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Actualité

L’affaire : Prisonnières de leur pauvreté

Elles n'ont pas pu payer leur frais de maternité à l'hôpital central de Yaoundé

Le Jour / vendredi 10 octobre

Darelle Mentsong : Trois mois de vie dans une maternité
Après avoir été répudiée pour infertilité, elle fait une grossesse extra-utérine.

Sa coiffure, un chignon surmonté d'une postiche, ajoute à la joliesse de son visage. Rencontrée en ville lundi dernier, ses yeux pétillent du plaisir qu'elle a à respirer un air nouveau. C'est que, pendant près de trois mois, Darelle Mentsong, 21 ans, est resté " prisonnière " à la maternité B de l'hôpital central de Yaoundé, en raison de son insolvabilité.

Le 13 juillet 2008, Darelle Mentsong qui souffre de douleurs pelviennes est amené d'urgence d'un centre de santé au service gynéco-obstétrique de cet établissement hospitalier. Opérée pour grossesse extra-utérine, sa facture s'élève à 170 250Fcfa, répartie comme suit : 20 000Fcfa de frais pour une semaine d'hospitalisation, 85 250Fcfa pour l'intervention chirurgicale et 65 000Fcfa pour le kit, le paquet minimum de médicaments et de soins mis à la disposition de chaque femme admise à la maternité. Sa mère, veuve, quitte son village Ntolo I vers Messamena pour voler au secours de sa fille à Yaoundé. Avec son frère, le tuteur de Darelle Mentsong, ils peuvent juste verser une avance de 65 000Fcfa. Après une semaine, le temps normal qu'une patiente opérée reste en observation, la patiente est priée de libérer le lit qu'elle occupe. Son quotidien s'assombrit alors : " Quand il y a avait un lit de libre, je m'y couchais pour la nuit. Sinon, je dormais assise sur un tabouret, dans le couloir ", raconte-t-elle. Et dans la journée, elle squatte les couloirs de la maternité. Pour se nourrir, " les gardes-malades des autres patientes me donnaient souvent à manger", poursuit-elle.

L'histoire de Darelle Mentsong est longue et remplie de paradoxes. Après avoir obtenu en 2002 un certificat d'études primaire dans son village, elle rejoint son oncle à Odza à Yaoundé, et apprend à coiffer. Puis, elle vit en concubinage. Son amant est pressé d'avoir des enfants et elle, elle ne tombe pas enceinte assez vite à son goût. Il la met alors à la porte de chez lui. Une semaine plus tard, Darelle Mentsong qui ignorait son état est conduite à l'hôpital. Aujourd'hui, la jeune fille veut se donner un meilleur départ pour la vie. "Je voudrais lancer un commerce. Seulement, je n'ai pas encore les moyens financiers pour cela", dit-elle.

Stéphanie Dongmo

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Réaction de Thomas de Yaoundé
Le 2008-10-14 16:55:00

Mais voyons! Soyons en peu sérieux dans ce que nous faisons. Mais est de DP de journal? N'y a-t-il pas de rélecture des articles? C'est dommage pour une article qui sera lu à travers le monde entier!


Réaction de fonkou michel
Le 2008-10-12 15:33:10

Mlle/Mme Stéphanie Dongmo où est-ce que vous avez appris à écrire et en quelle langue? Menez-vous une guerre contre la grammaire francaise,qui est bien votre langue de communication? Qui est resté (e) et amené (e)? L'appétit de l'histoire vous a -t-il aveugléé? Le respect de la grammaire invite le lecteur à table pour une lecture exquise,mais ce n'est rien dans le cas de cet article. La saveur s'est évaporée sans attendre! Vol d'un appétit




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