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Plan de sauvetage : Foning souhaite une tontine pour les industriels
Elle estime qu’une chaîne de solidarité pourra sauver certaines petites et moyennes industries du Cameroun.
Le Messager/ Lundi 6 octobre
Vendredi 3 octobre 2008, lors de la réunion de la section industrie, mines et Btp de la Chambre de commerce, de l’industrie, des mines et de l’artisanat (Ccima), Françoise Foning n’y est pas allée du dos de la cuiller. La présidente de cette section (qui tenait sa première réunion depuis l’installation de ses membres en mai dernier) a exhorté les autres membres à réfléchir sur l’idée d’une tontine. « Je pars sur la base de ma culture Bamiléké pour vous demander de réfléchir ensemble pour ouvrir une tontine au sein de notre section », a-t-elle annoncé dans une salle où l’ambiance frisait l’amusement.
De manière concrète, Françoise Foning propose que tous les mois, chaque membre de la section mette sur la table un ou deux millions de francs Cfa et que cette somme profite à l’un d’eux. Objectif : soutenir financièrement les opérateurs du secteur industriel, lorsqu’ils sont en difficulté. « Cela pourrait aider et sauver certains industriels », souligne celle qui souhaite « zéro membre tombé pendant son mandat ». Le principal argument de Françoise Foning pour soutenir l’idée de tontine repose sur le fait qu’un industriel « peut être ruiné parce qu’il lui manque 10 millions de Fcfa pour fournir ses clients ».
Une commission constituée de cinq membres a été formée. Elle a pour rôle de mûrir le projet. Ce dernier devrait ensuite être présenté au président de la Chambre de commerce, Christophe Eken. Sans compter qu’il faudra définir les cadres statutaire et légal d’une telle initiative. En somme, si tout marche bien, les industriels camerounais auront leur fonds de solidarité dans quelques mois, et pourront ainsi sortir de certaines situations inconfortables.
Relever l’industrie camerounaise
Les situations inconfortables ne manquent pas dans ce secteur qui peine à s’affirmer. Vendredi dernier, les membres de la section industrie de la Ccima ont largement débattu sur le plan d’action proposé par le bureau pour accompagner l’industrie camerounaise. Il s’articule autour de quatre principaux axes. Il s’agit d’abord de densifier le tissu industriel du pays. Actuellement, il y a une faible diversification de l’activité économique. Cinq produits primaires occupent à eux seuls 80% des exportations camerounaises. L’objectif des industriels du pays est de transformer au moins 30% des matières premières. Ils veulent s’arrimer à la stratégie industrielle de l’Etat. Selon Martin Yankwa, directeur de l’industrie au ministère de l’Industrie, des mines et du développement technologique, l’Etat souhaite une croissance industrielle de 8% en 2015 (6% en 2012), contre 4,5% actuellement.
La section industrie de la Ccima veut également assurer la promotion industrielle et la coopération à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Avec notamment la participation des industriels à des fora nationaux et internationaux, tout en renforçant les contacts avec des organismes comme l’Organisation des nations unies pour développement industriel (Onudi), la Chambre consulaire des Etats membres de la Cemac, etc.
Comme 3e axe, la section entend procéder à une mise à niveau des industries camerounaises. La Ccima estime à 3 000 le nombre d’unités industrielles au Cameroun. Elle admet cependant que la performance n’est très souvent pas au rendez-vous. Le dernier axe concerne la sécurisation industrielle et la réglementation. Le plan d’action proposé par l’équipe de Françoise Foning a été adopté après quelques vives discussions. Il faudra attendre 2012, à la fin du mandat en cours, pour faire son évaluation.
Alain NOAH AWANA
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Foning, et les Banques Camerounaises et etrangères qui disposent assez d'argent dormantes dans leurs caisses au Cameroun. Dit on y'a pas de projets et la peur des risques. Que vont alors devenir les jeunes si on ne peut pas risquer de financer leurs projets alors bienvenue a la débrouilladise. Comme disent ces jeunes; nous voulons nous lancer, mais qui nous accompagne dans nos projets? Financement, formations et accompagnement! Personne. Mais si ce sont les Chinois et autres, les banques leur ouvrent les portes. Et nous, toujours pas de confiance. Le constat est clair qu'un plan Marshall pour l'Afrique ne profitera qu'aux etrangers. Et nous alors les motos taxi. Que voulez vous! Nous jeunes, le chemin semble etre très long. Et encore très long. Et le monde n'attend pas. Et le Kamerun?