Lundi 01 Décembre 2008

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Rémy Ze Meka : Vaseux communicant

La sortie médiatique du ministre de la Défense à la suite du braquage de Limbé cache mal les lacunes de nos forces de défense.

Mutations / Vendredi 3 octobre

Sa présence à Limbé dès le dimanche matin, soit quelques heures après le passage des bandits qui se sont attaqués aux banques localisées au lieu dit "Down Beach" est un fait assez significatif pour être relevé dans un gouvernement où l'inertie est plus qu'une marque de fabrique que décrie d'ailleurs le chef de l'Etat, lui-même orfèvre du pourrissement et de l'immobilisme. Rémy Ze Meka a du certainement se passer de ce petit déjeuner copieux au cours duquel il tient à voir figurer au menu ces mets auxquels son palais reste fidèle depuis sa tendre enfance villageoise à Fibot.

"Nous ne sommes pas surpris parce que nous avons eu des informations depuis un certain temps qu'on s'attaquerait à des intérêts économiques le long de la côte à Limbé et à Douala ", a indiqué Rémy Ze Meka à Bbc Afrique, tenant probablement à démontrer que les lacunes criardes dans le renseignement révélées lors des attaques successives de positions avancées des militaires camerounais sur la presqu'île de Bakassi depuis un an et les vrai-faux coup d'états avaient été corrigées. Ce d'autant plus que des voix s'élèvent de plus en plus dans la grande muette pour décrier l'oreille attentive que le Mindef porte aux délateurs et contempteurs de tous bords qu'il entretient au détriment d'un investissement conséquent pour que l'armée ait ce renseignement fiable sans lequel aucune action militaire ne peut être couronnée de succès.

Problème, un peu comme pour son collègue de l'Administration territoriale et de la Décentralisation qui affirmait aux lendemains des émeutes de février qu'il était au courant de ce que des choses se tramaient mais n'a rien fait pour que 40 Camerounais soient tués, Rémy Zé Meka n'a rien fait d'apparent pour mettre en déroute ces bandits qui, sur le même mode opératoire qu'en Guinée Equatoriale il y a quelques mois, ont pénétré les eaux territoriales camerounaises et braqué de façon bruyante à l'aide de Kalachnikovs, qui n'ont cessé de crépiter pendant au moins deux heures, les principaux établissements bancaires de Limbé. Sans la moindre riposte.

Pourtant Limbé est le siège du commandement de l'opération Delta qui chapeaute les troupes sur la presqu'île de Bakassi et cette cité balnéaire est située à un jet de pierre de la base du bataillon spécial amphibie (Bsa) où se recrute les fameux "hommes grenouilles" de Man Of Wabe et où se trouve le Centre de conditionnement au combat par lequel passe tous les hommes appelés à rejoindre la zone. On y a même annoncé la mise sur pied récente d'un Centre des opérations maritimes qui dépend de l'état major de la marine. Quelles sont donc ces "mesures qui ont été prises" par Rémy Zé Meka et qui ont été de nature à limiter les dégâts à un mort, sept blessés par balles, environ 250 millions de francs Cfa emportés, des bâtiments défoncés par des grenades… ?

Manœuvres
Loin de faire étalage du dispositif sécuritaire déployé pour que les frontières nationales ne soient pas violés par ces personnes qui s'exprimaient en français, arboraient des tenues militaires et venaient de la mer, le ministre de la Défense s'est plutôt défaussé sur les victimes en évoquant la défectuosité du système sécuritaire des banques qui ont été attaquées. Une attitude qui semble chevillée au corps de ce quinquagénaire, dont la tendance à casser le thermomètre qui lui indique une poussée de fièvre au lieu d'y remédier n'est pas récente.

On se souvient qu'au lendemain de l'attaque du 12 novembre 2007 qui avait laissé 21 militaires camerounais sur le carreau à Bakassi, le ministre de la Défense, en synergie avec son collègue de la Communication s'en était pris aux médias qui avaient brisé l'omerta qui doit entourer toutes les manigances si récurrentes désormais au sein de la "grande muette". S'appuyant sur ses bras séculiers qu'il a logés à la division de la sécurité militaire (Semil) et au commandement territorial du groupement de gendarmerie du Mfoundi, il ne fait pas l'économie d'intimidation contre les journalistes et n'hésite pas à user de méthodes surannées pour réduire au silence ceux qui s'essayent à fouiner dans les ambitions et affaires qu'on lui prête et qui peuvent amener à conclure à son goût du lucre et du pouvoir.

En septembre 2006, la sécurité militaire avait procédé à l'enlèvement de Duke Atangana Etotogo, directeur de publication du mensuel Afrique Centrale, dont la véracité des écrits n'était pas contestée et à qui on demandait juste de révéler ses sources. Il avait par la suite été détenu pendant près d'une semaine. Il sera libéré par la gendarmerie devant les caméras de télévision sans qu'aucune autorité judiciaire n'ait été saisie. Un scénario que la sécurité militaire a voulu renouveler le 6 mars dernier après avoir enlevé dans un restaurant de Yaoundé, Jacques Blaise Mvié, directeur de publication de l'hebdomadaire La Nouvelle Presse, dont le journal présentait Rémy Zé Meka comme "le vrai commanditaire du coup d'état". Seulement, Jacques Blaise Mvié va se mettre à table devant ses confrères étalant les rapports privilégiés qu'il avait avec le Mindef et qui l'avait amené à commettre des articles à charge contre certains hauts gradés de l'armée à l'instigation de Rémy Zé Meka dont ce côté manœuvrier et manipulateur à l'époque où il officiait au milieu des années 90 comme secrétaire général des services du Premier ministre lui avait valu le surnom de "Bad boy" dont l'aurait affublé son patron de l'époque Simon Achidi Achu.

Junior Binyam

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Réaction de mondo
Le 2008-10-04 12:59:22

les militaires n'ont de militaire que de nom.Ce qui les préoccupe c'est de s'enbourgeoiser.Il faut les voir le 20 mai parader et faire leur démonstration de force.ILs prennent des galons pour avoir tiré sur des enfants désarmés.Les coupeurs de route les ont dépasssés et pourtant,ils ont les meilleurs salaires.




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