres du commissariat", déplore un manifestant.

Selon certains témoignages, ces riverains ont décidé de manifester leur mécontentement hier, à cause d'un autre cas d'agression dont a été victime une dame. "Nous avons fait une marche ce matin parce que nous en avons marre de cette situation. Pas plus tard qu'avant d'hier, un couple nouvellement installé au quartier a été victime d'un cambriolage et d'un viol. La jeune épouse a été violée par trois de ses bourreaux, sous le regard impuissant de son époux. Ces derniers lui ont intimé l'ordre de regarder la scène…", lance une riveraine, visiblement encore sous le choc. La victime dont l'identité n'a pas été révélée se trouve actuellement en soin intensifs à l'hôpital de Deido, affirment les témoins.

Malfrats
Selon ces derniers, les malfrats qui les attaquent sont spécialisés dans des viols et agressions à domicile. L'argent, les téléviseurs, les téléphones portables, les bouteilles de gaz et les bijoux, sont leurs cibles principales. Depuis mardi dernier, les habitants du quartier ont mis en garde les résidents de la "Nouvelle route 7e" à travers des coups de sifflets. Ensuite, ils ont entamé une marche vers les locaux du commissariat. Le commissaire qui se trouvait sur les lieux ce matin, a tenu une réunion de travail avec les différents chefs de bloc (20 et 21), le nouveau responsable de la commission de vigilance du quartier et certains manifestants. "Nous avons décidé de mettre sur pied un autre comité de vigilance parce que le premier a failli à sa mission. Certains agents se sont transformés en malfrats pour terroriser la population", confie Jean-Marie Ngono, commissaire du 7e arrondissement.

Le processus de mise sur pied de cette commission aurait d'ailleurs été lancé depuis le 15 septembre 2008, à la demande des populations. "Après avoir sensibilisé la population, nous avons mis sur pied un comité qui compte pour l'instant 27 agents. Il a pour objectif de lutter contre l'insécurité qui sévit dans ces deux blocs", indique Constant Nguepy, chef du comité de vigilance. Pour renforcer la sécurité de ces populations, le commissariat et les jeunes du quartier ont décidé de travailler en collaboration. "Néanmoins, une enquête sur la moralité des différents agents sera menée afin de désigner ceux qui peuvent assurer la sécurité de ces populations", confie Jean-Marie Ngono. Une réunion est prévue à cet effet samedi, 4 octobre prochain.

Sandrine Tonlio (Stagiaire)

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Réaction de Joel STERLING
Le 2008-10-03 21:36:42

Il faudrait que dans un quartier, tout le monde apprenne à se faire connaitre. On pourra facilement déceler les "énergumènes" et leur infligé ce qu'ils méritent! Je suis persuadé que c'est une bande qui est dans ce quartier là ou non loin!


Réaction de Abessolo
Le 2008-10-03 17:11:45

Je suis d'accord avec votre point de vue B'BOYS. Le problème est que nous ne pouvons pas faire tout ce que vous dites là avant la tombée de cette nuit. Tout au Cameroun est à refaire. En attendant que nos dirigeants (qui ne sont pas très souvent victime de braquages car bien protégés) pensent à attribuer les adrèsses à chaque domicile et tracer les quartiers pour permettre à la police et ambulances de circuler, on doit prendre les mésures d'urgence telles que les comités de vigilance, le renforcement des portes et fenetres, la collaboration avec les voisins etc. Je me demande comment la Police peut faire pour sauver quelqu'un en détresse au fond d'un quartier comme mokolo ou encore ekounou.


Réaction de B'Boys
Le 2008-10-03 14:23:17

Le grand Banditisme est en train de prendre de l'empleur dans notre pays. Ce ne sont pas les mises en placedes plan de sécurité des quartiers qui vont apporter la sécurité. C'est tout le monde qui doit faire son job. Et du vrai job. Cela va de nos administrateurs a nous memes. Lorsque vous créez des mairie de complaisances. alors meme que ces mairies n'ont pas les listes de leur population. Les maisons n'ont pas d'adresse et aucun plan des quartiers et des rues, routes sur des cartes. les routes qui ne portent pas des nomminations. Sans toutefois dire que la police fait du bon boulot, on se demande comment peut elle s'aventurer dans les bonnes conditions pour intervenir? Sans compter l'incivisme criade de nos citoyens! Alors, nous sommes tous responsables de ce chaos. police pas de moyens.


Réaction de Abessolo
Le 2008-10-03 11:24:34

La solution contre ce nouveau fléau de viol et braquage c'est la collaboration entre les voisins, la mise en place des plans de sécurité au quartier etc. Le pays et divisé entre la première classe très protégé, bien payée et nourrie et ensuite la deuxième classe pauvre, surtaxée et ignorée etc. Un couple qui est agressé et violé... merde! Si le DGSN ne descend pas sur le terrain pour commander une chasse aux malfrats il le fera quand encore? c'est tellement vulgaire comme crime que l'état s'enfout déja de ça. Faite vous violés et tueé comme vous voulez, tant que ce système persiste, on ne peut que pleurer et prier.Malchance de gouvernement




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