Mercredi 19 Novembre 2008

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Cameroun - éducation : Des enseignants camerounais exigent l’application de leur statut particulier

La célébration dimanche de la quinzième Journée internationale des enseignants, a été marquée au Cameroun par l’appel des syndicats et de l’ensemble du corps des éducateurs, à l’application « intégrale » de leur statut particulier.

APA / Dimanche 5 octobre

Au cours des manifestations officielles qui ont ponctué cette célébration, les enseignants ont réaffirmé leur volonté de jouer leur rôle « d’ouvreurs de conscience », avant de porter à la connaissance du public, certaines de leurs préoccupations.

Sur les pancartes, on relève, entre autres messages, que « les enseignants souffrent trop », demandent « la revalorisation des (…) salaires » et, pour avoir « trop attendu » estiment qu’il « est temps que le statut particulier de l’enseignant soit appliqué »…

Les syndicats considèrent en outre que, quinze ans après les Etats généraux de l’Education nationale, le statut particulier des enseignants connaît des retards d’application.

La prime de recherche est payée pour une catégorie de personnels seulement. Quant à la prime de salissure, les enseignants affirment n’y enregistre, pas même un début d’application.

La prime de technicité est certes payée mais est « minorée par rapport à d’autres corps, dont celui des magistrats ». Selon l’Organisation nationale des enseignants du Cameroun (ONEC), pendant que les magistrats perçoivent 50 mille francs CFA pour la prime de technicité, les enseignants se retrouvent avec 25 mille francs CFA.

Si pour l’instant les syndicats n’ont lancé aucun mot de grève, ils pensent que le gouvernement devrait « prendre particulièrement à cœur le problème de (…) ceux qui ont la lourde responsabilité de former le Camerounais de demain ».

Suite à la double baisse de salaires dans la fonction publique en 1993, certains enseignants qui gagnaient 300 mille francs CFA, disent gagner actuellement 125 mille francs CFA.

Ainsi, déplorent-ils, malgré la revalorisation des salaires des fonctionnaires, de 15 pour cent, en mars dernier, malgré l’augmentation à 20 pour cent de la prime de non logement, « on est encore loin » du niveau des « salaires appliqués il y a une quinzaine d’années ».

MBOG/ib/APA

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