Mercredi 19 Novembre 2008

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Médias : L'armée enquête à Magic Fm et à la Rts

Des éléments de la Semil et des gendarmes sont descendus dans ces radios hier après les émissions Zap presse et Température.

Le jour / lundi 6 octobre

Joint au téléphone hier à 16h30, Réné Bikok, invité de l'émission de la Rts "Zap presse" ce dimanche 05 octobre 2008 sous la casquette de spécialiste de la prévention et de la gestion des conflits en Afrique, dément son arrestation.

Quelques heures plutôt, la rumeur de son arrestation par les forces de l'ordre a circulé. "Je suis libre. Personne ne m'a arrêté, je suis chez moi à Yaoundé. Mais j'ai entendu que l'armée était à ma recherche après mon passage à Zap presse", nous confie-t-il.

Panique à Magic Fm ce dimanche aux environs de 13h. "Une dizaine d'éléments armés de la sécurité militaire (Sémil) a fait irruption au siège de Magic Fm. Je les ai reçus dans mon bureau. Ils pensaient que le Colonel Réné Bikok était invité ici à Magic Fm. Ils m'ont demandé pourquoi les gens vont dans les médias demander la démission du ministre délégué à la Présidence chargé de la Défense, Rémy Zé Meka, après l'attaque de Limbé", affirme Jules Elobo, chef de chaîne et présentateur de l'émission Température. Ces derniers sont repartis un quart d'heure plus tard. A la Radio Tiéméni Siantou, ce sont trois gendarmes, dont l'un armé, qui ont fait irruption. "L'un s'est présenté comme le chef de bataillon, Matcham", indique Paulin Mballa, présentateur de Zap presse qui rapporte les propos du régisseur d'antenne. Car au moment de la descente de ceux-ci à la Rts, Paulin Mballa n'y était plus. "Ils ont relevé les noms de tous les invités de l'émission, ont demandé sur quel sujet concernant l'armée les panélistes ont débattu et ont enfin demandé une copie de l'émission. Mais le régisseur qui était seul à la radio à ce moment a refusé de leur donner une copie", affirme Paulin Mballa.

Au cours de l'émission Zap presse, l'attaque de Limbé était au menu des débats. Le colonel à la retraite, Réné Bikok a indiqué que le renseignement était l'affaire de tous les citoyens camerounais et non uniquement celle des forces de l'ordre et qu'il ne comprenait pas pourquoi les gens s'en prenaient tant aux forces de l'ordre. Le colonel à la retraite a par ailleurs déploré le déficit des effectifs des forces de l'ordre. Simon Meyanga, journaliste à l'Action a quant à lui déploré qu'il y ait eu un laxisme dans cette affaire et a indiqué que s'il y a des responsables, il faut qu'ils soient punis. Junior Binyam, journaliste à Mutations, Mathias Eric Owona Nguini, enseignant à l'Université de Yaoundé II, faisaient également partie du panel.

Beaugas-Orain Djoyum

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